Grève contre les licenciements à Valéo

Brève
08/12/2006

Reims - Les travailleurs de Valéo Reims sont en grève depuis mardi 11 avril lors du changement d'équipe le soir. Cette grève est l'expression de la colère des salariés suite à l'annonce, ces dernières semaines, de 294 suppressions d'emploi. Ces suppressions concerneraient principalement la production et un certain nombre seront des « licenciements secs ».

Le mouvement est bien suivi avec 85 % de grévistes, il montre surtout à la direction qu'elle devra compter avec la détermination des travailleurs à défendre leur emploi ou à exiger de meilleures conditions de départ.

La cristallerie de Baccarat en grève

Brève
08/12/2006

Baccarat (Meurthe-et-Moselle) - Depuis plus d'une semaine, les travailleurs de la cristallerie de Baccarat sont en grève pour obtenir 150 euros nets mensuels pour tous, l'embauche des intérimaires et le rapatriement de la sous-traitance.

Le directeur général venu lundi de Paris s'est fait vigoureusement interpeller par des travailleurs décidés qui l'ont hué lorsqu'il a proposé une prime ponctuelle au lieu de l'augmentation réclamée.

A l'heure où nous écrivons, la grève continue.

Menaces sur les brasseries de Champigneulles

Brève
08/12/2006

Nancy - Les Brasseries de Champigneulles sont menacées au pire de fermeture, au "mieux" de plusieurs dizaines de suppressions d'emplois. Tout cela parce que leur propriétaire, Kronenbourg, a décidé que le site de Champigneulles ne l'intéressait plus et souhaite le revendre à un brasseur indépendant.

Fondées en 1897, les Brasseries de Champigneulles ont fait partie un temps du groupe Danone, avant de passer en 1987 sous le contrôle de Kronenbourg, propriété aujourd'hui du groupe écossais Scottish and Newcastle. Un groupe bénéficiaire, tout comme Kronenbourg. Mais c'est pour que les profits coulent à flots qu'ils ferment des sites. Les travailleurs de Champigneulles qui ont contribué à la fortune de tous ces groupes n'ont aucune raison d'accepter d'être victimes de leur course effrénée au profit.

Quand la cocotte minute va-t-elle exploser ?

Brève
08/12/2006

Vosges - SEB, qui a augmenté son chiffre d'affaires de près de 8 % l'an dernier, a fait plus de 125 millions d'euros de résultat net en 2004, et a annoncé la fermeture de 3 usines dont celle située au Syndicat dans les Vosges qui emploie 440 personnes.

Les journalistes glosent sur la concurrence étrangère qui obligerait SEB à produire en Asie. Mais la seule chose qui guide SEB, c'est l'envie de satisfaire ses actionnaires en accroissant ses bénéfices, la concurrence étrangère est un bon prétexte, usé jusqu'à la corde. SEB marche bien et est rentable. D'ailleurs, en décembre dernier, la Foncière Financière de Participation (FFP), actionnaire pour 5 % de SEB et propriété de la famille Peugeot, a décidé d'accroître sa part dans le capital de SEB.

Le PDG Thierry de la Tour d'Artaise a affirmé que personne ne se retrouverait sur le carreau suite aux fermetures d'usine ce qui a provoqué la colère des travailleurs du Syndicat. Il faudra imposer aux 226 familles bourgeoises actionnaires de SEB, aux Peugeot, de taper dans les profits accumulés pour éviter que, avec les emplois, les salaires des travailleurs ne soient passés à la moulinette.