Alstom Belfort

Les travailleurs se font respecter !

Brève
15/01/2024

Depuis début janvier, la direction d’Alstom a décidé de supprimer 11 jours de RTT sur 23 en échange d’une diminution du temps de travail de 20 minutes par jours. Pour les travailleurs, c’est tout simplement 11 jours de congé que le patron leur vole.

Mardi 9 janvier les syndicats CGT, CFDT et CGC ont appelé à une journée de grève. 120 travailleurs ont répondu à l’appel. La grève a été reconduite pour le lendemain. Mercredi après-midi, la direction a engagé des discussions avec les syndicats. Mais les grévistes ont réaffirmé que la seule chose qui comptait, c’est le maintien des 11 jours RTT volés. Du coup la grève a été reconduite pour le lendemain.

Le vendredi matin, une trentaine de soudeurs ont de nouveau débrayé. En faisant le tour des ateliers ils ont entrainé une dizaine d’ouvriers. À une quinzaine, ils sont allés bloquer une locomotive qui devait partir. Mais suite aux menaces de sanction, ces camarades ont décidé d’arrêter la grève.

Finalement, la direction Alstom a fait de nouveaux aménagements d’horaires et a proposé une prime de 100 €. D’autres réunions sont prévues avec la direction avec participation de grévistes et bien sûr chacun suivra les affaires de près.

Même si les grévistes n’ont pas obtenu ce qu’ils voulaient, ils sont fiers de s’être fait respecter et avoir réussi à faire reculer la direction.

Territoriaux de Belfort

“Nous, on paye nos factures !”

Brève
04/01/2024

À l’appel de la CGT, environ 80 travailleurs de la mairie et de l’agglomération de Belfort se sont réunis devant l’hôtel de ville, en plein marché de Noël, jeudi 21 décembre.

Employés dans les crèches, les ateliers, les gymnases, les écoles ou les bureaux, les manifestants tenaient à faire entendre leur mécontentement face au refus du maire LR d’accorder la « prime inflation ». Chacun est convaincu que, compte tenu du niveau des salaires et de l’explosion des prix, une prime ne suffira pas et qu’il faudra arracher de réelles augmentations de salaire. Mais le refus du maire d’accorder cette prime de 300 à 800 euros est ressenti par tous comme un mépris profond, que les manifestants tenaient à dénoncer.

Cela vient quelques jours seulement après que l’adjoint aux sports a été contraint à la démission pour s’être fait pincer dans une affaire de fraude au compteur Linky pour réduire les factures d’électricité de son domicile et de ses deux commerces. Tout le monde avait en tête cette histoire, qui illustre les mœurs de ceux qui donnent des leçons au quotidien à ceux qui n’ont pas d’autre choix que de payer leurs factures.

Le froid et la pluie n’ont pas douché l’enthousiasme des présents, contents

 

(Article paru dans l'hebdomadaire "Lutte Ouvrière" N° 2892 paru le 04 Janvier 2024 )

Stellantis Sochaux

Des ouvriers “Chaud Bouillants”

Brève
29/12/2023

Le 15 décembre, à l’usine Stellantis de Sochaux, dans l’un des deux ateliers de fabrication du ferrage, une vingtaine d’ouvriers se sont retirés de leur poste à cause du froid ambiant.

Certains d’entre eux étaient venus avec leur propre thermomètre pour confirmer ce que tous ressentaient et, pour être à l’aise et au chaud, ils se sont retrouvés dans une aire de repos.

La production arrêtée, il n’a pas fallu longtemps pour que la hiérarchie, chef du personnel compris, vienne à la rencontre de ces travailleurs. Elle a été reçue comme il se doit : « 11 milliards d’euros de profits en six mois et même pas foutus de nous faire travailler dans de meilleures conditions ! »

Cette forme d’action a été efficace, puisque le chauffage a été tout de suite augmenté et qu’en quatrième vitesse des canons d’air chaud ont été mis en fonction. La maîtrise, qui d’ordinaire rechigne à distribuer des vestes chaudes, a ouvert les armoires qui en étaient bondées et a fait la distribution. Enfin, d’une voix hésitante, un membre de la direction a demandé : « Alors vous reprenez le travail ? » Les ouvriers lui ont répondu qu’il fallait encore attendre que la température monte tandis que, apprenant ce qui s’était passé, les ouvriers de l’autre bâtiment du ferrage épinglaient des responsables pour la même cause. Ceux-ci voulant sans doute éviter qu’il y ait les mêmes effets, le chauffage a été augmenté illico presto.

Trois quarts d’heure plus tard, la température des ateliers avait pris quelques degrés de plus et les ouvriers pouvaient être satisfaits d’avoir obligé le patron à en rabattre sur ses économies mesquines à leurs dépens.

 

Article du journal Lutte Ouvrière N°2891 paru le 28 Décembre 2023

Besançon

Non aux démolitions de logements HLM !

Brève
28/12/2023

Planoise : immeuble rue de Picardie vidé de ses habitants et promis à la destruction

La ville de Besançon et les organismes logeurs rénovent le grand quartier populaire de Planoise par l'opération "Planoise se réinvente !". En fait, des immeubles construits dans les années 1970 sont détruits alors que la crise du logements social est à son sommet en France avec 2,3 millions de personnes sur liste d'attente.

Ces destructions pour reconstruire du neuf ailleurs sont beaucoup plus coûteuses qu'une réhabilitation. Pour bien des habitants comme pour des architectes, ce choix est aberrant quand la structure de l'immeuble est bonne. Les organismes logeurs déplacent des locataires dans d'autres quartiers. Des personnes âgées autonomes qui connaissaient tout de leur voisinage se retrouvent isolées.

Mais dans une grande barre rue de Champagne, les locataires protestent et se mobilisent pour éviter la destruction de l'immeuble.

Haute Saône

Grève au Foyer Comtois

Brève
23/11/2023

Depuis plus d'un an, les alertes  se multiplient à propos des conditions de travail au Foyer Comtois, foyer accueillant des enfants placés au titre de la protection de l'enfance, à Autet (70).

Cet établissement est géré par l'ADDSEA, qui regroupe en tout environ 600 salariés en Franche-Comté.

En plus des difficultés communes à tout le secteur social, les salariés du Foyer Comtois doivent subir une direction qui ne respecte ni les salariés ni leurs droits et ne leur reconnaît pas la moindre autonomie dans l'accompagnement des enfants.

Pour ne donner que quelques exemples, les congés de cet été n'ont été communiqués qu'en juin, des salariés ont eu des mises à pied sur des jours de repos, etc. Quant à l'autonomie des éducateurs, ils n'ont pas accès à la photocopieuse, doivent quémander le moindre euro pour répondre aux besoins des enfants, etc. Ainsi, sur 40 salariés, il manque aujourd'hui un chef de service, deux éducateurs, trois Assistants Familiaux, un psychologue, ainsi que deux maîtresses de maison (sur 3) et une femme de ménage (sur 2) en arrêt longue durée. 

Ainsi depuis juin 2023, il y a eu 8 démissions sur 40 salariés. Ce 22 novembre, les salariés ont décidé de montrer qu'ils n'en pouvaient plus et qu'ils étaient prêts à se mobiliser.

Avant même que la grève commence, comme par miracle, les Assistantes Familiales ont enfin obtenu le remboursement des frais qu'elles avaient avancés depuis septembre.

De même, le 20 novembre, la direction présentait enfin un plan d'action sur les risques psychosociaux dans cet établissement en CSSCT, plan d'action attendu depuis fin mars !

Le 22 novembre, une vingtaine de salariés se sont mis en grève et regroupés en bas du Foyer Comtois à Autet, puis sont partis en manifestation dans les rues de Dampierre-sur-Salon.

C'est une première mobilisation réussie et peut-être une des premières manifestations de l'histoire du village. En fin de manifestation, les salariés ont discuté des suites à donner et ont élu un comité de mobilisation pour continuer la lutte.