Sochaux

Ce sont les capitalistes qu’il faudra définitivement mettre sur la touche !

Brève
14/07/2023

La faillite du club de football historique de Sochaux Montbéliard a fait couler beaucoup d’encre dans la presse du pays de Montbéliard.

À l’origine, le FCSM a été créé par la famille Peugeot, qui, pour des raisons marketing, en a fait un des premiers clubs professionnels. Peugeot a vendu le club en 2014, déjà au bord du gouffre financier à l’époque, à un repreneur affairiste chinois puis mis en gérance à des affairistes du sport espagnol.

Finalement, la DNCG (Direction nationale des comptes de gestion) a décidé la relégation du FCSM car le club est trop endetté. Pourtant les collectivités locales du Pays de Montbéliard avaient mis la main à la poche avec l’argent des contribuables pour lui payer un stade tout neuf.

Quant aux salariés qui faisaient tourner le club, sans être joueurs professionnels, leurs emplois risquent d’être sacrifiés sur l’autel des profits car dans cette société, le sport de haut niveau est une machine à faire du fric, comme les autres.

 

Motherson SMRC (Rougegoutte, Territoire-de-Belfort

Cinq jours de grève pour la prime d'intéressement

Brève
06/07/2023

Les grévistes à l'arrière de l'unité 2, usine de Rougegoutte.

La grève commencée lundi 26 juin pour une prime d'intéressement plus élevée, s’est terminée vendredi 30. Faute de planches de bord, les chaînes de montage de l’usine Stellantis de Sochaux ont été arrêtées le mercredi après-midi, le samedi et le lundi matin. Quelques grévistes avaient repris le travail le jeudi ou le vendredi.

Le vendredi, la direction proposait soit les salariés acceptaient 720 € brut, prime de fin de conflit incluse, soit rien du tout. Des grévistes ne pensaient pas pouvoir obtenir plus quand d'autres estimaient qu'avec les jours de grève, il ne restait que 150 € net, donc rien de plus par rapport aux propositions de départ.

Le syndicat FO d’abord le vendredi matin puis le syndicat CGT en fin d’après-midi ont signé l’accord avec la direction. A la reprise du travail le lundi, les discussions entre travailleurs continuaient et les liens sont plus forts entre les deux unités de production.

Les travailleurs de Motherson sont bien conscients que tous les reculs imposés par leur direction participent aux milliards de profits réalisés par le groupe Stellantis. Les grévistes ont montré qu'ils n'acceptaient pas leurs diktats, même s'ils n'ont pas obtenu ce qu'ils souhaitaient. Ce n'est pas la première fois qu'ils se défendent et sans doute pas la dernière.

Motherson (SMRC) Rougegoutte (Territoire de Belfort)

La force des travailleurs, c'est la grève

Brève
27/06/2023

Après des discussions avec les syndicats où la direction laissait entendre qu’elle n’accorderait rien, elle annonce lundi matin 26 juin, qu’elle accorde une prime minable de 100 euros brut ! Aussitôt, la grève s’est alors propagée dans les ateliers. Les ouvriers se sont rassemblés ensemble devant l’une des deux usines et fait comprendre au Directeur venu s’expliquer qu’ils voulaient une vraie prime d’intéressement de 2000, 3000 et même 4000 euros se référant à celle obtenue à Sochaux.

La grève s'est poursuivie largement dans l’équipe d’après-midi, puis la nuit , parmi les embauchés et quelques intérimaires. La production de panneaux de porte et surtout de planches de bord qui alimentent Sochaux en flux tendu est très, très diminuée.

Le lendemain mardi 27 juin, la grève continuait .Ce ne sont pas les discours du Directeur comme quoi "ce n’est vraiment pas le moment de faire grève", "ça va mettre à l’arrêt Stellantis" (le numero Vert y a été déclenché pour à partir de mercredi), "nous, vous sommes tous en difficulté, réfléchissez"  qui allaient ébranler les grévistes.

Il y en a tellement marre des cadences de plus en plus intenables, des opérations à faire en plus, à moins nombreux, pour que les actionnaires ramassent toujours plus de millions. Et la colère qui s’est accumulée à force de provocations et de mesquineries, le comble ayant été atteint quand des pizzas présentées comme offertes par l’entreprise ont été décomptées de la prime de panier le mois suivant !

Les travailleurs relèvent la tête. Ils ont mille fois raison !

Forvia/Faurécia) Nord Franche-Comté

Les subventions explosent, les emplois s'évaporent...

Brève
25/06/2023

L'équipementier automobile Forvia/Faurecia a touché en 5 ans 7.2 millions d'euros d'aides directes et indirectes de la région Bourgogne Franche-Comté pour ses sites de Bavans et Allenjoie dans le Pays de Montbéliard, dédiés à la transition énergétique du thermique vers l'hydrogène . Le groupe a aussi annoncé avoir reçu en octobre 2022, 213 millions d'aides de l'UE pour sa filière hydrogène.

À quoi servent ces aides massives ? Manifestement pas à sauver l'emploi,  car le groupe a fermé un site dans l'Indre et a supprimé 70 CDI sur celui d'Allenjoie et les intérimaires moitié moins nombreux (110 au lieu de 200).

Ces groupes riches à milliards se gavent d'argent public et licencient à tour de bras pour augmenter leurs profits et les dividendes attribués aux actionnaires.

Pour nous protéger des licenciements, il faudra que les travailleurs mettent leurs nez dans leurs comptes.

Belfort

L’Armée s’amuse

Brève
22/06/2023

Du 12 juin au 23 Juin, un régiment militaire de Bourogne, près de Belfort, organise de grandes manœuvres appelées pompeusement « Royal Black Hawk » dans le Doubs et le Territoire de Belfort. Pendant une dizaine de jours, plus de 400 militaires venus de toute l'Europe s'affrontent dans un entraînement grandeur nature.

Derrière cette appellation se cache un exercice, qui s'étend sur des terrains situés près de Belfort, mais aussi Besançon (Doubs) et, logiquement, au camp militaire de Valdahon (Doubs). Des armées de 5 pays y sont présentes

Le gradé responsable de cette sauterie a déclaré à la presse : « Depuis 20 ans nous faisions ce que l'on appelle de la contre-insurrection, face à un adversaire mobile, faiblement armé ». « La guerre en Ukraine nous oblige à nous adapter à un conflit à haute intensité », (…)

L'État n'a pas d'argent pour les retraites et les salaires, mais des milliards pour l'armée... On n'aura pas de retraite, mais on pourra faire la guerre. Ne nous résignons pas à un tel avenir