Chômage

Un thermomètre cassé ne fait pas tomber la fièvre

Brève
26/02/2016

Avec moins 0,8 % chômeurs (- 0,3 % en Auvergne-Rhône-Alpes) par rapport au mois de décembre, la nouvelle ministre s'est empressée d'y voir une baisse du chômage. Pourtant ses propres services relativisaient cette baisse, due à un défaut d'actualisation des inscriptions et donc à une augmentation anormale des radiations.

Dans le pays, comme dans la région, la courbe du chômage est toujours à la hausse : 3,7 % de chômeurs de catégorie A en plus depuis janvier 2015 ; 5,3 % pour les chômeurs tenus à faire des recherches actives d'emplois (catégories A, B, C) ; ou encore 5,2 % pour l'ensemble des chômeurs inscrits à Pôle emploi en Auvergne Rhône-Alpes.

Le gouvernement non seulement ne combat pas le chômage, puisqu'il laisse faire les licenciements, les restructurations et les restrictions de postes, mais il n'a aucun scrupule à maquiller la réalité.

Michelin

Record sur le dos des salariés

Brève
22/02/2016

Michelin vient d'annoncer des bénéfices en hausse de 12,8 % en 2015 (1,16 milliard d'euros), un chiffre d'affaires en hausse de 8,4 %, et une hausse des ventes de 3,2 %.

Pendant ce temps, les effectifs ne cessent de baisser et quatre sites européens ont été fermés en 2015. Cela n'empêche pas le groupe Michelin de recevoir des subventions du gouvernement de plusieurs millions d'euros au titre du CICE, entre autres.

La fortune des actionnaires de Michelin vient de l'exploitation de ses salariés et de la complicité de l'Etat.

SNCF Rhône-Alpes

Grève des contrôleurs contre les restructurations

Brève
22/02/2016

     Les contrôleurs de la région Rhône Alpes étaient nombreux en grève du vendredi 19 février jusqu'au dimanche 21 inclus. De nombreux trains étaient supprimés ou remplacés par des cars, y compris sur les trajets à destination des vallées alpines. Sur les trajets que la SNCF jugeait moins rentables, sur Bourg-en-Bresse ou Roanne, seul un tiers des trains ont circulé samedi. Les contrôleurs dénoncent les restructurations que la direction prévoit en 2016 et qui entraîneraient suppressions de postes et baisses des salaires.

     Dans les gares de Lyon, les contrôleurs ont été rejoints vendredi dans la grève par les vendeurs et agents d'accueil qui exprimaient de nouveau leur rejet des dizaines de suppressions de postes qui ont déjà eu lieu. Au niveau local comme au niveau national, les attaques se multiplient contre les cheminots. Leur combativité est la meilleure des réponses.

Agglomération de Clermont-Ferrand

"Rencontres citoyennes" : cause toujours !

Brève
22/02/2016

Dans le cadre des "Rencontres citoyennes de la mobilité", promises par le maire socialiste Olivier Bianchi, particuliers, entreprises, associations sont invités à s'exprimer sur les transports et la mobilité dans l'agglomération clermontoise.

Mairie et Communauté urbaine n'ignorent ni les insuffisances des transports dans l'agglomération, ni le besoin des usagers de disposer de transports efficaces, rapides et bon marché. Et elles savent aussi qu'il s'agit d'abord de moyens financiers à mettre en œuvre.

Mais comme ce n'est surtout pas sur ces choix financiers qu'elles sollicitent l'avis de la population, ces "Rencontres" ne valent que pour ce qu'elles sont : des bavardages !

Ivéco bus – Annonay (Ardèche)

Usine à l'arrêt pour les salaires

Brève
21/02/2016

     Depuis mercredi 17 février, l'usine Ivéco bus est à l'arrêt. Les travailleurs, à une forte majorité, ont reconduit la grève les deux jours suivants. La proposition de la direction d'une augmentation des salaires de 3,50 € brut a été vécue comme une provocation et a déclenché le mouvement.

     Tout au long de l'année 2015, les lignes de montage ont tourné sans arrêt. Près de 900 intérimaires (pour 1200 travailleurs en fixe) ont été embauchés jusqu'en décembre, avant d'être renvoyés au chômage. Pour 2016, le carnet de commande s'annonce aussi plein.

     Voilà pourquoi près de trois ouvriers sur quatre ont cessé le travail. Le piquet de grève à l'entrée de l'usine a montré leur détermination. La direction a revu ses propositions à la hausse, avec une augmentation minimum de 14 € brut, bien loin des 40 € demandés par les grévistes qui ont reconduit, vendredi, la grève jusqu'à lundi. Les travailleurs d'Annonay ne font que réclamer une partie des richesses qu'ils ont créées.