TESSI - Lyon 7ème

En grève pour les salaires

Brève
13/04/2022

Les grévistes de Tessi à Lyon le 13 avril 2022

     Depuis lundi 11 avril, plus de la moitié des 200 salariés lyonnais de TESSI sont en grève. Ils exigent 10% d'augmentation de salaire. La grève est aussi suivie sur les sites de Nantes, Avon et Paris. Ces travailleurs assurent, en sous-traitance la gestion de dossiers, contrats, chèques… pour les nombreux clients du groupe comme BNP, SFR, Crédit Agricole, Banque de France, Harmonie mutuelle, Handicap International, Casino FDJ, et bien d'autres.

     Récemment les tarifs facturés ont augmenté, les bénéfices aussi, mais pas les salaires. Les paies dépassent difficilement le SMIC, même avec 10 ans d'ancienneté. Et la direction a eu le culot d'annoncer qu'elle accordait 4% d'augmentation en intégrant dans ce chiffre les augmentations du Smic.

     La grève a été lancée par surprise par les syndicats, pour que la direction n'anticipe pas. Lundi 11 il y avait 80 grévistes, et ils étaient plus de 100 mardi 12 et mercredi 13. La grève est reconduite par les nombreux grévistes qui assurent le piquet de grève toute la journée. La direction locale qui ne voulait rien entendre, a annoncé la venue du patron du groupe pour jeudi 14. L'ambiance est chaleureuse et combative.

Boehringer-Ingelheim - Lyon Gerland

Une première mobilisation qui donne le moral

Brève
08/04/2022

« Non aux licenciements, retrait du plan social ». C’est par ce slogan qu’environ 200 salariés de Boehringer, groupe mondial leader dans les vaccins pour animaux, ont envahi le luxueux hall du siège situé à Gerland ce jeudi 7 avril.

Face à la menace de 243 licenciements, les salariés venus de plusieurs sites dont ceux de Lentilly, Saint Vulbas et Saint Priest, s'opposaient à un 4e plan social en quatre ans alors que les résultats du groupe croissent chaque année.

La direction est conseillé par le tristement célèbre cabinet Mc Kinsey pour un prix bien gardé secret. Pour leur part, les salariés sont convaincus que ce n’est que par leur seule mobilisation, tous les sites ensemble, qu’ils feront reculer la direction et maintiendront tous les emplois.

Omexom Montélimar (Drôme)

En grève contre le recul de leurs conditions de travail

Brève
06/04/2022

Les travailleurs d’Omexom à Montélimar installent des postes électriques haute tension, pour une filiale de Vinci, richissime numéro un français du BTP. Ils font face à la remise en cause de certains droits d’usage, comme la journée maximale de travail de 10h qui incluait le temps de trajet, et à la dégradation de leurs conditions de travail : au travail pénible se rajoutent le sous-effectif permanent, la pression pour travailler toujours plus et plus vite, les salaires insuffisants…

A l’appel de la CFDT, la trentaine de travailleurs du chantier et certains du bureau d’études se sont mis en grève le lundi 4 avril, du jamais vu depuis 30 ans sur ce site. Le lendemain, la direction les a fait attendre deux heures avant de s’engager sur quelques points… mais a refusé de leur payer ces deux heures ! Une provocation qui les a déterminés à faire une deuxième journée de grève complète.

La direction a finalement reculé sur les temps de trajet et s’engage à revaloriser les indemnités kilométriques. Les travailleurs d’Omexom se sont fait respecter !

Bourg-de-Péage (Drôme)

Associations sacrifiées pour enrichir les spéculateurs de l’énergie

Brève
02/04/2022

Selon la mairie de Bourg-de-Péage, ses factures d’énergie (pétrole, gaz, électricité) explosent, avec un budget qui devrait passer de 300 000 à 900 000 euros. Conséquence : elle vient de décider de réduire ou supprimer les subventions des associations sportives ou culturelles.

On nous explique que c’est à cause de la guerre en Ukraine : mais c’est surtout à cause de grandes entreprises qui profitent de la guerre pour faire monter les prix et s’enrichir, comme TotalEnergies, EDF ou Engie.

Ce n’est qu’un début : le prétexte de la guerre va servir à justifier toutes les futures attaques contre le monde du travail. Refusons les sacrifices pour enrichir les profiteurs de guerre.

Inflation

Augmenter les salaires et pensions

Brève
31/03/2022

Selon l'Insee, fin 2021, l'inflation a provoqué une hausse des prix mensuelle moyenne d'un peu plus de 40 euros par ménage, dont 20 rien que pour les carburants. Ces chiffres varient fortement selon qu'on habite en zone de ville ou à la campagne. Ainsi, par an, le coût moyen du carburant va de 650 euros en ville à 1 500 euros à la campagne !

Même en ne prenant en compte que la hausse moyenne des prix, aucun salarié n'a touché 40 euros de plus chaque mois sur sa paie ou sa pension. Puisque tout augmente, paies, pensions ou allocations doivent aussi suivre. Il faut imposer l'échelle mobile des salaires, des retraites et des allocations.