Just Eat – Lyon

Chez Just Eat, c’est Just Smic !

Brève
18/07/2022

Ce vendredi 15 juillet, les salariés de Just Eat, une plateforme de livraison de repas à domicile, ont débrayé partout en France à l’appel de la CGT pour les salaires et les conditions de travail. Les grévistes demandent 250 euros par mois pour compenser l’inflation galopante. Même la direction reconnaît qu’il est difficile de vivre avec le smic mais n’a rien lâché pour autant. Pire, elle a proposé de faire passer la charge maximale des livreurs de 5kg à 10kg !

À Lyon, les salariés, majoritairement en grève, ont organisé un piquet devant le siège local. Ils se sont sentis encouragés par le fait que la grève a bien été suivie dans d’autres villes. Plusieurs grévistes étaient contents de se rencontrer pour la première fois et de briser leur isolement. Ces liens seront précieux pour la suite de la mobilisation.

Agents de l'agglomeration d'Aix-les-Bains (Savoie)

La force des travailleurs, c'est la grève

Brève
13/07/2022

Le 4 juillet dernier, les travailleurs du ramassage des ordures de l'agglomération Grand Lac (Aix les bains) sont partis en grève pour la première fois depuis 40 ans.

Face à la flambée des prix et compte tenu de leurs bas salaires, ils demandaient 150 € d'augmentation et la prise en compte de la pénibilité du travail.

Au bout de 4 jours, la direction, jamais avare de mépris, a proposé 50 € brut. Elle avait pourtant su trouver 10 000 € par jour pour essayer de faire flancher les grévistes en recourrant à une société privée.

Cette attitude a au contraire, renforcé leur détermination : la grève s'est étendue au service de l'eau et des ports. Les agents ont tous les mêmes problèmes et tenaient à montrer leur solidarité. Sur le piquet où ils étaient nombreux tous les jours (près de 80), avec un moral renforcé : "pour la première fois on voit des collègues sourire" et "on apprend enfin à se connaître ".

Après 9 jours de lutte, les grévistes ont fait plier la direction. Ils avaient déjà réussi à imposer les délégués qu'ils avaient choisis pour mener les négociations. Ils ont obtenu 100 € d'augmentation pour tous les métiers désormais reconnus pénibles, et 30 € pour tous les agents. À cette victoire s'ajoute la satisfaction d'avoir relevé la tête face à la hiérarchie et aux élus méprisants.

Crolles - bassin grenoblois

Mini puces et maxi-profits

Brève
13/07/2022

Lors d‘un débrayage en 2020

STMicroelectronics et GlobalFoundries, un géant de la production de semi-conducteurs ont un projet commun d’extension de l’usine de Crolles, près de Grenoble. Ce projet au coût estimé à 5.7 milliards d’euros sera majoritairement financé par un plan d’investissement par l’Etat français de 5 milliards d’euros, annoncé par Macron en visite dans l’usine de Crolles ce mardi 12 juillet.

Pourtant ces entreprises sont déjà riches à milliards. Cet investissement est justifié par les profits juteux espérés du fait de la pénurie de semi-conducteurs dans l’industrie, notamment automobile. Depuis de nombreuses années l'usine de Crolles croule sous les subventions régionales, nationales et européennes. Des milliards qui profitent directement aux actionnaires.

Ces 5 milliards qui manqueront au budget de l’Etat auraient permis la construction de 1500 écoles primaires ou une quinzaine d’hôpitaux, des investissements bien plus utiles à la population.

Hexcel composites - Dagneux (Ain)

En grève pour les salaires

Brève
04/07/2022

Depuis mercredi 29 juin, une partie des 340 travailleurs d'Hexcel composites à Dagneux, une usine sous-traitant pour l'aéronautique, est en grève pour les salaires. Confrontés à l'inflation, ils ont été choqués par la proposition de leur patron : accorder une rallonge de 2 % au 1er juillet sous forme d'avance de l'augmentation à venir pour 2023 !

Les grévistes ne veulent ni des miettes ni des avances. Ils réclament 100 euros immédiats pour tout le monde. Lundi 4 juillet, ils se sont organisés pour poursuivre leur grève, créant une caisse de grève et désignant des représentants pour rencontrer la direction.

L'inflation dépasse désormais les 6 % et ne cesse d'augmenter. Pour y faire face, il faut indexer tous les salaires sur la hausse des prix.

EHPAD Omeris – Saint-Priest (banlieue de Lyon)

Une première grève qui comptera

Brève
01/07/2022

Après quatorze jours de grève et de mobilisation, les salariées de l’EHPAD Résidence du Château de Saint-Priest ont décidé en assemblée générale de reprendre le travail, puisqu’elles allaient partir en vacances à tour de rôle dans les jours ou semaines à venir.

Alors que la direction a tout fait pour casser la grève, elle a dû céder en partie en acceptant la subrogation de la sécurité sociale et une augmentation de salaire symbolique qui n’a pas satisfait les grévistes.

Mais comme elles le disaient elles-mêmes, elles ont gagné bien plus : elles se sont fait respecter et sont plus soudées que jamais. Elles ont également appris à s’organiser dans la grève et sont conscientes que c’est précieux pour l’avenir !