Échos des entreprises

Sécurité Sociale, Rennes 35 :  Ce qui nous use

Echo d'entreprise
07/03/2022

Un récent rapport de la Dares, organisme dépendant du ministère du Travail, montre que « les télétravailleurs éprouvent plus souvent de nouvelles douleurs que l’ensemble des salariés. Leurs douleurs sont à la fois plus fréquentes et plus fortes ».

Au tableau figurent lombalgies, tendinopathies, troubles du sommeil, symptômes dépressifs ...

Le télétravail aggraverait donc la situation.

Mais on n’avait pas besoin de ce rapport pour savoir que ça irait mieux, de toute façon, si on travaillait moins longtemps, à un rythme moins intense.

Interdigital, Cesson-Sévigné 35 :  Révélateur

Echo d'entreprise
07/03/2022

Lors d’une grand-messe, le PDG d’Interdigital a mentionné le recrutement de nouveaux employés comme un défi majeur pour le département Recherche.

Il y a quelques mois, il a licencié près de la moitié des travailleurs de la Recherche à Rennes.

Voilà qui est révélateur de sa façon de concevoir ce que nous sommes : des variables d’ajustement qu’il peut exploiter ou jeter selon ses besoins.

Stellantis La Janais, Rennes 35 :  Le profit rend inhumain

Echo d'entreprise
07/03/2022

Un collègue s’est effondré et les secours sont arrivés pour essayer de le réanimer.

Cela a duré une heure trente, temps pendant lequel le travail a continué.

Après son décès, le patron a relancé la production.

La mort d’un ouvrier pèse bien peu par rapport à la production.

Cooperl, Lamballe 22 :  Ça roule pour eux

Echo d'entreprise
07/03/2022

Après 18 mois de travaux, 7km de voies ferrées ont été refaites entre Vitré et Gérard pour alimenter en fret l’usine de la Cooperl située à Montreuil-sous-Pérouse 'Ile et Vilaine).

Un million d’euros d’aménagement pour une utilisation prévue pérenne jusqu’en 2026, ça fait cher du km.

Tout cela financé largement par de l’argent public (État, région…) pour le bien être d’une entreprise privée de l’agroalimentaire.

CHU Pontchaillou, Rennes 35 :  On a besoin de tout le monde

Echo d'entreprise
07/03/2022

Des hospitaliers, privés de leur salaire faute de vaccination contre le Covid-19, ont contesté cette décision devant la justice.

Le tribunal a donné raison uniquement à ceux qui étaient en congé maternité ou en arrêt longue maladie.

Pour nous, c’est tout le monde qu’il faut garder !

Naval Group, Lorient, 56 :  Figuration

Echo d'entreprise
07/03/2022

Le PDG a décidé de faire la tournée des popotes.

Alors avec quelques directeurs, ils visitent les sites du 3 février au 4 mars.

Pas mal le métier de PDG. On fait du tourisme industriel, on va dans chaque chantier, on fait un petit tour, et après on se pose de nouveau sur son siège.

Dur dur le métier de PDG.

SNCF, Bretagne :  Chasse au migrant

Echo d'entreprise
07/03/2022

En gare de Morlaix, Landerneau et Brest, la direction de la SNCF participe à la chasse au migrant.

Dans un mail adressé au personnel, ayant pour titre « Présence de migrants vers Morlaix », la direction encourage les cheminots de Brest, Morlaix et Landerneau « si vous voyiez des groupes de migrants monter dans nos trains en direction de Morlaix » à en faire un signalement à la police nationale.

Abject !

Hutchinson, Saint-Brieuc 22 :  Ce n’est pas fini

Echo d'entreprise
07/03/2022

Toutes les usines du groupe ont été touchées par les débrayages, et partout les travailleurs ont été nombreux à répondre présent.

Et ça, c’est une bonne chose. Car même pour obtenir ce petit plus, il a fallu que partout, les plus déterminés d’entre nous montrent qu’ils étaient prêts à agir.

Alors, il n’est pas trop tard pour discuter le plus largement possible de la suite à donner car ce n’est que par la lutte collective de tous les travailleurs d’Hutchinson qu’il sera possible de faire reculer réellement les patrons.

Barre Thomas, Rennes 35 :  Précarité : toujours plus

Echo d'entreprise
07/03/2022

La durée de contrat des collègues intérimaires passe d’un mois voire plus, à une ou deux semaines !

De pire en pire…

 

Michelin :  Les travailleurs n’ont pas à faire les frais de la guerre en Ukraine

Echo d'entreprise
06/03/2022

Michelin a annoncé le jeudi 3 mars, lors d’une séance exceptionnelle du Comité social et économique, la fermeture de tous les sites de production en Europe pendant 4 jours. Le prétexte est la fermeture de l’approvisionnement en noir de carbone depuis la Russie et l’Ukraine, en attendant l’ouverture de voies d’approvisionnement dites alternatives. Le groupe paie là sa politique du zéro stock.
À La Chapelle-Saint-Luc, le site ferme le vendredi 4 mars, puis du mercredi 9 au vendredi 11 mars. À Cholet, l’usine ferme les jours autour du week-end, du 4 au 8 mars et du 11 au 14 mars…
La direction impose aux salariés de prendre des jours de repos ou congés ces jours-là. Il est inadmissible que les travailleurs paient ainsi la guerre en Ukraine pour les intérêts et profits des oligarques et capitalistes russes mais aussi ceux des groupes occidentaux et des calculs des politiciens occidentaux et de l’Otan.
Ces journées perdues viennent renforcer le refus de la direction d’augmenter les salaires au-delà de 2 %, malgré des prix qui ne cessent d’augmenter et la perspective d’une inflation galopante.
Tout cela, alors que Michelin fait des bénéfices records et ne remet pas en cause la promesse faite aux actionnaires de doubler leurs dividendes.
Mais entre servir les actionnaires en prenant sur les profits et protéger les salariés, la direction de Michelin a vite fait son choix.