Ydes (Cantal)

Quand l’Education nationale organise la précarité et la désertification

Brève
01/06/2022

Samedi 21 dernier, une manifestation a eu lieu devant le collège Georges Brassens d’Ydes dans le Cantal. Elle rassemblait parents, enseignants, et élus et maires de la Communauté de communes Sumène-Artense, venus protester contre la suppression de deux postes de professeurs à la rentrée prochaine. En effet, suite au départ en retraite de l’enseignant de SVT et à la mutation de celui de Technologie, le rectorat a décidé la suppression pure et simple de ces deux postes.

Dans le même temps, une enseignante de SVT titulaire à Argentat demandait sa mutation pour Ydes afin de se rapprocher de son domicile. Elle n’a pas eu sa mutation et se retrouve maintenant sans poste, alors qu’à Ydes, il y a besoin d’un professeur de SVT. Une pétition circule pour relayer la protestation.

Macron et son « Ministère de l’Éducation nationale pour l’égalité des chances » se payent de mots.

Lycée Pierre-Joseph Bonté à Riom (63)

Non aux nouvelles tentatives d'expulsion

Brève
08/05/2022

Après avoir tenté d'expulser Ali, élève du lycée Pierre-Joseph Bonté à Riom, la préfecture s'attaque maintenant à deux autres lycéens d'origine étrangère en leur expédiant une "Obligation de quitter le territoire français". Les enseignants appellent à une manifestation vendredi 13 mai prochain à 10 h qui partira du lycée vers la sous-préfecture.

L'administration préfectorale s'acharne contre des jeunes qui ont pour seul tort de ne pas avoir la nationalité française ou ukrainienne. Tout comme Ali, ces jeunes doivent pouvoir bénéficier d'un droit de séjour et pouvoir continuer à suivre leur scolarité en paix, sans plus de tracas.

Expulsion d'Ali

Recul de la préfecture du Puy-de-Dôme

Brève
26/04/2022

Vendredi 15 avril dernier, plusieurs centaines de lycéens et d'enseignants du lycée Pierre-Joseph Bonté à Riom (63) se sont massés devant leur lycée pour soutenir Ali, un élève de 19 ans, en 2e année du CAP charpente. Une pétition de soutien a recueilli de son côté 5 000 signatures en 3 jours. Le garçon d'origine ivoirienne s'est vu refuser un titre de séjour par la préfecture du Puy-de-Dôme et a reçu une Obligation de quitter le territoire français.

L'ampleur des réactions à cette violente et odieuse décision a finalement contraint le préfet à renoncer à l'expulsion d'Ali et à lui accorder un droit de séjour. Un droit qui devrait aller de soi et être accordé, comme aux Ukrainiens, à tous ceux qui en font la demande.

La Poste Saint-Eloi à Clermont-Ferrand

Quand le modernisme cache les réductions d'effectifs

Brève
26/04/2022

Fermé depuis la mi-janvier, le bureau central de la Poste Saint-Eloi va rouvrir ses portes le 27 avril. Situé en plein centre de Clermont-Ferrand, le bureau rénové est bourré d'automates et de machines digitales. Et, en plus, à partir du mois de mai, entrera en fonction une salle dédiée à l'examen du code du permis de conduire. Il y aura à sa réouverture des agents chargés de guider les usagers qui ne sont pas familiers de l'électronique et du numérique. Mais combien d'agents et pour combien de temps : la Poste ne le dit pas.

Elle est muette sur la réduction des effectifs opérée. Il y avait 310 000 postiers en 2004, leur nombre s'est réduit à 245 000 en 2021.

Pourboires

La paie ne doit pas être aléatoire

Brève
26/04/2022

Au café et chez le coiffeur, le pourboire tendrait à disparaître. L'usage des tickets-restaurants et des cartes bancaires pousse à cette suppression.

Les salariés de la coiffure ou de la restauration savent qu'ils ne peuvent pas compter sur des pourboires pour arrondir leur paie. Ce qu’il leur faut, comme à tous les salariés, c’est un véritable salaire d’au moins 2 000 € net par mois.

Et c'est tant mieux. Le pourboire n'est pas un complément de salaire. La paie des salariés ne doit pas dépendre de la charité, de l'humeur des clients ou du temps qu'il fait.