Rhône

Grève dans les Caisses d’allocations familiales

Brève
21/02/2016

 

     Depuis plusieurs semaines la situation s’est dégradée à la CAF. La mise en place de l’accueil sur rendez-vous et la gestion de la nouvelle « prime d’activité » a aggravé l’accueil des allocataires et les conditions de travail des salariés.

     La file d’attente est de plus en plus longue (parfois 1 à 3 heures de queue), souvent avec des enfants. Et la grande majorité des allocataires doivent revenir avec des RDV fixés à plus de 15 jours. Il s’en suit des agressions multiples d’allocataires excédés contre des salariés qui sont débordés. Cela devient ingérable, d’autant plus qu’il y a un manque de personnel permanent et un recours important à des CDD non formés.

     C’est pourquoi le personnel de la CAF Vivier Merle à Lyon, de Villefranche/Saône  et de différentes antennes est en grève reconductible tous les matins depuis jeudi 18 février. La 1ère assemblée générale a rassemblé 250 personnes sur le site de Lyon et les accueils sont fermés au public.

   

Station des Deux-Alpes (Isère)

Les soutiers de l'or blanc se rebellent

Brève
18/02/2016

     Près de la moitié des 400 pisteurs de la station des Deux-Alpes se sont mis en grève mercredi 17 février pour réclamer de meilleurs salaires et des embauches. La grève a entraîné l'arrêt complet des remontées mécaniques. Du coup, la direction a proposé 2 % d'augmentation au lieu de 0,5 %, ce qu'a accepté l'un des syndicats.

     Cette station appartient à la Compagnie des Alpes, qui contrôle, outre des stations de ski, des parcs de loisirs comme le Futuroscope ou le parc Astérix. Pour ses propriétaires qui encaissent de confortables dividendes, la neige est de l'or blanc.

     Mais, sans travailleurs pour damer les pistes, les sécuriser, faire fonctionner les installations et encadrer les skieurs, la neige ne rapporte rien. Souvent précaires, mal logés, mal payés, ces travailleurs sont les soutiers de l'or blanc. Aux Deux-Alpes, les soutiers ont relevé la tête. On ne peut qu'espérer que cette grève ouvre la piste à une révolte de tous les saisonniers !

Solvay - Valence (Drôme)

Le feu fait des dégâts, la soif de profit encore plus

Brève
15/02/2016

     Mardi 8 février sur le site chimique de Solvay à Valence, un incendie a détruit un atelier entier, ainsi que la salle de contrôle d'un autre atelier. Personne n'a été blessé, mais la direction de l'usine annonce des travaux de 2 à 6 mois selon les ateliers avant la reprise du travail.

     Conséquence pour les travailleurs : 13 intérimaires sont mis à la porte, et 52 salariés en chômage technique, avec perte de salaire (85 % du salaire net assuré).

     Intérimaires ou embauchés, les salariés ont besoin de garder leur salaire complet, et le groupe Solvay a largement les moyens de payer : en 2015, il a pu débourser plus de 5 milliards d'euros pour racheter l'entreprise américaine Cytec. Les dividendes aux actionnaires, eux, ne sont pas suspendus pour cause d'incendie.

Carbone Savoie (Rhône-Alpes)

Reprise du travail après un premier recul de la direction

Brève
15/02/2016

     Les travailleurs des deux usines de Vénissieux et Notre-Dame-de-Briançon ont repris le travail lundi 15 février après deux semaines d’une grève suivie par presque tous les 470 salariés. Ils protestaient contre la cession de l’entreprise par le groupe minier Rio Tinto, propriétaire actuel, à un fonds de retournement. Ils craignent pour l’avenir des emplois, et même celui de l’entreprise.

     Face au blocage des usines et à la menace de perturber l’accès aux stations de sports d’hiver de la Tarentaise, la direction a un peu reculé : Rio Tinto investira 25 millions d’euros, et les 15 jours de grève seront payés. Mais rien de sûr concernant les emplois au-delà de deux ans.

     Aussi les grévistes, qui ont décidé la reprise en assemblée générale, ont exprimé leur méfiance et se sont dits prêts à reprendre la grève s’ils n’ont pas plus d’assurances pour leur avenir.

Grenoble

Cinq jours de grève du nettoyage chez LPN

Brève
14/02/2016

Grenoble

Cinq jours de grève du nettoyage chez LPN

     La dizaine d’employés de la société LPN (La Professionnelle du Nettoyage), en majorité des femmes, qui nettoient les bureaux de la DDT (Direction départementale des territoires) et du centre des Finances, ont repris le travail mercredi 10 février après cinq jours de grève totale.

     Prétextant une réorganisation entre les deux sites et s’appuyant sur quelques mésententes, le patron avait muté d’office trois salariées, dont la chef d’équipe du centre des Finances. Il pensait ainsi économiser des heures et intensifier le travail.

     Mal lui en prit : la grève rassembla tout le monde rapidement. Les grévistes, avec l’appui de leur syndicat CGT, en profitèrent pour exiger leurs impayés, notamment une prime annuelle de 100 euros versée par la société précédente et que LPN n’avait pas maintenue à la reprise des chantiers.

     Devant la détermination des grévistes, le patron a fini par céder en annulant les mutations arbitraires et en acceptant de régulariser les arriérés sur salaires.