Michelin :  Les actionnaires sont gavés

Echo d'entreprise
17/02/2022

Le siège social à Clermont-Ferrand

Michelin vient d’annoncer les bénéfices réalisés l’an dernier : 1,85 milliard d’euros de bénéfices, soit une augmentation de 200 % par rapport à 2020 !

Face à ce résultat, « le groupe a exceptionnellement souhaité aller plus loin dans la reconnaissance de la surperformance réalisée cette année ».

Pour les salariés cela se résume à une « prime exceptionnelle » de 600 euros, à comparer aux près de 15 000 euros de bénéfices gagnés par travailleur du groupe. Quant aux augmentations de salaires annoncées pour 2022, elles sont très inférieures à l’inflation officielle.

Mais pour les actionnaires se sera le doublement des dividendes. Ils passent de 2,30 € à 4,50 € par action, soit une augmentation de pratiquement… 100 % !

Pour réellement augmenter leur salaire, les travailleurs ne pourront compter que sur leur propre lutte.

Michelin (Clermont-Ferrand) :  Débrayages pour les salaires à l’usine des Gravanches

Echo d'entreprise
24/01/2022

Rassemblement devant les Gravanches le 20 décembre 2021

Cette année, les réunions salariales ont abouti à l’annonce d’une Augmentation Générale (AG) de 2% pour les ouvriers… même pas au niveau de l’inflation officielle de 2,3% en 2021. Cela représente 30€ nets pour un salaire de 1500€, a peine de quoi compenser la hausse du gasoil en un an ; donc rien pour payer la hausse des prix de l’électricité, du gaz, des fruits et légumes, des pâtes…

Pour les autres catégories c’est 0% d’AG. Elles devraient se contenter d’augmentations individuelles, par définition incertaines, de 1,9 % « en moyenne »,.

Entre temps, les analystes boursiers anticipent les annonces des résultats de Michelin pour 2021 avec une prévision de 1,9 milliards d’euros de bénéfice net. Elle dépasse le résultat record de 2019, avec un chiffre d’affaires inférieur en raison de suites de la crise sanitaire. Cela représente plus de 15 000 euros par travailleur de cette multinationale.

A l’usine des Gravanches, vendredi 21 janvier, dans l’équipe du matin, une partie des ouvriers en fabrication ont décidé d’arrêter les machines. Après s’être réunis au réfectoire, ils ont décidé de faire le tour de l’usine, entraînant plusieurs autres travailleurs avec eux. Une partie a attendu l’arrivée de l’équipe suivante devant le tourniquet. Informés par téléphone , ou à leur arrivée à l’usine, une partie des équipes du soir et de nuit ont fait grève.

Après le Ras-le-bol déjà exprimé par les arrêts de travail des 19 et 20 décembre, ce mouvement est un bon présage pour l’avenir

Michelin – Clermont-Ferrand :  Il y en a marre !

Echo d'entreprise
21/12/2021

Ce dimanche, plusieurs arrêts de travail ont eu lieu à l’usine des Gravanches à l’appel de la CGT et de SUD. Selon les ateliers et les équipes, ce sont 30 à 75 % des salariés qui sont sortis et jusqu’à 100 % dans un atelier.

C’est un ras-le-bol général qui s’est exprimé : dégradations des conditions de travail, rappels incessants des chefs pour venir boucher les trous en semaine, manque d’effectifs, salaires et primes insuffisants.

Lundi, les travailleurs en équipe 3x8, ont découvert avec satisfaction le succès de la mobilisation de la veille. Et certains ont pris le relais de leurs camarades des équipes de fin de semaine en faisant grève ou en quittant leur poste en cours d’équipe car leurs problèmes sont les mêmes.

Pour beaucoup c’était la première grève à laquelle ils participaient. Un bel encouragement pour l’avenir pour beaucoup de jeunes embauchés qui n’ont encore jamais fait grève et pour tous ceux qui pensaient jusque-là que les luttes ouvrières n’étaient plus possibles.

Michelin - Clermont-Ferrand :  Le scandale des suppressions d’emplois continue

Echo d'entreprise
08/12/2021

Michelin a annoncé la 2ème étape de son plan de 2300 suppressions d’emplois qui a pour objectif un gain de productivité de 5 % par an.

Ce sont 614 postes qui vont disparaître en 2022, dont 469 à Clermont-Ferrand et 32 au Puy-en-Velay.

C’est une bonne nouvelle pour les actionnaires dont les dividendes ne cessent d’augmenter, au même rythme et même plus vite que les profits.

Profits qui auront entre autre été gagnés par le blocage des salaires pour une grande partie des travailleurs, et une augmentation ridicule pour les autres. Mais aussi par l’intensification de la charge de travail.

Il faudra imposer à Michelin, comme à toutes les grandes entreprises, de prendre sur leurs profits et sur les fortunes des actionnaires pour maintenir tous les emplois et répartir le travail entre tous.

Michelin  :  Le coût du capitalisme

Echo d'entreprise
05/11/2021

Michelin vient d’annoncer la suppression de 114 postes à l’usine de Troyes, correspondant à l’atelier fabriquant la gomme. L’activité sera délocalisée… à Montceau-les-Mines où il y aurait seulement une vingtaine de postes créés.

L’argument est que la production à Troyes serait trop coûteuse. Mais le groupe vient d’annoncer un chiffre d’affaires de 17,2 milliards d’euros et le président Menegaux affirme que « le groupe affiche des performances très solides » pour le plus grand profit des actionnaires.

D’un côté, ce sera, dans la région de Troyes, 114 emplois de moins et autant de chômeurs en plus. De l’autre, ce transfert va entraîner l'augmentation de la charge de travail pour les salariés de Montceau-les-Mines. Voilà ce qui coûte cher au monde du travail.

Michelin :  La crise... connais pas !

Echo d'entreprise
24/05/2021

A l'assemblée des actionnaires du 21 mai, Michelin a annoncé une augmentation de 15% du dividende qui leur sera versé. Les gros actionnaires vont récupérer autour de 410 millions d'euros sur les 625 millions d'euros de bénéfices réalisés en 2020.

Et en 2021, Michelin prévoit 2,5 milliards de bénéfices et une provision d’un milliard.

Au bout d’une année de crise sanitaire, la santé financière du groupe, elle, reste bonne.

Du côté des travailleurs, il n’en est pas de même. L'augmentation générale des salaires prévue sera de 0,5% à partir de mai, soit 5 à 7 centimes de l'heure. Et 0% pour les techniciens et cadres.

Michelin poursuit son plan d’attaque contre les travailleurs avec des salaires en bas de l’échelle, des centaines de suppression d'emplois et une dégradation des conditions de travail pour ceux qui restent.

C'est de cette aggravation de l'exploitation que Michelin tire des profits plus que confortables.

L'argent dans les coffres-forts de Michelin ne manque donc pas pour augmenter les salaires. Mais pour obtenir des salaires décents, les travailleurs n’ont pas d’autre choix que de préparer leur propre plan de lutte pour imposer leurs revendications.

Michelin :  Un « plan stratégique » … pour les actionnaires

Echo d'entreprise
13/04/2021

Une entrée de l‘usine de Cataroux

La direction de Michelin a présenté ce jeudi 8 avril aux milieux financiers son « plan stratégique 2030 ».

Elle a pris des engagements dont la teneur n’est pas la même suivant qu’il s’agisse des salariés ou des « investisseurs ».

Pour les travailleurs, elle vise à supprimer 2 300 emplois. Quant aux embauches qu’elle prétend créer, ce sera soit dans de nouvelles activités, soit en récupérant des activités confiées à la sous-traitance. Donc le travail actuel se fera avec moins de salariés, et des sous-traitants risquent de mettre la clef sous la porte. C’est sur le dos des travailleurs que Michelin compte « gagner 5 % de gain de compétitivité par an ».

Par contre, pour les actionnaires, le groupe promet du sonnant et trébuchant, en annonçant sa volonté de leur distribuer au moins 50% du bénéfice net dès 2022 contre au moins 35% jusqu’à présent.

Crise économique ou sanitaire, les capitalistes se gavent sur le dos des travailleurs.

Michelin :  Osiris, dieu des actionnaires

Echo d'entreprise
09/04/2021

Michelin vient de mettre au point, à l’usine de Blavozy (près du Puy-en-Velay), une nouvelle technologie, baptisée « Osiris », capable de gagner en productivité dans la confection des pneus. A l’heure de la mode écologique, il vante surtout le gain en consommation d’énergie et émission carbone.

Par contre, il est moins prolixe sur la réduction des travailleurs nécessaires à la production de ces pneus. S’il prétend, pour l’instant, qu’aucun licenciement ne sera lié à ce projet, comment ne pas le mettre en relation avec le plan général de 2 300 suppressions de poste annoncé en ce début d’année ?

Cerise sur le gâteau, l’entreprise bénéficie pour ce projet d’une aide de l’Etat de 1,75 millions d’euros, dans le cadre du plan France Relance pour la décarbonation de l’industrie.

Aristote disait : « Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous ». Michelin traduit : « Le progrès ne vaut que s’il est partagé entre les actionnaires ».

Michelin :  Loin de freiner, les bénéfices roulent

Echo d'entreprise
16/02/2021

Une entrée de l’usine Cataroux à Clermont-Ferrand

Michelin vient de publier les résultats 2020. S’ils n’atteignent pas les records des années précédentes, le moins que l’on puisse dire est qu’ils se portent bien : 625 millions d’euros ! Cela représente 5 000 euros par salarié de cette multinationale.

Autre preuve de cette bonne santé, les dividendes passent à 2,30 euros par action, soit 15 % d’augmentation. À comparer avec l’annonce faite la semaine dernière concernant les salaires 2021 : 0,5 % d’augmentation générale pour les ouvriers… et 0 % pour beaucoup d’employés, techniciens et cadres.

Et comment justifier l'annonce scandaleuse des dernières 2 300 suppressions de postes ?

Michelin a les moyens de maintenir tous les emplois et d’augmenter les salaires.

Michelin :  Politiciens au service des capitalistes

Echo d'entreprise
13/01/2021

Une entrée de Cataroux à Clermont-Ferrand

Lorsque Bridgestone (entreprise d’origine japonaise) annonçait 900 suppressions d’emplois au mois de septembre, tous les politiciens, de Xavier Bertrand président de la Région Haut-de-France, jusqu’à Bruno Le Maire ministre de l’économie, criaient au patron voyous ou à l’assassinat. Mais ils n’ont empêché aucun licenciement.

Quand Michelin annonce 2 300 suppressions de postes, tous, de Laurent Wauquiez président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, au maire de Clermont-Ferrand, se félicitent d’un patron « bienveillant » à qui on peut faire confiance.

Ces gens-là sont d’autant plus serviles avec les patrons quand ceux-ci sont français ; mais jamais avec les travailleurs, quelle que soit leur nationalité.