Strasbourg

Débrayage à la Fnac

Brève
27/03/2022

Samedi 26 mars à 16h, à l’appel de la CFDT vingt-cinq travailleurs de la Fnac se sont rassemblés devant la Maison Rouge place Kléber, soit plus de la moitié de l’effectif du magasin,  pour dénoncer les mauvaises conditions de travail et les bas salaires. Dix magasins Fnac du Grand-Est et trente au total en France étaient mobilisés ce samedi.

Alors que les prix montent et amputent les salaires, la Fnac ne propose à ses salariés qu’une augmentation de 10,51 euros net  par mois. Mais le groupe Fnac Darty a franchi en 2021 la barre des 8 milliards d'euros de chiffre d'affaires, en hausse de 7,4%, et réalisé un bénéfice net en très forte progression à 160 millions d'euros.

Le groupe a donc largement de quoi augmenter les salaires et améliorer les conditions de travail.

Marche pour la Santé à Strasbourg

L'argent public pour la Santé publique!

Brève
19/03/2022

appel à se mobiliser pour la Santé publique

Depuis le 10 décembre 2021, des médecins des hôpitaux de Strasbourg appellent, chaque semaine, à une minute de silence pour dénoncer « la mort programmée de l’hôpital public ». Ils ont été suivis par des hôpitaux dans tout le pays.

Constatant que les minutes de silence se suffisent pas, les organisateurs du mouvement ont appelé à manifester aujourd’hui. Au moins 500 personnes, soignants et usagers de l’hôpital, ont dénoncé des urgences avec des temps d’attente de plus de 24h, des ambulances servant de « salle d’attente » ; des adolescents suicidaires et des anorexiques avec sondes gastriques sur liste d’attente du service psychiatrique, 50% des opérations cardiaques supprimées, diminuant les chances de survie de nombre de malades.

Des pancartes réclamaient que« la santé passe avant les profits ». Pour que cela ne reste pas un voeu pieux, il faudra effectivement des mobilisations puissantes face à des gouvernements qui sont prêts à sacrifier la santé publique pour les bénéfices des banquiers, des laboratoires pharmaceutiques et des grands capitalistes.

Strasbourg

L’extrême-droite dans ses œuvres

Brève
27/02/2022

La maison des syndicats de Strasbourg

Vendredi dernier, le Collectif antifasciste 67 organisait à la maison des syndicats de Strasbourg une conférence portant sur "le danger fasciste en France et comment y faire face".

Peu après 22h une quinzaine de nervis d’extrême droite ont tenté de pénétrer dans le local en frappant les militants du collectif qui assuraient la sécurité et en leur lançant des projectiles.

L’attaque a duré une dizaine de minutes mais les militants ont su repousser les assaillants. Ils s’étaient organisés et ont eu bien raison de le faire.

 

Obernai

Grève chez Kronenbourg pour les salaires

Brève
29/01/2022

La grève lancée le 24 janvier chez Kronenbourg continue sur le site d'Obernai.

Les travailleurs réclament notamment des augmentations de salaires.

Selon les jours, 50 à 80% des travailleurs de la production sont en grève explique la CGT. C'était prévisible, depuis des années, Kronenbourg supprime des postes, ne remplace pas des départs à la retraite.

Les augmentations sont minimales. Il y a environ 10% de travailleurs intérimaires.

Les grévistes demandent donc une augmentation générale de 5%, une prime de 1.000 euros et des créations de postes, ainsi que la transformation des contrats précaires en contrats à durée indéterminée. Aucun mouvement n'avait été autant suivi depuis la grève de 2007.

Toute la semaine, une centaine de salariés ont été présents chaque jour pour manifester à l'entrée du site, toute la journée, malgré un froid parfois glacial.

Deux lignes de conditionnement sur dix fonctionnent. La fabrication de la bière a pu continuer, mais au ralenti.

La grève continue et les travailleurs sont déterminés à faire reculer la direction.

Caddie

Les vautours font leurs affaires sur le dos des travailleurs

Brève
06/01/2022

L'entreprise Caddie basée à Dettwiller dans le Bas-Rhin, qui fabrique des chariots de supermarché, est une nouvelle fois en cessation de paiement. En dix ans, de restructurations en redressements judiciaires, les effectifs de l’entreprise sont passés de près de sept cents à cent quarante travailleurs. Ces derniers n’ont pas touché leur paie de décembre et sont menacés de perdre leur emploi.

L’entreprise familiale, fondée en1928, avait fait la fortune de son patron Raymond Joseph et de son héritière Alice Joseph. En 2012, dans un contexte de baisse du chiffre d’affaires, c’est la holding Altia qui avait racheté le groupe. En 2014, face aux difficultés que disaient rencontrer les patrons d’Altia, la banque publique d’investissement Bpifrance, actionnaire d’Altia à hauteur de 20 %, avait injecté 5 millions d’euros d’argent public dans la holding avant de porter plainte contre les patrons d’Altia soupçonnés de malversations et d’avoir en fait vidé une partie des caisses de Caddie. À l’automne 2014 c’est le PDG d’avant la reprise par Altia en 2012, Dedieu, qui reprenait les rênes de l’entreprise et fondait les Ateliers Réunis Caddie. En 2016 l’entreprise voyait ses affaires aller mieux avec des commandes venant des pays du Golfe, son chiffre d’affaires était de 26 millions d’euros. Flairant de bonnes opportunités, la société polonaise de fabrication de chariots de magasin Damix entrait au capital de Caddie à hauteur de 70 %, le PDG gardant 20% des parts via sa holding Skade Management.

Aujourd’hui le PDG argue de difficultés liées à la pandémie et à l’augmentation des prix des matières premières pour justifier une situation financière dont les travailleurs devraient nécessairement faire les frais. Mais la réalité c’est que depuis des années bien des patrons et parasites en tout genre se sont enrichis de bien des manières sur le dos des travailleurs de Caddie. Et c’est sur ces fortunes accumulées qu’il faudrait prendre pour maintenir les emplois.