Gironde :  Echos de la Polyclinique Bordeaux-Nord Aquitaine

Echo d'entreprise
24/03/2020

UNE NÉGLIGENCE COUPABLE

Au moins jusqu’à lundi 23 mars, à l’entrée de la clinique, au moment de la prise de poste, il n’y a pas de test pour le personnel, pas même une prise de température, comme cela se pratique pourtant dans les Ehpad depuis le début de l’épidémie.

Pour un lieu de travail concentrant plus de mille personnes, personnel et malades inclus, et où toutes les contaminations sont possibles, cette précaution paraît bien indispensable, et même, élémentaire.

Dans un établissement des soins, on ne peut pourtant pas dire que cette mesure serait compliquée à mettre en place !

 

C’EST DU VOL

La semaine dernière, des arrêts de travail ont été accordés par la direction à la demande des personnes qui avaient à garder leurs enfants.

Mais à la fin de la semaine, changement de ton : la direction du personnel a contacté les personnes concernées pour leur dire que les jours d’arrêt seraient prélevés sur les congés payés ou les récupérations pour les jours fériés, et que cela concernait même les jours déjà accordés.

C’est de l’arnaque totale !

 

IL Y A LOIN DES PAROLES AUX ACTES

Malgré les discours officiels, travailler et assurer la garde des enfants reste un casse-tête pour les personnes employées dans les établissements de soins.

En effet, les écoles où on peut déposer ses enfants sont parfois éloignées du domicile, et les horaires de garde scolaire ne coïncident pas avec les horaires de travail.

C’est bien gentil, les hommages officiels et dans les médias, mais ce serait mieux d’organiser les choses de manière à leur faciliter réellement la vie.

CHS Cadillac (Gironde) :  On paie le prix des politiques contre la santé

Echo d'entreprise
24/03/2020

Chaque jour, les ordres et les contre-ordres tombent sur le personnel qui a vraiment l’impression d’être trimballé comme des pions. Les décisions mettent en danger soignants et patients. Pour des collègues ayant eu un contact avec un cas susceptible d’être touché par le Covid 19 ou pour ceux qui ont des symptômes, la seule consigne c’est de venir quand même au travail, mais avec un masque ! Pour les collègues pouvant travailler en télétravail ou par téléphone, comme les assistantes sociales par exemple, seuls y sont autorisés ceux qui ne peuvent pas avoir de garde pour leurs enfants.

Tous les services extérieurs ont été fermés pour rapatrier le personnel sur l’hôpital. La raison officielle, c’est qu’il faut se préparer à la prochaine vague d’épidémie. Mais cela se fait au détriment des autres patients, de ceux qui attendent un rendez-vous en CMP ou en hôpital de jour. Pour libérer deux services en cas d’épidémie, les patients ont été envoyés dans d’autres services. Résultat : des patients se retrouvent entassés, quelquefois à cinq dans une chambre !

Les hospitaliers subissent au quotidien les conséquences de la politique passée et présente contre la santé, avec les suppressions d’effectifs, la chasse aux économies. Et avec la crise sanitaire actuelle, les conséquences peuvent en être dramatiques !

CHS Cadillac (Gironde) :  Face à la crise, la direction fait du cinéma

Echo d'entreprise
24/03/2020

Dans les services soignants comme dans les ateliers, les cuisines et la blanchisserie, les transports, on manque toujours de gel, de masques, de gants, même de savon, de tout le matériel nécessaire pour se protéger et protéger les patients. Macron dit qu’on est "en guerre": sauf que les travailleurs sont en première ligne… sans les armes !

Face à cette pénurie, la direction a envoyé à chacun un tutoriel expliquant comment fabriquer soi-même notre masque… Alors que la situation est grave, la direction n’a que du bricolage à proposer.

PIC Cestas (Gironde) :  La direction joue avec la peau des travailleurs

Echo d'entreprise
23/03/2020

Lundi 16 mars, le gouvernement décrétait le confinement pour  se mettre, disait-il, en guerre contre le coronavirus.

La direction de la plateforme de tri courrier de Cestas et plus largement celle de La Poste, n’a pas eu, quant à elle, envie d’aller au front !

Cette plateforme est restée ouverte toute la semaine, mettant en danger les travailleurs. L’argument avancé était la nécessité d’assurer un service public. Comme s’il était vital de recevoir, publicité, recommandé, courrier et factures en ces périodes de risques de propagation.

Aucune protection n’avait été prévue, pas de gel, pas de gants, alors qu’on manipule toute la journée, des lettres, des colis, ordinateurs, des bacs. Finalement la direction, devant le peu de candidat aux risques, décidait de fermer le centre……. uniquement samedi 21. Alors beaucoup d’entre nous ont utilisé cette semaine là, le droit de retrait, ou se sont arrêtés en maladie, ou ont posé des congés, les intérimaires ou les CDD étant eu coincés et contraints de venir.

Mais la fermeture n’a été qu’éphémère, puisque dès ce lundi, la direction rouvre le centre, prétextant qu’elle a mis en place tout pour la sécurité. Les mesures sont loin, très loin d’assurer la sécurité des 700 salariés que compte la PIC de Cestas. Du gel hydro-alcoolique est arrivé, et un sens de circulation pour entrée et sortir du centre a été instauré. De vraies mesures de guerre ! Pour les masques et les gants, la direction se transforme en spécialiste médicale puisqu’elle certifie qu’ils ne sont pas nécessaires.

Le centre qui n’a aucun intérêt vital pour la population doit fermer immédiatement, et les salaires versés intégralement. Cela, La Poste ne le fera pas d’elle-même, il faudra que nous l’imposions collectivement.

 

Ariane Group - Le Haillan :  Face aux criminels, restons chez nous

Echo d'entreprise
22/03/2020

Après une semaine de chômage technique du fait du covid-19, la direction d’ArianeGroup veut dès mardi 24 mars rouvrir certains sites comme celui du Haillan pour des productions de matériel... militaire ! Jugées selon elle sensibles !

Dès lundi 23/03, elle convoque les syndicats pour une information/consultation réglementaire qui de toute façon est purement consultative.

Alors que le confinement est devenu une nécessité impérieuse de santé publique, non seulement pour les travailleurs d'Ariane mais pour leur famille et pour toute la population, alors que l’enjeu n’est rien moins qu’une question de vie ou de mort, l’attitude de la direction est irresponsable.