Grenoble

Des gardes à vue abusives

Brève
26/04/2022

Lundi 25 avril, 4 lycéens et étudiants ont été placés en garde à vue en raison d’une plainte de militants du Parti Républicain membres du syndicat réactionnaire UNI, suite à une bagarre qui les auraient opposés.

Ces jeunes, mobilisés entre les deux tours contre les idées réactionnaires des candidats, ont été arrêtés, à 7h du matin, à leur domicile, avec des effectifs policiers imposants.

Deux rassemblements à l’appel d’une trentaine d’associations, syndicats ou partis politiques se sont organisés dans la foulée pour exiger leur libération… Mardi, devant le commissariat, une centaine de manifestants scandaient « militer n’est pas un crime, relaxe, relaxe, pour les 4 de Grenoble », ou chantaient « … pour défendre l’éducation, et contre la répression…même si la police ne veut pas nous on est là ».  Des policiers ont alors jeté un seau d’eau de leurs fenêtres … et un a crié « au boulot les fainéants ! ». 

Finalement les quatre jeunes ont été libérés après 39h de garde à vue.

Et dire que Macron, réélu la veille, serait selon les dires de certains, le garant de nos libertés et de la démocratie. Les jeunes étudiants ont pu s'en rendre compte dès le lendemain.

Expulsion d'Ali

Recul de la préfecture du Puy-de-Dôme

Brève
26/04/2022

Vendredi 15 avril dernier, plusieurs centaines de lycéens et d'enseignants du lycée Pierre-Joseph Bonté à Riom (63) se sont massés devant leur lycée pour soutenir Ali, un élève de 19 ans, en 2e année du CAP charpente. Une pétition de soutien a recueilli de son côté 5 000 signatures en 3 jours. Le garçon d'origine ivoirienne s'est vu refuser un titre de séjour par la préfecture du Puy-de-Dôme et a reçu une Obligation de quitter le territoire français.

L'ampleur des réactions à cette violente et odieuse décision a finalement contraint le préfet à renoncer à l'expulsion d'Ali et à lui accorder un droit de séjour. Un droit qui devrait aller de soi et être accordé, comme aux Ukrainiens, à tous ceux qui en font la demande.

La Poste Saint-Eloi à Clermont-Ferrand

Quand le modernisme cache les réductions d'effectifs

Brève
26/04/2022

Fermé depuis la mi-janvier, le bureau central de la Poste Saint-Eloi va rouvrir ses portes le 27 avril. Situé en plein centre de Clermont-Ferrand, le bureau rénové est bourré d'automates et de machines digitales. Et, en plus, à partir du mois de mai, entrera en fonction une salle dédiée à l'examen du code du permis de conduire. Il y aura à sa réouverture des agents chargés de guider les usagers qui ne sont pas familiers de l'électronique et du numérique. Mais combien d'agents et pour combien de temps : la Poste ne le dit pas.

Elle est muette sur la réduction des effectifs opérée. Il y avait 310 000 postiers en 2004, leur nombre s'est réduit à 245 000 en 2021.

Pourboires

La paie ne doit pas être aléatoire

Brève
26/04/2022

Au café et chez le coiffeur, le pourboire tendrait à disparaître. L'usage des tickets-restaurants et des cartes bancaires pousse à cette suppression.

Les salariés de la coiffure ou de la restauration savent qu'ils ne peuvent pas compter sur des pourboires pour arrondir leur paie. Ce qu’il leur faut, comme à tous les salariés, c’est un véritable salaire d’au moins 2 000 € net par mois.

Et c'est tant mieux. Le pourboire n'est pas un complément de salaire. La paie des salariés ne doit pas dépendre de la charité, de l'humeur des clients ou du temps qu'il fait.

SMAD Fresenius – Savigny (monts du Lyonnais)

"Prendre soin de la vie »... des actionnaires !

Brève
15/04/2022

Les grévistes de SMAD Fresenius le 14 avril 2022

     Des travailleurs de la SMAD (reins artificiels) sont en grève pour les salaires, à l’appel de la CGT et de FO : alors que les prix flambent, la direction ne lâche que 2,8 % d’augmentation. C’est bien moins que l’inflation officielle et cette aumône ne s’appliquerait qu’à partir de juillet, sans rétroactivité. Le patron vole ainsi six mois, ce qui ramène cette misérable augmentation à 23,10 euros par mois !

     À l’opposé, les rémunérations des dix plus hauts cadres de l’usine ont explosé de 51 % entre 2016 et 2020. Ils ont tous de belles voitures de fonction avec carburant payé par l’entreprise : ils s’appliquent au pied de la lettre la devise du groupe « prendre soin de la vie » .

     Dans cette usine de plus de 600 travailleurs, les conditions de travail sont dures, la pression permanente et les salaires bas. C’est ainsi que Fresenius (233 000 salariés dans le monde) a empoché 1,9 milliard de profits en 2021. De l’argent pour de vraies augmentations de salaires, on voit qu’il y en a largement.