Schiltigheim

Les travailleurs de Heineken n’ont pas à payer pour que patron et actionnaires nagent dans les profits !

Brève
15/11/2022

L’annonce de la fermeture de la Brasserie Heineken de Schiltigheim d’ici trois ans est un sale coup pour les 220 travailleurs en CDI,  avec en plus les salariés des sous-traitants qui emploient presque autant de travailleurs intérimaires sur le site.

Heineken est une des plus grosses brasseries en Europe. En 2021, elle a fait 3,2 milliards de bénéfices, c’est dire si l’exploitation des salariés y est féroce. C’est le cas par exemple pour des dizaines de travailleurs intérimaires qui roulent des fûts de bière et se cassent le dos à longueur de journée et qui n’ont droit qu’à un local pourri pour s’abriter pendant leurs poses ou pour prendre leurs repas.

La direction de l’entreprise, qui laisse l’usine se dégrader depuis des années, prétexte que le site ne lui permet pas de s’agrandir, qu’elle préfère donc fermer le site pour transférer  la production dans ses usines de Marseille ou Mons-en-Barœul dans le Nord.

Tout cela était bien connu des cadres responsables qui ont tous démissionné ces trois dernières années. La municipalité de Schiltigheim se dit « sous le choc ».

Dès ce mardi, une quarantaine de travailleurs se sont mis en grève pour 24 h en guise de réponse immédiate. Des négociations sont prévues dans quelques semaines. Ils restent mobilisés autant pour la trentaine proche de la retraire, que pour les plus jeunes qui accepteront ou non d’être mutés à Mons-en-Barœul.  En attendant un salutaire coup de colère ?

Grève pour les salaires à DSM Village-Neuf (Haut-Rhin)

Il faut de vraies augmentations de salaires !

Brève
10/11/2022

imposons des augmentations de salaires!

Cela fait une semaine que les travailleurs de DSM sont en grève pour exiger une augmentation de salaire de 100€. Les 2,8% d’augmentation obtenus en avril sont largement dépassés par l’inflation. La direction ne propose qu’une prime au lieu d’une augmentation de salaire. Et à cela se rajoute la dégradation des conditions de travail et le manque d’effectifs.

Les travailleurs ont de quoi être en colère et ils l’ont montré encore mercredi en organisant un barrage filtrant devant l’entrée de l’entreprise.

DSM est une filiale d’une multinationale spécialisée dans les nutriments et les produits pharmaceutiques qui faisait un chiffre d’affaires de 8 milliards d’euros en 2020. Elle a largement de quoi augmenter les salaires !

Strasbourg

Enfumage sur l’amiante à l’usine d’incinération

Brève
02/11/2022

Le journal Rue89 révèle qu’il aura fallu qu’en septembre dernier une pièce de près d’une tonne tombe au sein d’un des fours de l’usine d’incinération pour que les salariés apprennent qu’il restait de l’amiante dans ce four. La direction du groupe Séché, propriétaire de l’usine, se justifie en disant que ce four est à l’arrêt et qu’il a été encoffré, mais le sarcophage est soumis à la corrosion…

La direction savait qu’il y avait de l’amiante mais aurait préféré que ça ne se sache pas. Pas très transparent tout ça.

Lycée Oberlin de Strasbourg

Non à la casse des lycées pro !

Brève
19/10/2022

Le gouvernement a annoncé pendant l'été une réforme des lycées professionnels dont l'objectif est patent : il s'agit de diminuer les coûts de fonctionnement de l'enseignement professionnel en diminuant la partie de la formation qui se passe au lycée et en augmentant celle qui se déroule en entreprise. Cela entraînera nécessairement des suppressions de postes en diminuant les enseignements dont pourront bénéficier les élèves, et ce seront de plus en plus les entreprises qui dicteront leurs exigences quant à l'enseignement dispensé.

Pour exprimer leur révolte face à cette soi-disant réforme et comme dans beaucoup d'autres lycées professionnels, au lycée Oberlin de Strasbourg, la grève du 18 octobre a été un succès. En prévision de la manifestation prévue en début d'après midi, les collègues se sont retrouvés tôt le matin pour peindre des banderoles, discuter des slogans à y mettre et des suites à donner à leur mouvement.L'un de ces slogans exprime bien ce que tout le monde ressent : "Nous formons des citoyens, et pas de la chair à patron !"

Lors de la manifestation devant le rectorat, les collègues sont venus nombreux et avec ceux des autres lycées professionnels, ils se sont promis qu'il ne s'agissait que d'une première étape pour défendre leur travail et les conditions d'enseignement.

Weleda Huningue

Non aux licenciements !

Brève
17/10/2022

Grévistes chez Weleda

Les travailleuses et travailleurs de Weleda à Huningue, côté français près de Bâle, étaient en grève vendredi 14 octobre pour exiger que le groupe mette la main à la poche pour les congés de reclassement et les indemnités de licenciement. Ils avaient déjà fait grève le 7 juillet, peu après l’annonce du groupe d'arrêter la production de médicaments homéopathiques à Huningue en mars 2023, et à nouveau le 20 septembre. Ce sont 127 emplois sur les 280 du site qui sont ainsi directement menacés.

Pour justifier cela, Weleda invoque le déremboursement de l'homéopathie en France. Mais cela n'est pas nouveau et surtout, Weleda produit également des cosmétiques qui représentent deux tiers de son chiffre d'affaires, ce qui lui assure de confortables bénéfices. Alors, ce n'est certainement pas aux travailleuses et travailleurs de Weleda d'en faire les frais. Et ils ont bien raison de se mobiliser, car c'est la seule façon de se faire respecter et de se défendre.