Échos des entreprises

Orange, Cesson-Sévigné :  Femme ou homme, ça changera… rien

Echo d'entreprise
01/02/2022

Il y a une grande probabilité que ce soit une femme qui succède à Stéphane Richard, rattrapé par ses affaires. Certains s’en réjouissent au nom de « l’égalité entre hommes et femmes ».

Mais ce n’est pas parce que des femmes accèdent - rarement- à la direction de grandes entreprises, qu’elles représentent un espoir pour l’émancipation des femmes.

En effet, comme leurs homologues masculins, elles se mettent au service des actionnaires et de la loi du profit, c’est à dire de l’exploitation, dont les femmes sont au premier rang des victimes.

Usine Continental de la Barre-Thomas, Rennes :  Le sauna

Echo d'entreprise
01/02/2022

En début de semaine dernière les températures clémentes additionnées au chauffage, aux machines à 170 degrés, aux émanations de fumées nous ont donné des sensations d’étouffement.

D’habitude, le sauna c’est fait pour se reposer et pas dans des vapeurs polluées…

Hutchinson, Saint-Brieuc :  Nostalgie ?

Echo d'entreprise
01/02/2022

La presse a abondamment relaté la grève du Joint Français qui, il y a 50 ans, avait pendant deux mois, mis à mal la dictature patronale dans l’usine. Dans la foulée de mai 68, de nombreux conflits avaient alors éclaté dans le pays.
Et au Joint, comme ailleurs, les travailleurs avaient, en grande partie, marqué des points. Le « malaise social » comme dit la presse, n’est plus le même aujourd’hui ; la crise est installée, et les patrons, partout, sont à l’offensive. Et c’est toujours la même rapacité qui les guide, d’autant qu’avec la crise le rapport de force s’est inversé.
Alors, s’il y a une leçon à tirer de ce conflit « historique » c’est que, quelle que soit l’époque, quelle que soit la situation sociale, c’est uniquement par les grèves et les manifestations que les travailleurs feront rendre gorge aux patrons.

 

Stellantis, la Janais, Rennes :  On a la solution

Echo d'entreprise
01/02/2022

La direction a annoncé qu’elle remettrait la deuxième équipe le 14 février.

Mais pour ça, il faut qu’elle trouve suffisamment d’intérimaires qui veulent bien se faire exploiter quelques semaines pour des petits salaires.

Elle n’a qu’à embaucher en CDI et augmenter les salaires : sûr qu’il y aurait plus de candidats.

Michelin - Saint-Doulchard (Cher) :  Débrayages pour les salaires

Echo d'entreprise
01/02/2022

Depuis 2 semaines, les débrayages se succèdent dans toutes les équipes pour exiger une augmentation de 2000 euros nets mensuels. Plusieurs dizaines de travailleurs se réunissent tous les jours pour discuter et votent les débrayages journaliers.

Mercredi 19, à l’occasion des discussions annuelles sur les salaires, une centaine de travailleurs sur les 3 équipes ont débrayé.

Face aux dernières propositions de la direction : 2% d’augmentation générale, soit 25 euros nets par mois, les réflexions ont fusé : « ce qu’ils veulent nous donner, c’est même pas le prix d’un café par jour dans un bistrot », « 2 % d’augmentation, c’est de la provocation, alors que Michelin va annoncer des bénéfices au moins au niveau de 2019 qui était déjà une année exceptionnelle ».

Jeudi 20, les débrayages ont continué et le vendredi, au changement d’équipes, à midi, 80 travailleurs se sont regroupés pour manifester devant les portes de l’usine.

Vendredi 28 janvier, devait avoir lieu l’inauguration d’un nouveau secteur, refait à neuf avec les aides de l’État, en présence des autorités locales, ce que la direction a finalement annulé en invoquant le covid.

Les travailleurs qui avaient décidé de manifester à nouveau ce jour-là devant l’usine, pour exprimer leur colère face aux propositions ridiculement basses de la direction, ne sont pas revenus pour autant sur leur décision. Ils se sont rassemblés à plus de 50 devant la porte de l’usine, avec le soutien de militants syndicaux de la SNCF et de Rians, une entreprise de l’agro-alimentaire.

Plusieurs travailleurs en ont profité pour rappeler devant les journalistes présents que les salaires chez Michelin à l’embauche étaient de 1300 euros nets en 3x8 et qu’avec cela on ne pouvait pas vivre.

C’est pourquoi débrayages et rassemblement restent prévus cette semaine.

PSA-Peugeot-Citroën Sochaux :  PSA : Les seuls vrais assistés !

Echo d'entreprise
27/01/2022

Une fois 20 hectares au nord de l’usine et cette fois c’est 42 hectares que PMA (Pays Montbéliard Agglomération, assemblée d’élus de 72 communes) va acheter à Peugeot, soit 38 millions dans les poches de PSA.

Ces surfaces réaménagées vont être louées aux fournisseurs qui ne sont pas de petites PME. Les millions de PMA, déboursés serviront à réhabiliter des dizaines d’hectares.

La famille Peugeot peut être tranquille quant à sa fortune : une majorité de politiciens de la région sont prêts à vider la caisse publique pour elle.

Société de Distribution de Chaleur de Chambéry :  La bonne chaleur de la grève

Echo d'entreprise
25/01/2022

Mardi 25 janvier, les travailleurs de la SCDC, filiale d'Engie, se sont mis en grève pour exiger 10 % d'augmentation de salaire dans le cadre d'une journée nationale d'action du secteur de l'énergie. 100 % des techniciens, qui assurent la production et la maintenance sur des dizaines de sites étaient en grève. Et l'idée qu'il va falloir remettre ça, et ce dès jeudi, fait son chemin.

Un feu de palettes et un mouvement qui est à alimenter.

Michelin (Clermont-Ferrand) :  Débrayages pour les salaires à l’usine des Gravanches

Echo d'entreprise
24/01/2022

Rassemblement devant les Gravanches le 20 décembre 2021

Cette année, les réunions salariales ont abouti à l’annonce d’une Augmentation Générale (AG) de 2% pour les ouvriers… même pas au niveau de l’inflation officielle de 2,3% en 2021. Cela représente 30€ nets pour un salaire de 1500€, a peine de quoi compenser la hausse du gasoil en un an ; donc rien pour payer la hausse des prix de l’électricité, du gaz, des fruits et légumes, des pâtes…

Pour les autres catégories c’est 0% d’AG. Elles devraient se contenter d’augmentations individuelles, par définition incertaines, de 1,9 % « en moyenne »,.

Entre temps, les analystes boursiers anticipent les annonces des résultats de Michelin pour 2021 avec une prévision de 1,9 milliards d’euros de bénéfice net. Elle dépasse le résultat record de 2019, avec un chiffre d’affaires inférieur en raison de suites de la crise sanitaire. Cela représente plus de 15 000 euros par travailleur de cette multinationale.

A l’usine des Gravanches, vendredi 21 janvier, dans l’équipe du matin, une partie des ouvriers en fabrication ont décidé d’arrêter les machines. Après s’être réunis au réfectoire, ils ont décidé de faire le tour de l’usine, entraînant plusieurs autres travailleurs avec eux. Une partie a attendu l’arrivée de l’équipe suivante devant le tourniquet. Informés par téléphone , ou à leur arrivée à l’usine, une partie des équipes du soir et de nuit ont fait grève.

Après le Ras-le-bol déjà exprimé par les arrêts de travail des 19 et 20 décembre, ce mouvement est un bon présage pour l’avenir

PSA Sochaux-Bulletin Peugeot Ferrage :  Notre santé avant le travail !

Echo d'entreprise
21/01/2022

Depuis la rentrée, chez Peugeot comme partout ailleurs, les cas contacts explosent ainsi que les tests positifs au Covid.

L’absentéisme progresse dans les ateliers, malgré les pressions du patron.

Pour mettre les agents de production en télétravail, nous souhaitons bien du plaisir à la direction.

PSA Metz-Borny et Trémery :  Mal Onet

Echo d'entreprise
18/01/2022

PSA vient de renouveler le contrat pour la sous-trai- tance du nettoyage avec Onet en exigeant une baisse de presque 20% de la facture.

La direction d’Onet a décidé de supprimer 4 postes d’agents de nettoyage sur le pôle Metz-Trémery.

Faire des économies sur le nettoyage en pleine pan- démie, c’est multiplier la circulation du virus. Ils sont irresponsables et atteints par le virus du profit.