Gironde :  Le geste barrière des patrons de Bricodeal : s'en laver les mains

Echo d'entreprise
09/04/2020

Bien planqués à l’abri du virus, les dirigeants du groupe Qérys, ex Bricodeal, dont le siège est au Haillan, voudraient faire endosser par leurs salariés les conséquences de continuer à vendre de la quincaillerie et de l’outillage dans leurs établissements de la région.

Ils leur font remplir une attestation individuelle, datée, signée certifiant que l’intéressé n’est pas atteint par le coronavirus ou qu’il doit le signaler dès qu’il en ressentira les symptômes. Le salarié doit aussi reconnaître que « de fausses déclarations l’exposent à des poursuites judiciaires et le cas échéant pénales ». Autrement dit, tout sera de sa faute.

Bien entendu c’est du bluff, faire signer une décharge de responsabilité à ses salariés est une pratique illégale sans aucune valeur juridique. Mais sans attendre de tomber malade pour un éventuel procès, c’est la réaction collective des travailleurs contre ces dirigeants qui peut réellement les protéger du virus.

Clinique Bordeaux-Nord :  Les patrons ne perdent pas le nord... et exposent dangereusement les soignants

Echo d'entreprise
03/04/2020

Les cliniques privées prennent leur part de prise en charge du Covid-19. Et c’est parfaitement normal. Des personnels soignants aux agents de service, les salariés prennent des risques pour cela.

Du côté des patrons, avant même de s’engager dans cette participation, ils avaient obtenu que l’État les garantisse contre la perte de revenus éventuelle due au ralentissement de leurs autres activités en leur assurant une allocation de l'assurance malade identique à celle que leur permettrait une activité normale.

On voit que, quoi qu’il arrive, les patrons assurent leurs arrières contre toute perte éventuelle.

Pour les soignants, il en va autrement. Maintenant que des malades de Mulhouse dans un état grave sont pris en charge dans la clinique Bordeaux-nord, le personnel est particulièrement exposé. Pourtant, la direction continue à opposer un refus à celles et ceux qui expriment la demande d’être testé ou testée au virus, s’ils ou elles ne présentent pas de symptômes.

Au début, on nous disait de voix officielle que ce n’était pas justifié. Mais on sait maintenant qu’on peut être porteur et transmettre le virus sans présenter de symptômes, et que c’était juste une manière de cacher le manque de tests.

Pour le reste, c’est à l’avenant. À mesure que les stocks de gants, de blouses et d’autres équipements de protection s’amenuisent, on a remarqué que les consignes de sécurité que tiennent les responsables de l’entretien aux agents de service rétrécissent également. Il paraît maintenant que les équipements complets ne sont plus nécessaires, que rien ne vaut un bon lavage de mains régulier ! Le gouvernement nous a fait le même cinéma en nous mentant sur comment se passer de l’indispensable.

Alors on ne leur fait plus confiance, ni aux uns, ni aux autres. Le personnel ne veut pas ramener le corona à la maison. Et il lui faut les protections nécessaires !

Ariane Group - Le Haillan :  La direction fait main basse sur les congés

Echo d'entreprise
31/03/2020

Dès leurs parutions au journal officiel la direction d’ArianeGroup s’est précipitée sur les ordonnances Macron pour nous les imposer ! 

A tous les salariés de l’usine, sauf ceux qui seront rappelé pour venir travailler, il sera imposé 10 jours de CET (compte épargne temps) ou de RTT entre le 2 et le 15 avril alors que nous étions déjà en chômage partiel depuis le 18 mars c’est-à-dire avec un salaire net réduit de 16%.

La direction aurait pu prendre l’initiative de confiner tout le monde à la maison sans perte de salaire, elle en a largement les moyens. Mais pour elle il n’en est pas question car elle considère que les efforts ne doivent s’imposer qu’aux travailleurs, pas aux actionnaires !

La direction a fait un choix, celui de profiter de la situation en faisant payer doublement les travailleurs, avec un salaire amputé et des congés en moins !

Elle a raison de dire qu’on est en guerre, mais on est pas dans le même camp !

Safran Helicopter Engines – Bordes (64)  :  Mensonges et mépris de la direction

Echo d'entreprise
31/03/2020

« On est déjà tous contaminé alors ça sert à rien de se protéger ». Voilà ce que certains membres de la direction rétorquent aux interrogations des travailleurs sur la nécessité de travailler en période de confinement. Et au mépris de la santé des travailleurs s’est ajouté le mensonge lorsque la direction avance que l’entreprise qui fabrique des moteurs d’hélicoptères pour l’armée doit absolument fonctionner car c’est nécessaire aux besoins sanitaires du moment. C’est se moquer du monde quand on sait qu’il faut des semaines pour monter ces moteurs.

Au mépris des exigences médicales, la direction a fait venir 50 travailleurs la première semaine de confinement, la plupart ouvriers embauchés et sous-traitants, avant de demander à environ 200 d’entre eux de reprendre cette semaine. Durant cette période, les travailleurs ont pu constater combien la protection des travailleurs intéresse peu la direction de Safran. Comme dans beaucoup d’autres entreprises les masques sont en nombre insuffisants, les écarts minimaux entre personnes ne peuvent être respectés en raison du travail même, on demande aux travailleurs de se rendre au travail en bleu et de repartir avec… au risque de ramener le virus à la maison.

Dans ces circonstances nombre de travailleurs prennent conscience que cette entreprise qui affiche des taux de profits records chaque année ne se soucie que du portefeuille de ses actionnaires. En concurrence avec d’autres géants tel qu’Airbus Helicopter sur certains contrats avec l’armée la direction cherche à démontrer à son client principal que  ce n’est pas la préservation de la santé publique qui l’empêchera de fabriquer ces engins destinés bien plus à tuer qu’à sauver des vies.

Scopelec – Pau :  En pointe dans les réseaux de communication… du virus !

Echo d'entreprise
30/03/2020

Scopélec est une entreprise d’installation de réseaux de télécommunication qui travaille pour de grands groupes tels que SFR.

En concurrence avec d’autres entreprises sur ce marché, la direction cherche, quoi qu’il en coûte à la santé de ses salariés à maintenir l’activité. Une activité pourtant loin d’être vitale puisqu’elle consiste en ce moment à du redéploiement c'est-à-dire l’installation d’infrastructures non connectées qui ne perturbent pas les communications.

Face à la multiplication des arrêts maladie déposés par ses salariés embauchés qui ont ainsi contourné sa réticence à accepter qu’ils exercent leur droit de retrait, elle les a finalement mis en chômage partiel. Pour les nombreux intérimaires c’est pire, elle se permet tous les abus. Tout d’abord en leur refusant le bénéfice du droit de retrait sous peine de suspendre leur contrat et leur rémunération au mépris de la loi. Au travail, qui pourtant nécessite d’être en petit groupe très rapproché, aucun masque ni gel jusqu’à ce que face à la colère de certains d’entre eux elle consente à leur en fournir de manière très insuffisante. Les chefs se démènent en revanche pour fliquer les techniciens et s’assurer qu’ils sont bien au travail aux heures prévues en se gardant bien de les informer des cas de contamination qui existent dans l’entreprise. C’est la peur au ventre d’être contaminés et de contaminer leur famille que les travailleurs viennent au travail. Certains d’entre eux exigent que leur direction respecte les exigences du corps médical et de pouvoir rester confiné, s’apercevant ainsi que la rationalité médicale ne correspond pas à celle du profit.

Safran Bordes (64) et Tarnos (40) :  Inadmissible réouverture des usines

Echo d'entreprise
30/03/2020

Après quelques jours de veille, Safran Helicopter Engines rouvre ce lundi ses trois sites de production à Bordes (64), Tarnos (40) et Buchelay (78). 500 salariés et quelque 150 prestataires sont sommés de regagner leurs postes.

C'est inadmissible. Il n’y a aucune activité essentielle à Safran HE. Mais le patronat est aidé par le gouvernement. Au nom de la continuité de l'activité économique prônée par le gouvernement, ils font prendre des risques inconsidérés à des millions de travailleurs. Il faut les arrêter.

Dassault (Anglet, 64) :  Echec à la reprise

Echo d'entreprise
30/03/2020

Le site d'Anglet qui emploie près de 900 salariés est à l'arrêt depuis le mercredi 18 mars. La direction aurait voulu reprendre au plus vite. Mais un droit d’alerte déposé par la CGT l’en a empêché jusqu’à présent.

La direction avance à pas de loup et a prévenu les syndicats qu’elle envisageait de faire reprendre, en premier lieu, 50 volontaires. Mais, selon un salarié de l’usine, elle n'arrive pas à les trouver.

Ce dernier ajoute :« Les urgences de livraison, il n’y a que ça qui compte, mais les mesures sanitaires n'arrivent pas à être tenues. »

Dans une information interne, le PDG affirmait le 23 mars : « C'est ensemble que nous pouvons faire face, avec le souci de la santé de chacun et la volonté de permettre à la Société de se projeter dans le futur »

Se projeter dans le futur, pour les travailleurs ce n'est pas risquer sa vie pour ajouter des milliards aux milliards de la famille Dassault qui n'a d'autre priorité que d’assurer ses profits en mettant en péril la santé et la vie de ceux qui font sa fortune.

Centre Financier de La Poste de Bordeaux :  «Restez chez vous»

Echo d'entreprise
28/03/2020

En cette période de crise sanitaire où le corps médical nous implore de rester chez nous (ce qui est relayé par les média en permanence), où nos sorties sont limitées et contrôlées, où l’employeur a obligation de proposer le télétravail... les directions des centres financiers sont dans l’impossibilité de le mettre en place dans la plupart des services.

Si les effectifs présents ont baissé de moitié suite à la mise en place des mesures de garde d’enfants ou pour le personnel dit « à risques », ce sont encore environ 200 agents du Centre Financier qui doivent venir travailler avec un risque potentiel de contagion pour eux, leurs proches ainsi que leur entourage.

Perdre sa vie en venant la gagner... Non merci !

CHS Cadillac (Gironde) :  Les agents protestent

Echo d'entreprise
26/03/2020

Mercredi 25 mars, avec l’appui de la CGT, plusieurs agents ont décidé de protester contre le manque de moyens pour faire leur travail, et le manque de matériel de base pour se protéger, eux et les patients. Ils se sont regroupés en voitures sous les fenêtres de la salle où se réunissait la cellule de crise mise en place face à la pandémie. Ils se sont fait entendre et voir avec klaxons et banderoles.

Ils sont ensuite montés dans la salle de réunion pour dénoncer les conditions dans lesquelles travaillaient les collègues, au mépris de leur santé et de celles des patients. Ils ont pris la parole, pour dire l'angoisse, les inquiétudes des collègues, et le besoin de moyens de protection.  La directrice a préféré quitter la salle…

Les manifestants étaient fiers d’avoir montré leur colère. Ils ont eu raison !

CHS Cadillac (Gironde) :  Des promesses...

Echo d'entreprise
26/03/2020

L’hôpital de Cadillac va recevoir des patients atteints par le Covid 19. La direction avait promis aux agents amenés à travailler dans ce service qu’ils auraient tout le matériel nécessaire !

Et voilà que, mardi 24 mars, la direction a lancé un appel urgent pour des dons de matériel « surblouses à manches longues à usage unique ou bien combinaisons jetables (type peinture...) » ainsi que masques, gels, etc…  Il y a quelques jours, elle nous avait aussi proposé un tutoriel pour fabriquer nous-mêmes nos masques…

Il y a quelques semaines, le directeur avait proclamé que les hôpitaux du Sud Gironde étaient opérationnels pour faire face à la pandémie. C’était du vent !