Dans le Puy-de-Dôme comme dans le reste du pays

L’Education scolaire à la diète

Brève
06/02/2024

Pour le Puy-de-Dôme, l’Académie prévoit 37 fermetures et 16 ouvertures de classes. Et aucun poste de remplaçants ne sera créé alors que sur la dernière année scolaire 2 400 heures de cours n’ont pas été remplacées. Cette carte scolaire présentée vendredi 2 février par le directeur académique pour l’année 2024-2025 a été rejetée par les syndicats, et des parents d’élèves, comme à Sauxillanges ou à Châteldon, se sont déjà mobilisés pour se faire entendre.

De l’aveu même du directeur académique, le nombre d’enseignants pour 100 élèves dans le Puy-de-Dôme est faible : « Il faudrait créer 150 postes dans le département » ne serait-ce que pour atteindre la moyenne nationale.

Tels sont les choix du gouvernement : l’Education est mise à la portion congrue tandis que le budget militaire grimpe en flèche.

CCAS Clermont-Ferrand

Un monde à changer

Brève
26/01/2024

Le CCAS de Clermont-Ferrand accuse une dette cumulée d'environ 10 millions d'euros.
Le président, O. Bianchi, montre du doigt les conséquences de la Covid et de l'inflation, mais surtout, le recours à l'intérim dû à l'absentéisme et le "coût" du Ségur de la santé. En clair ce serait la faute des salariés du CCAS.
Cela permet d'occulter le désengagement de l'Etat dans le financement des collectivités, notamment sous Hollande, et la dégradation des conditions de travail responsable des arrêts maladie.
Le maire a donc choisi de supprimer l'accès au service d'aide et d'accompagnement à domicile à plusieurs centaines d'usagers. Ils ont dû, du jour au lendemain, se tourner vers le privé ; pour ceux qui en ont eu les moyens et qui ont trouvé une place.
De plus, 28 salariés se retrouvent sans travail, leur contrat n'étant pas renouvelé.
Tant que survivra cette société capitaliste pronant la rentabilité et le profit, jusque dans les services publics, il n'y aura pas de salut pour les usagers ni pour les travailleurs.

Panne Intercité Paris – Clermont-Ferrand

Larmes de crocodile

Brève
21/01/2024

Suite à la panne de huit heures du train Paris – Clermont-Ferrand dans la nuit de vendredi à samedi 20 janvier, on pleure dans les chaumières… politiciennes.

De Laurent Wauquiez, président LR de la région Auvergne – Rhône-Alpes à Olivier Bianchi, maire PS de Clermont-Ferrand, tous dénoncent la vétusté de la ligne et « l’inertie » du gouvernement.

Ces cris d’orfraie pourraient être attendrissants, si ces personnages, n’avaient participé ou soutenu des gouvernements de gauche comme de droite qui n’ont eu de cesse de supprimer du personnel et d’économiser tant sur l’entretien que sur le renouvellement du matériel ferroviaire.

Collège de La Jordane à Aurillac (Cantal)

Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage

Brève
21/12/2023

Le collège de La Jordane à Aurillac, le plus gros du Cantal avec 500 élèves, va être progressivement et définitivement fermé d’ici 2028. Cette décision prise par la majorité de droite du Conseil départemental, sans création d’un nouveau collège, soulève l’indignation des parents d’élèves, des enseignants et du personnel.

Pour justifier cette fermeture, le Conseil prétexte la diminution future pressentie du nombre des collégiens dans tout le Cantal, l’état déplorable du collège de type Pailleron datant de 1965 qui n’a jamais été rénové, et sa pollution par la présence d’amiante qui n’a jamais été traitée non plus. Et c’est sur une réorganisation de la carte scolaire que le Conseil départemental compte pour pouvoir placer les collégiens, qui n’iront plus à La Jordane, dans les classes des divers autres collèges d’Aurillac et des environs.

Ne pas faire de travaux, fermer un collège, surcharger des classes : voilà comment sont faites des économies au détriment de l’éducation des jeunes.

Médicaments

Le capitalisme nuit gravement à la santé

Brève
15/12/2023

De plus en plus souvent, des médicaments sont manquants dans les pharmacies qu’il s’agisse de produits très courants ou pas, laissant sans soins les patients qui en ont besoin.

Les différents acteurs de la filière expliquent que ce serait dû au fait que les molécules sont fabriquées à l’étranger et que la France serait un marché peu attractif : les médicaments seraient achetés plus chers dans les pays voisins.

Ce n’est pourtant pas l’étranger, mais la loi bien capitaliste de l’offre et de la demande qui est la cause de ces pénuries. Dans cette société, les médicaments ne sont pas produits en fonction des besoins des patients mais vendus aux plus offrants, même si cela prive de tout soin ceux qui sont malades.