Est de la France : concentration de la presse régionale

Ebra... m'en tombent

Brève
16/02/2023

Les exemplaires des journaux L’Est républicain affichent un nouveau logo depuis quelques mois. La banque Crédit Mutuel et le groupe Ebra constituent le premier groupe de presse régional. Ils possèdent les journaux de la région Rhône-Alpes avec Le Progrès, Le Dauphiné, ceux de Bourgogne et de l’est de la France (L’Est républicain, Le Républicain lorrain, Vosges matin, Les DNA...) et couvrent 23 départements.

Ils ont taillé dans les effectifs des journaux qu’ils ont rachetés (moins 31 % pour le Républicain lorrain par exemple), fermé des imprimeries, revus les jours de congé à la baisse. Selon la FILPAC CGT, les journalistes dénoncent les pressions en tout genre pour favoriser les éditions Web et le tape à l'oeil. Les rédactions refusent des articles et privilégient l'événementiel d'entreprise.

Cette concentration de la presse et de la télévision n’est pas nouvelle. C’est une manne financière pour les banques et un moyen de fabriquer l’opinion.

Réseau de chauffage Besançon Planoise

Engie à la manœuvre : les locataires ne veulent pas être enfumés

Brève
15/02/2023

Immeubles détruits rue du Luxembourg à Planoise

Avec les nombreuses démolitions dans le quartier de Planoise, le nombre d'habitants diminue et la société Celsius, filiale d'Engie, gestionnaire du réseau de chauffage urbain, perd des clients. Pour y remédier, un projet est à l'étude avec Grand Besançon Métropole pour étendre le réseau au quartier Saint-Ferjeux et même jusqu'à la boucle, soit plusieurs kilomètres de canalisations à installer.

Si ce projet est décidé, qui paiera ? Des habitants de Planoise s'inquiétent et se sont réunis parce qu'ils veulent être informés par Celsius mais aussi Grand Besançon Métropole. Ils craignent de voir leurs factures augmenter encore plus à l'avenir, après les dernières hausses.

Engie a vu ses bénéfices atteindre des records pour l’année 2022. Les locataires n'ont pas à subir de nouvelles hausses qui enrichissent ces parasites.

 

Belfort

Manifestation des salariés des Nouvelles Galeries qui craignent une fermeture

Brève
15/02/2023


Manifestation des salariées des Nouvelles Galeries Belfort

Besançon : salariés des Nouvelles Galeries rue des Granges

Près des trois-quarts des salariés des Nouvelles Galeries de Belfort ont répondu mardi 14 Février à l'appel au débrayage lancé par les syndicats pour exprimer leurs inquiétudes face à une menace de fermeture.

Comme leurs camarades des Galeries Lafayette situées à Besançon qui eux aussi ont manifesté.

Le groupe Hermione People & Brands (HPB), qui possède 26 Galeries Lafayette en France, est aussi l'ex-propriétaire des enseignes Camaïeu, liquidée en septembre, et Go Sport, placée en redressement judiciaire.

35 salariées risquent de perdre leurs emplois, les fournisseurs ne sont pas payés et des travaux ne sont pas réalisés dans le magasin (Toits qui fuient dans les rayons etc ...)

Le maire de Belfort se dit prêt à racheter les locaux. Pas de quoi rassurer les salariés mais une occasion de renflouer les caisses de ceux qui les menacent de licenciements avec l'argent public

Michel Ohayon propriétaire de la holding HPB, est la 104e fortune de France, avec un patrimoine estimé par Challenges à 1,1 milliard d'euros. Aujourd’hui, ce patron, continue ses bonnes affaires en licenciant encore.

Photo1 : Manifestation des salariées des Nouvelles Galeries Belfort

Photo 2 : Besançon : salariés des Nouvelles Galeries rue des Granges

Chatenois-les-forges (Territoire de Belfort)

Hendrickson : La grève, seul ressort efficace pour les salaires !

Brève
05/02/2023

Quand les NAO ont débuté fin janvier, les travailleurs de Chatenois les Forges, au nombre de 150 dont 40 intérimaires, étaient décidés à ne pas accepter les propositions avancées par leur Direction, même si c’était un peu plus que les broutilles accordées les années passées.

Ils produisent des lames de ressorts et pièces de suspension pour camions ; Volvo est le principal donneur d’ordre. Ras l’bol des salaires ramenés au plancher et des pressions toujours plus dures, pour sortir la production sur des machines vieillissantes. « L’entreprise réalise des chiffres records, mais il n’y a aucun partage », « Un mépris total », « On donne tout, avec rien en retour ».

La grève, démarrée le 30 janvier, est repartie le lendemain de celle appelée contre la réforme des retraites, mercredi matin 1er février, très suivie, mettant l’usine à l’arrêt. Les ouvriers étaient déterminés à faire reculer la Direction.

Celle-ci l’a bien senti, le directeur disant : « On a empilé un certain nombre de crises, la tension sociale est globalement forte ».

Il a alors été obtenu 150 euros d’augmentation pour tous (au lieu des 70 proposés initialement) et 2000 euros de prime entre l’intéressement et le « partage de la valeur », (au lieu de 1000), avec la fierté en plus d’avoir su relever la tête collectivement !

 

 

 

 

 

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Stellantis Sochaux

Ce sont les exploiteurs qui fabriquent le chômage de masse

Brève
03/02/2023

Actuellement, environ 750 ouvriers, dont une majorité de travailleurs intérimaires travaillent dans l'équipe de nuit que la direction de PSA à Sochaux va supprimer en avril prochain. Cette équipe qui produit des 3008 et 5008 était en place depuis six ans.

Une attaque contre l'emploi

Aujourd’hui, les cadences de production sont au maxi, l’arrêt de l’équipe de nuit fera, peut-être, baisser la production de 400 voitures par jour, mais licencier des centaines d’ouvriers intérimaires, de l’équipe de nuit et en 2X8, ne réduira en rien le travail de ceux qui resteront en fabrication.

Les 21 milliards d’euros de profits en 18 mois du groupe Stellantis (fusion PSA FIAT-CHRYSLER) ont été pris sur le travail de tous les travailleurs du groupe, intérimaires inclus, mais la direction de PSA se moque complètement du devenir des travailleurs intérimaires de Sochaux, et des autres usines, qu’elle rejette à pôle emploi.

À la rapacité du grand patronat, dont le groupe Stellantis fait partie, le monde du travail doit opposer l'interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire, et surtout le contrôle des comptes des entreprises et de leurs propriétaires par les travailleurs eux-mêmes.