Isochem - Le Pont de Claix (Isère)

Les salariés réagissent à l'annonce de la fermeture

Brève
22/01/2016

Mardi  19 janvier la direction d'Isochem a annoncé la fermeture de son site de Pont de Claix pour le 1er mai s'il n'y a pas de repreneur. Les salariés se sont mis en grève pour exprimer leur mécontentement et réclamer le maintien de leur emploi sur le site. Ils ont bloqué l'entrée de la plateforme aux véhicules le jeudi et continué vendredi. Ils refusent d'être les victimes du jeu de Monopoly que jouent les patrons. 

D’abord issue de la division en différentes sociétés de l’usine chimique du Pont de Claix qui appartenait au groupe Rhône-Poulenc, puis devenue membre du groupe SNPE, Isochem a été rachetée en 2010 par le groupe Aurelius, un fonds d'investissement. L’an dernier un plan de réduction d’effectifs avait déjà fait passer ses effectifs d’une soixantaine à 28. Aurelius, est habitué du fait : il rachète les entreprises pour une bouchée de pain, et s’en débarrasse après avoir licencié les salariés… et s’être engraissé au passage.

Les salariés n'ont aucune raison de laisser faire ces rapaces.

Michelin (Clermont-Ferrand)

Les bons serviteurs

Brève
20/01/2016

Près d’un million d’euros par an : tel est le dernier cadeau fait à Michelin par le gouvernement et la plupart des élus locaux, socialistes comme ceux de droite.

Ceci grâce à une loi proposée par la députée socialiste de Riom, permettant aux collectivités locales d’accorder une réduction d’impôts de 50 % sur les taxes foncières en faveur de toute entreprise développant des services de recherche, comme les bâtiments que vient de construire Michelin sur le site de Ladoux à Cébazat.

Il fallait bien encore aider cette « pauvre » multinationale qui, en 2014, a réalisé un bénéfice dépassant le milliard d’euros.

Des emplois qui ne permettent pas de vivre

Brève
19/01/2016

Selon le quotidien régional La Montagne, les employeurs auraient du mal à recruter, principalement dans l'hôtellerie-restauration et certaines spécialités de la maintenance industrielle.

En regardant de plus près, on s'aperçoit que les emplois proposés non pourvus sont pour la plupart soit saisonniers, soit très spécialisés pour une durée déterminée.

En réalité, les employeurs voudraient que les chômeurs soient disponibles à leur gré : des saisonniers qui déménagent sans cesse et des ouvriers  qualifiés qui se contentent d'avoir une paye de temps en temps. Chômeur ou pas, on ne peut guère survivre avec de tels emplois temporaires.

Michelin

Toujours en appétit de profits

Brève
18/01/2016

La semaine dernière, Michelin a annoncé l'acquisition du site Bookatable, spécialisée dans la réservation de restaurants sur Internet, pour un montant non dévoilé. Ce qui fait de Michelin le leader européen de la réservation en ligne de restaurants.

Du pneu à l'assiette, en passant par les cartes routières et les guides gastronomiques, Michelin multiplie les acquisitions et montre son appétit d'ogre.

Car c'est à coup de restructurations entrainant des diminutions d'emplois et de gel des salaires que les actionnaires continuent à être bien servis.

SEPR de Lyon et d’Annonay

Le mécontentement monte !

Brève
17/01/2016

     Lundi 11 janvier, près de 150 salariés de la Société d’Enseignement Professionnel du Rhône (SEPR) de Lyon et Annonay (CFA et Lycée Professionnel) ont manifesté à l’Hôtel de Région de Lyon leur opposition au nouvel accord d’entreprise proposé par leur direction. Ils protestaient contre la perte de congés, de RTT pour les administratifs, l’allongement du temps de travail sur place pour les enseignants.

     Une délégation a été reçue à la Région, qui finance la formation professionnelle. Malgré les déclarations du nouveau président de la Région – Wauquiez – ou celles de Hollande et Valls qui ont annoncé vouloir développer l’apprentissage pour combattre le chômage, personne ne se faisait d’illusion sur les résultats de l’entrevue. La vice-présidente à la Formation ne s’est d’ailleurs engagée sur rien et surtout pas à faire pression sur la direction de la SEPR.

     En fin d’après-midi, tous les manifestants étaient contents d’avoir pu exprimer leur colère et leur refus de voir leurs conditions de vie et de travail dégradées. Et ce n’est pas fini !

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