Les banques avant l'Education

Brève
10/02/2016

Tous les ans, de nouvelles générations d'enfants arrivent en âge d'être scolarisés. Le gouvernement qui prétend avoir sanctuarisé l'école devrait logiquement ouvrir de nouvelles classes.

Mais en réalité, ce sont des réductions de moyens qui sont annoncées. Le gouvernement s'en est pris aux classes bilingues. Après avoir prévu leurs suppressions, la ministre a reculé et prétendu les maintenir. Seulement, rien que sur l'Académie de Clermont-Ferrand, 11 des 74 sections sont purement et simplement supprimées.  Quant au total des classes en maternelle et en primaire, dans le seul Puy-de-Dôme, leur nombre se solde déjà par quatre fermetures, auquel s'ajoutera une partie des dix classes dont le sort incertain sera fixé d'ici la prochaine rentrée scolaire.

Les fonds publics qui proviennent de nos impôts servent non pas à développer l'Education, mais avant tout à subventionner les banques et les grandes entreprises.

Misère du capitalisme

Brève
10/02/2016

Une enquête sur la nouvelle Région Auvergne Rhône-Alpes montre que celle-ci est la 2e région économique derrière l'Ile-de-France, et la 3e en termes de gain d'emplois depuis 1982 (+ 610 000).

La Région est donc l'une des plus riches, mais cela n'empêche ni le chômage, ni les inégalités criantes. Rien que pour les seniors, la Région compte 9,3 % de personnes âgées de plus de 75 ans qui vivent sous le seuil de la pauvreté. Et c'est le département du Cantal qui détient ce triste record, avec 17 % de personnes concernées.

Le capitalisme ne connait ni la solidarité, ni la fin de la misère.

Plastic Omnium - Ardèche

Recul de la direction après deux jours de grève

Brève
08/02/2016

Lundi 1er et mardi 2 février, les ouvriers des trois sites ardéchois de Plastic Omnium étaient en grève pour réclamer des augmentations de salaires un peu plus dignes que celles proposées par le patron. Dans cette entreprise, les salaires n'ont augmenté que de 1 % au total ces trois dernières années, et la direction ne proposait que 1,2 % cette fois-ci, alors que les affaires sont florissantes : environ 200 millions d'euros de bénéfices en 2014.

Cette fois-ci, ce n'est pas passé. La grève a été très bien suivie et les trois sites étaient entièrement bloqués. Pour un certain nombre d'ouvriers, y compris des anciens, c'était leur première grève. Ce qui fait que la direction a vite cherché à négocier, contrairement à son habitude. En deux jours de grève, les salariés ont obtenu 2,5 % d'augmentation.

C'est bien sûr encore loin du compte, mais c'est toujours bon pour le portefeuille… et pour le moral !

Carbone Savoie – Vénissieux

En grève pour le maintien des emplois

Brève
03/02/2016

     Les travailleurs de l’entreprise Carbone Savoie ( groupe Rio Tinto) sont en grève depuis lundi 1er février. Ils produisent des cathodes en graphite pour l’industrie de l’aluminium. Rio Tinto, qui est le 2éme groupe minier mondial, veut se désengager et céder l’entreprise à un fond dit « de retournement » Alandia industrie.

     Rio Tinto a déjà supprimé de nombreux emplois, ces dernières années, et fermé entre autres l’usine de Lannemezan en 2014. Les grévistes de Vénissieux ont rendu visite à leurs collègues de l’usine de Notre Dame de Briançon en janvier et de nouveau le 3 février. Ils veulent des garanties sur leur avenir car ils savent bien que les actionnaires d’Alandia, comme ceux de Rio Tinto sont plus à la recherche du profit maximum que de la sauvegarde de l’emploi.

     Conscients que la meilleure garantie pour maintenir les emplois, les salaires et les accords d’entreprise, c’est la mobilisation, les ouvriers et employés présents au piquet de grève sont bien déterminés à imposer une autre logique à Rio Tinto et Alandia.

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Aubert & Duval (Puy-de-Dôme)

L'argent ne manque pas pour subventionner le patronat

Brève
31/01/2016

Aubert et Duval, propriétaire des aciéries des Ancizes (63), vient d'empocher, à sa demande, 1,2 million d'euros, à l'occasion de la mise en place d'une nouvelle unité de production.  

Le projet avait été préparé par l'ancienne majorité socialiste de la Région Auvergne. Et les élus majoritairement de droite de la nouvelle majorité Région Auvergne-Rhône-Alpes ont voté très rapidement cette subvention, en échange d'une promesse d'embauches… de 15 personnes !

Les patrons demandent, les élus s'exécutent. Quand il s'agit de subventionner les patrons, au détriment des besoins publics, droite et gauche n'ont pas de divergences.