Merck Santé - Semoy (Loiret) :  Le blocage des salaires, ça ne peut plus durer !

Echo d'entreprise
04/03/2022

Depuis le jeudi 3 mars au matin, la majorité des opérateurs de production mais aussi bon nombre de techniciens de laboratoire du site de Semoy, qui compte environ 500 salariés, se sont mis en grève pour protester contre le mépris exprimé par la direction de ce groupe pharmaceutique richissime, qui continue à vouloir bloquer les salaires et qui vient de proposer une « augmentation » en 2022 de seulement 1 %, et encore uniquement pour les salaires inférieurs à 2200 euros ! La direction n’a trouvé aucun syndicat pour signer cet accord.

Alors que tous les prix grimpent, que les coûts des pleins d’essence ou du caddie explosent, la grande majorité des opérateurs ont trouvé ces propositions pour le moins « irrespectueuses ». D’autant que le site s’est agrandi pour augmenter la production et que les semaines de travail ont été rallongées ! Bien des travailleurs ont demandé aux délégués du site « de l’action ». Et depuis hier matin, les travailleurs sont rassemblés devant le site et la production des médicaments anti-diabétiques du site est bloquée. Ils s’organisent et peuvent enfin discuter tous ensemble de ce qu’il faudrait comme salaire pour vivre dignement. Ils revotent la grève chaque fin d’après-midi.

Tous les travailleurs qui engagent la lutte pour l’augmentation des salaires alors que les profits explosent ont raison !

Facteurs d’Orléans (Loiret) :  En grève contre les suppressions de tournées

Echo d'entreprise
01/03/2022

Lundi 28 février, la dizaine de facteurs d’une équipe qui dessert Orléans se sont mis en grève reconductible, contre la suppression prévue de quatre tournées.

En tout, c’est dix tournées que la direction veut supprimer sur la plate-forme de distribution avenue des Droits de l’Homme, qui emploie 83 postiers et couvre les quartiers du nord et du centre d’Orléans.

La direction prétexte la baisse de volume du courrier. Mais les facteurs ont toujours des sacoches qui débordent et ont du mal à finir dans le temps imparti. De nouvelles suppressions de tournées et le rallongement de celles qui restent rendront tout simplement leur travail impossible.

La grève était donc reconduite le lendemain et les grévistes ont maintenu leur piquet. Ils savent que leur détermination et leur solidarité sont leurs meilleurs atouts pour faire remballer ses projets à la direction.

Hutchinson - Châlette-sur-Loing (Loiret) :  Les travailleurs ont relevé la tête

Echo d'entreprise
23/02/2022

Les ouvriers de l’usine Hutchinson de Châlette-sur-Loing (Groupe Total) ont fait cinq jours de grève pour exiger 80 euros d’augmentation de salaire.

Ils étaient près de 200 le premier jour, le 15 février. Suite aux débrayages largement suivis de la semaine précédente, le patron avait lâché 50 euros pour les plus bas salaires. Mais pour les grévistes, le compte n’y était pas. Ils veulent leur part, pouvoir vivre dignement de leur salaire, sachant que le groupe Hutchinson a versé 140 millions d’euros à Total, qui lui-même vient d’annoncer 15 milliards de profits.

Malgré le froid, les discussions autour des barbecues ont été nombreuses sur le fait que sans nous, sans notre travail, il n’y a pas de production et que ce n’est que par la grève qu’on peut faire céder le patron. Les plus anciens se rappelaient qu’il n’y avait pas eu de grève depuis 18 ans. Beaucoup attendaient de savoir si les autres usines du groupe allaient se joindre au mouvement.

« On travaille dur mais on reste digne, on veut vivre de notre salaire ». « On n’a pas le chef sur le dos à nous saouler avec la cadence, c’est un moment de liberté ».

Jeudi et vendredi le nombre de grévistes avait baissé, et lundi 21, certains tenaient encore à marquer le coup. Finalement la direction, en plus des 50 euros, a lâché 10,08 euros par mois sur la prime de panier. Même s’ils estiment être encore loin du compte, les grévistes sont fiers d’avoir enfin relevé la tête, de s’être fait respecter face aux bas salaires et au mépris de la direction.

Leroy-Somer - Saint-Jean-de-Braye (Loiret) :  Deuxième jour de grève pour les salaires

Echo d'entreprise
17/02/2022

Ce mercredi 16 février, les travailleurs de Leroy-Somer qui fabriquent des alternateurs géants pour la production électrique faisaient leur deuxième jour de grève. Commencée par des débrayages la semaine dernière, les salariés sont passés à la grève totale quand la direction du groupe a annoncé environ 2 % d’augmentation et une prime pour solde de tout compte !

Mais les grévistes disent que c’est chaque mois que tout augmente et que ce qu’ils veulent, ce sont des augmentations mensuelles, pas des primes. La grève est votée chaque jour à une cinquantaine et les autres sites Leroy-Somer, à Lyon et Angoulême, étaient aussi en grève pour les salaires.

Tous ceux qui se battent pour des salaires permettant de vivre dignement montrent la voie.

Hutchinson - Châlette-sur-Loing (Loiret) :  Les travailleurs veulent leur part

Echo d'entreprise
12/02/2022

Le 10 février, les travailleurs du groupe Hutchinson étaient appelés par les syndicats à faire grève. Dans toutes les usines, les travailleurs ont été nombreux à répondre présent. Ils ont été plus de 200 à débrayer à l’usine de Châlette pour exprimer leur mécontentement au vu des miettes qu’avait proposées la direction à la première réunion NAO : 2 % pour les salaires en-dessous de 2500 euros et zéro pour les autres. Contents de se retrouver aussi nombreux à faire la tournée des ateliers, qui pour certains étaient beaucoup moins bruyants puisque les machines ne tournaient pas.

« Les salaires au SMIC pour les plus jeunes, à peine plus pour les plus anciens, le 10 c’est la fin du mois et impossible de payer toutes les factures et les crédits. On travaille durement et on n’y arrive plus ». Les grévistes étaient d’autant plus remontés que Total, dont Hutchinson fait partie, venait d’annoncer ses 15 milliards de profits et qu’ils sont bien conscients que c’est grâce à leur travail que ces requins s’enrichissent. La goutte d’eau qui fait déborder le vase, c’est le refus d’Hutchinson de verser la prime de 550 euros que tous les salariés de Total ont eue.

En fin d’après-midi, la direction annonçait un talon de 50 euros pour les salaires en-dessous de 2500 euros brut, et 2 % pour les autres. « Mais 50 euros, c’est même pas un plein d’essence ». Dans toutes les usines du groupe, des rendez-vous ont été pris la semaine prochaine pour organiser la suite.

Michelin - Saint-Doulchard (Cher) :  Débrayages pour les salaires

Echo d'entreprise
01/02/2022

Depuis 2 semaines, les débrayages se succèdent dans toutes les équipes pour exiger une augmentation de 2000 euros nets mensuels. Plusieurs dizaines de travailleurs se réunissent tous les jours pour discuter et votent les débrayages journaliers.

Mercredi 19, à l’occasion des discussions annuelles sur les salaires, une centaine de travailleurs sur les 3 équipes ont débrayé.

Face aux dernières propositions de la direction : 2% d’augmentation générale, soit 25 euros nets par mois, les réflexions ont fusé : « ce qu’ils veulent nous donner, c’est même pas le prix d’un café par jour dans un bistrot », « 2 % d’augmentation, c’est de la provocation, alors que Michelin va annoncer des bénéfices au moins au niveau de 2019 qui était déjà une année exceptionnelle ».

Jeudi 20, les débrayages ont continué et le vendredi, au changement d’équipes, à midi, 80 travailleurs se sont regroupés pour manifester devant les portes de l’usine.

Vendredi 28 janvier, devait avoir lieu l’inauguration d’un nouveau secteur, refait à neuf avec les aides de l’État, en présence des autorités locales, ce que la direction a finalement annulé en invoquant le covid.

Les travailleurs qui avaient décidé de manifester à nouveau ce jour-là devant l’usine, pour exprimer leur colère face aux propositions ridiculement basses de la direction, ne sont pas revenus pour autant sur leur décision. Ils se sont rassemblés à plus de 50 devant la porte de l’usine, avec le soutien de militants syndicaux de la SNCF et de Rians, une entreprise de l’agro-alimentaire.

Plusieurs travailleurs en ont profité pour rappeler devant les journalistes présents que les salaires chez Michelin à l’embauche étaient de 1300 euros nets en 3x8 et qu’avec cela on ne pouvait pas vivre.

C’est pourquoi débrayages et rassemblement restent prévus cette semaine.

Sanofi - Amilly (Loiret) :  Que la direction sorte son chéquier

Echo d'entreprise
13/12/2021

A Sanofi, les négociations sur les salaires ont fourni l’occasion d’exprimer le ras-le-bol accumulé dans ce site de production et de distribution qui compte 450 personnes.
Fin novembre, 150 travailleurs avaient déjà débrayé pour les salaires. Mardi 7 décembre, c’était à nouveau la grève. Un piquet de grève bien suivi était mis en place.
Autour du brasero, les équipes de production trouvaient enfin le temps de discuter avec celles de la distribution. La vidéo où l’on voyait un groupe de grévistes qui s'invitait à la réunion de négociation en région parisienne passait de smartphone en smartphone.
Lors de cette réunion, la direction générale s’était juste contentée d’ajouter 0,2% aux 0,8% qu’elle proposait auparavant, faisant dire à certains qu’elle ne connaissait que les virgules. Cette réunion qui se terminait par le départ de la DRH sous les cris de "sors ton chéquier" avait le mérite de bien réchauffer l’ambiance. En effet, pourquoi faudrait-il que les travailleurs se contentent de miettes alors que les bénéfices explosent ? Tous les voyants sont au vert et les dirigeants promettent aux actionnaires 14% d’augmentation du bénéfice par actions.
Les travailleurs sont bien conscients que c’est sur leur dos que ces résultats sont obtenus. La direction est par exemple parvenue à faire doubler la production de paracétamol sans ajouter de personnel sur les lignes de production. Alors cette augmentation des bénéfices, c’est dans leurs bras qu’ils la ressentent, par des contrats toujours plus précaires et des cadences toujours plus soutenues.
Le mécontentement s’exprime aussi sur d’autres sites en France. Et les travailleurs de Derichbourg qui assurent l’entretien se sont mis en grève au moins sur un site. La direction n’en a sans doute pas fini avec le mécontentement.

Michelin - St Doulchard (Cher) :  Une sanction de trop qui fait éclater la colère !

Echo d'entreprise
02/12/2021

Depuis des mois, la direction et les chefs font pression pour que la production sorte coûte que coûte, alors que des postes sont supprimés et que des machines tombent en panne sans arrêt. Et en plus du travail très pénible en 3x8, mal payé, ils voudraient que les travailleurs accourent et obéissent au coup de sifflet, sinon les sanctions tombent.

Ça passe mal. Et il y a la mesure de trop.

Vendredi 19 novembre en fin de matinée, dans l’atelier Avion-neuf, suite à un différend avec un chef, un travailleur a été sanctionné, aussitôt reconduit à la porte de l’usine avec une mise à pied conservatoire, et donc privé de son salaire.

Dans l’équipe suivante, la nouvelle a déclenché une colère spontanée et partagée par l’ensemble des travailleurs de l’atelier. Ils ont arrêté le travail et exigé des explications auprès de la direction et la réintégration immédiate de leur camarade. Cette sanction a été ressentie comme une injustice inacceptable et on entendait : « c’est toujours le salarié qui paie, pas question de laisser faire ».

Après le week-end, le lundi, la colère était toujours là et s’est propagée dans presque toute l’usine.

Les débrayages ont continué, au cours desquels les travailleurs dans chaque équipe se réunissaient et décidaient de la suite, exigeant une confirmation écrite de la levée de la sanction. Ce qu’ils ont obtenu.

Le mercredi 24 novembre, la direction annonçait la réintégration de leur camarade.

Ce fut ressenti comme une victoire. Ensemble, ils avaient fait la démonstration que la solidarité ouvrière paie.

Comme beaucoup le disaient : « Quand un des nôtres est touché, c’est nous tous qui sommes touchés ».

Transdev Loiret, Cars Dunois, RATP Dev et TAO-Kéolis :  Les chauffeurs du Loiret en grève

Echo d'entreprise
09/11/2021

Lundi 8 novembre, les travailleurs des entreprises de transport de Transdev Loiret, des cars Dunois, de la RATP Dev et de TAO-Kéolis étaient en grève tous en même temps pour la première fois.

Ils travaillent pour le compte de la région, qui gère les transports interurbains départementaux, ou de Kéolis, une filiale de la SNCF qui gère ceux de l’agglomération d’Orléans. Ils dénoncent tous des conditions de travail et un matériel qui se dégradent, des salaires insuffisants qui commencent au smic et n’augmentent pas assez, des primes supprimées et des amplitudes de travail pouvant dépasser les 13 heures.

Lundi 8, 80 chauffeurs de Transdev étaient en grève sur les 200 que compte la région, et ils étaient environ 150 chauffeurs des différentes entreprises à défiler dans les rues d’Orléans, venus pour certains de Montargis et de Gien et soutenus par leurs syndicats. Dans ce cortège dynamique, une pancarte revendiquait « augmentez nos salaires ! », et les manifestants scandaient « 400 euros d’augmentation tout de suite ! » Dans les discussions, des grévistes dénonçaient à la fois les hausses de prix et « La région » qui est « le client et le patron », et plusieurs défendaient l’idée qu’il faudrait s’y mettre dans toutes les entreprises. En attendant, les salariés de chez Transdev se sont donnés rendez-vous pour décider dans les prochains jours de la suite de leur mouvement.

Hôpital psychiatrique Daumezon - Fleury les Aubrais (Loiret) :  Conditions déplorables, menaces inacceptables

Echo d'entreprise
05/10/2021

Comme dans tous les établissements hospitaliers, les personnels du site ont reçu il y a quelques semaines un courrier menaçant d'une suspension de salaire ceux qui ne seraient pas munis d'un pass sanitaire. Les travailleurs les plus précaires, notamment les ASH (Agent de Service Hospitalier) chargés du nettoyage, verraient même leur contrat suspendu définitivement.

Tous ont en mémoire l'époque où on leur avait demandé de travailler sans masque et à effectifs réduits sous prétexte de réduire les contaminations. Les effectifs étaient insuffisants avant même la pandémie, et aujourd’hui bien des postes sont encore vacants. Dans les unités de réinsertion, les équipes sont parfois même réduites à trois, alors que le minimum prévu, déjà bien insuffisant, est de quatre. Pour combler le manque de personnel, les soignants sont transférés d’un service à l’autre sans les formations nécessaires et au mépris de leur sécurité.

Quant aux infrastructures et aux équipements, on se croirait dans un autre temps. Dans une unité gratifiée du surnom « d'unité poubelles » par les soignants eux-mêmes, seulement deux chambres sont équipées de douches et de toilettes individuelles. La chambre d'isolement est équipée d'un seau pour les besoins des patients. Certaines chambres étant suroccupées, des lits de camps sont parfois installés. Ces conditions de travail déplorables, pour des salaires insuffisants, entraînent des arrêts de travail qui aggravent encore la situation.

Les menaces de sanction restent en travers de la gorge de bien des travailleurs, qu'ils aient ou non le pass sanitaire.