Hôpital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu (Lyon)

Le manque de personnel devient insupportable

Brève
10/06/2022

Les grévistes de l'hôpital Saint-Jean -de-Dieu le 9 juin 2022

     Jeudi, les travailleurs de l’hôpital psychiatrique se sont mobilisés pour dénoncer la fermeture prévue pour l’été de deux services, faute de personnel, sans certitude qu’ils rouvrent en septembre.  L’hôpital subit une fuite des soignants, à cause de salaires trop bas et de conditions de travail dégradées, et peine à en recruter des nouveaux : certaines jeunes infirmières en formation qui viennent pour un stage abandonnent ensuite, après avoir constaté le manque de moyens et la maltraitance qui en résulte pour les patients.

     Alors que les besoins en santé mentale sont importants dans cette période post-covid, l’hôpital a besoin de moyens : les grévistes de Saint-Jean-de-Dieu ont montré par leur mobilisation qu’ils sont conscients qu’il leur faudra l’imposer.

Centrale nucléaire du Tricastin (Drôme)

Un voile levé sur l’opacité

Brève
10/06/2022

La centrale du Tricastin

     La justice vient d’ouvrir une enquête pour « non déclaration d’incident ou d’accident » sur le site de la centrale nucléaire du Tricastin. Cela fait suite aux dénonciations d’un ancien cadre, qui explique que plusieurs incidents ont été passés sous silence par la direction d’EDF, ainsi que par l’Autorité de Sûreté Nucléaire, l’organisme de l’État chargé de la surveillance.

     Dans la filière nucléaire, comme dans toute l’industrie dans l’économie capitaliste, c’est le règne de l’opacité, avec la complicité de l’État : il faudrait que les travailleurs imposent la transparence totale, que tous les salariés puissent rendre publics les problèmes qu’ils constatent et informer la population. C’est la seule voie pour que la santé et la sécurité des travailleurs et des riverains passe avant la soif de bénéfices des entreprises comme EDF et autres Orano.

Aviapartner - Aéroport Saint-Exupéry (Lyon) 

Débrayages pour les salaires !

Brève
10/06/2022

Depuis une semaine, les salariés d’Aviapartner ont fait plusieurs débrayages pour demander des augmentations de salaires ainsi qu’une nouvelle grille salariale pour décoller du smic.

Avec des contrats de 30h ou 32h par semaine, les salariés d’Aviapartner s’occupent des bagages et du fret transporté par avion. Le déchargement des bagages ne se fait souvent qu'à deux alors que les délais sont très courts (seulement 15 minutes pour le premier bagage sous peine de pénalité). L’équipe de nuit travaille de 20h30 à 23h30 puis de 4 h à 7h avec une grosse coupure ! Le salaire est le smic et les travailleurs dorment comme ils peuvent dans leur salle de pause pendant la coupure. La direction a même réduit la majoration des heures de nuit de 50 % à 25 % pour les nouveaux embauchés !

Les salariés sont motivés pour poursuivre les débrayages : si leurs salaires ne décollent pas, les avions ne décolleront pas non plus !

Lycée Marcel Sembat - Vénissieux (Rhône)

Enseignants et parents toujours mobilisés contre le manque de moyens

Brève
10/06/2022

Les enseignants de Sembat en grève en décembre 2021

     Les enseignants du lycée avaient déjà fait grève en décembre et en mars pour dénoncer la dégradation de leurs conditions d’enseignement. Ils n’avaient obtenu que quelques mesures provisoires car le Rectorat ne veut pas prendre en compte la situation de ce lycée de banlieue populaire et accorder les moyens en heures et en personnel qui permettraient de dédoubler les classes et mieux accompagner les élèves.

     Aussi, les enseignants se sont de nouveau mobilisés le jeudi 2 juin, rejoints par des parents d’élèves inquiets et exaspérés qui sont restés au lycée pour soutenir ces revendications.

     Et comme ces problèmes et ces revendications sont partagés par d’autres lycées de Vénissieux, Villeurbanne et Vaulx-en-Velin, ils ont prévu de tous se retrouver mardi 14 juin à 13h devant le Rectorat à Lyon.

EHPAD Omeris – Saint-Priest (banlieue de Lyon)

Grève pour les salaires et les conditions de travail !

Brève
09/06/2022

Les salariées de l’EHPAD Résidence du Château de Saint-Priest, du groupe privé Omeris, se sont mises en grève le jeudi 9 juin pour exiger des embauches et une augmentation de salaire de 500 euros pour compenser la forte inflation des derniers mois.

Alors qu’une famille doit débourser près de 4000 euros par mois pour la prise en charge d’un parent, la direction d’Omeris prétend ne disposer d’aucun moyen. Les grévistes n’étant pas dupes, elles ont voté la reconduction de la grève à l’unanimité.

La direction, comme par magie, avait trouvé de l’argent ce jour pour mettre deux vigiles à l’entrée, une entreprise extérieure pour remplacer les grévistes et un huissier pour notifier la réquisition de presque toutes les grévistes en fin de journée.

La direction a tenté de briser le moral des grévistes avec cette réquisition, mais elle n’a fait que les motiver davantage.