Abattoirs Tradival - Fleury-les-Aubrais (Loiret) :  Ne pas laisser la direction des entreprises à un patronat qui ne pense que profits !

Echo d'entreprise
18/05/2020

Au total ce sont 34 cas de Covid qui ont été dépistés sur plus de 300 travailleurs de cet abattoir de porcs. Tous les travailleurs ne sont pas encore testés mais les premiers résultats sont alarmants : sur 84 travailleurs volontaires, 22 ont été testés positifs en plus des 12 cas déjà recensés ! La préfecture du Loiret a dû décider la fermeture totale de l’entreprise cette semaine pour désinfection.

Cette entreprise Tradival a une réputation de conditions de travail très dures et de conditions d’hygiène souvent déplorables parmi les travailleurs de l’agglomération. Un atelier de préparation est fermé depuis fin novembre à la suite de découverte de listéria sur des saucisses et des andouilles.

La découverte de tous ces cas de Covid inquiète bien au-delà des travailleurs de l’entreprise.

Ce foyer épidémique comme ceux présents dans d’autres abattoirs montrent que ce secteur est particulièrement exposé et les travailleurs ne peuvent évidemment pas faire confiance au patron et aux autorités pour être protégés.

Transports de l'Agglomération d'Orléans (Loiret) :  Une reprise qui ne règle rien

Echo d'entreprise
14/05/2020

La reprise de 70 % du trafic de la TAO (gérée par Keolis) s’accompagne de menaces et d’avertissements à l’encontre des travailleurs : sanction en cas de port de masques en tissus en lieu et place des masques fournis, et mise dans l’illégalité de ceux qui useraient de leur droit de retrait. Sacrée hypocrisie, quand on sait qu'en mars la direction limitait voire refusait la distribution de masques.

Aucune distribution gratuite de masques n’est prévue en direction des usagers par la direction. Celle-ci fait reposer le respect du port du masque sur les seuls salariés et sans aucun moyen supplémentaire.

La TAO a mis un terme à la gratuité appliquée pendant la durée du confinement, alors que face à une affluence croissante, c'est encore plus nécessaire. Du coup, au prétexte de validation des titres de transport par les usagers, elle rend de nouveau obligatoire la montée par l'avant. La direction favorise ainsi la promiscuité entre voyageurs et chauffeurs, sans parler des contrôleurs qu'elle trépigne de remettre au travail.

Elle ne s’est pas souciée d’équiper les personnels de kits d'urgence afin qu’ils puissent porter assistance à des passagers qui se sentiraient mal. Elle n’a pas prévu non plus de panier-repas pour ceux qui ont repris des tournées avec coupure, alors que le restaurant d’entreprise est fermé, et qu’il est bien difficile d’utiliser les tickets restaurant dans la période.

Alors pour imposer des conditions de travail qui ne menacent pas leur santé et celle des usagers, les travailleurs ne peuvent compter que sur leur vigilance et leur action collective.

Delpharm - Orléans La Source (Loiret) :  Une prime pour tous !

Echo d'entreprise
12/05/2020

La direction a accordé une prime pour ceux qui ont travaillé entre le 16 mars et le 10 mai. Elle est de 11 euros par jour pour ceux qui étaient à l’usine et de 5,5 euros pour ceux qui étaient en télétravail. Non seulement elle ne fait pas le compte après une année sans rallonge, mais en plus une partie des travailleurs du site en ont été privés. En effet, bien que leur activité soit essentielle et que la charge de travail des travailleurs du nettoyage se soit accrue du fait de la pandémie, ni Delpharm, ni Atalian l’entreprise de sous-traitance qui les a embauchés, n’ont jugé bon de leur octroyer la même prime que celle distribuée aux personnels intérimaires et embauchés.

C’est évidemment inacceptable.

Hutchinson - Châlette sur Loing (Loiret) :  La précarité, fléau à combattre

Echo d'entreprise
12/05/2020

A Hutchinson Châlette, comme dans bien d’autres entreprises, des travailleurs en intérim ont continué à travailler pendant le confinement. Avec la reprise du travail, ils se retrouvent souvent en fin de mission.

Les patrons ont fait appel à eux malgré les risques, et maintenant, la seule façon qu’ils connaissent de les remercier c’est de les mettre à la porte.

Amazon (Loiret) :  Les affaires n’ont pas complètement cessé

Echo d'entreprise
05/05/2020

Après deux décisions de justice lui enjoignant de respecter des mesures de protection contre le Covid-19 sous peine d’amendes, la direction d’Amazon a annoncé la fermeture de ses sites en France, dont celui d’Amazon-Saran où travaillent environ 2000 travailleurs. Si ces sites sont pour l’instant à l’arrêt jusqu’au 8 mai, dans le Loiret, 400 salariés sur le site de Gidy, à côté du site principal, ont continué à travailler.

Beaucoup de colis venus d’autres pays y sont traités avant d’être livrés par des livreurs salariés ou sous-traitants d’Amazon, qui semble-t-il, n’ont guère eu plus de protection que les autres !

Leroy-Somer - Saint Jean de Braye (Loiret) :  Les travailleurs ne sont pas des gosses !

Echo d'entreprise
05/05/2020

Dans cette usine, les productions d'alternateurs et de moteurs électriques n’ont jamais cessé pendant le confinement, mobilisant des travailleurs en équipes, dont de nombreux intérimaires. Cette semaine, la direction fait aussi reprendre les ateliers gaines et câbles électriques.

Si elle prend la température de chacun en début de poste, et distribue deux masques par jour, elle se moque de faire respecter la distanciation entre travailleurs, qui sont quasi côte à côte. Cela ne l’empêche pas de faire la morale aux travailleurs concernant l’usage de la machine à café qui vient d’être remise en service. Elle menace de la mettre hors service, si le lavage des mains n’est pas respecté !

Au début du confinement, les travailleurs ont dû se mobiliser pour obtenir du gel et des masques, alors ces menaces qui les infantilisent ne les impressionnent pas. Ils savent que pour imposer la distanciation et pour se protéger, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes.

SNCF - Orléans Les Aubrais (Loiret) :  La SNCF, experte en circulation... du virus !

Echo d'entreprise
04/05/2020

À Toury, au nord d’Orléans, la SNCF avait engagé de gros travaux de voie pour équiper la ligne Orléans-Paris d’Installations Permanentes de Contre-Sens, destinées à y "fludifier le trafic".

Si les travaux se sont arrêtés au début de la pandémie, la direction SNCF a voulu, très vite, reprendre ceux-ci au motif que ce sont des travaux prioritaires pour l’infrastructure. Pourtant, il y a plus de dix ans, alors que les cheminots en charge de la circulation des trains les réclamaient, il leur était répondu que c’étaient des "investissements lourds" et qu’il fallait attendre !

Mais depuis une dizaine de jours, plus de 50 travailleurs se relaient sur le chantier, sans avoir le nombre de véhicules nécessaires, ni la possibilité d’effectuer tous les gestes barrières pourtant préconisés par la SNCF et les entreprises sous-traitantes.

Alors, si les trains prennent du retard avec les ralentissements dus aux travaux, le déconfinement est en avance. La SNCF et les entreprises de travaux engagés sur ce chantier ne peuvent sans doute pas mieux s’y prendre pour faire circuler... le Covid-19 !

Hutchinson - Châlette-sur-Loing (Loiret) :  Travailleurs volontaires ou non, même mépris patronal

Echo d'entreprise
28/04/2020

Depuis le 20 avril, l’activité est devenue obligatoire par roulement en fonction de la production. Si des mesures de protection, masques et gel, existent, travailler avec un masque et des lunettes dans des ateliers où il fait très chaud, c’est mission impossible.

La direction affirme que cette reprise de l’activité serait une bonne chose pour le moral des travailleurs, menacé selon elle par l’inactivité ! Mais se soucie-t-elle du moral de ceux qui ont été volontaires pendant des semaines, et qu’elle a remerciés avec deux jours de congé ? Des miettes qui ne font pas le compte et sont vécues comme une marque de mépris par les travailleurs volontaires, mais aussi par certains ex-confinés qui les ont rejoints ! Tous subissent le vol de leurs congés et de leurs RTT, et l’annonce qu’après le 11 mai le maintien du salaire ne serait pas garanti nourrit l’inquiétude et la colère.

Oui à la mobilité des salaires, à condition qu’ils soient à la hausse et qu’ils suivent les prix. Les actionnaires de Total, à qui appartient Hutchinson, ont reçu 1,8 milliard d’euros, c’est à eux seuls de payer la crise !

Armatis-lc (Indre) :  Confinés, pas vacanciers

Echo d'entreprise
28/04/2020

La direction d’Armatis à Châteauroux voulait prendre six jours de congés aux salariés. Devant les protestations dans de nombreux centres elle a dû reculer.

Maintenant, sur le site, elle veut discuter, négocier sur le nombre de jours.

Qu’elle cesse de mégoter... Les congés sont aux travailleurs. Les prendre, c’est du vol.

Michelin - Saint-Doulchard (Cher) :  L’équité selon Michelin...

Echo d'entreprise
26/04/2020

Les dirigeants de Michelin ont annoncé une baisse de leurs rémunérations et une réduction des dividendes de 3,85 à 2 euros. Ce serait la quote-part des actionnaires à l’effort nécessaire en cette période de réduction de l’activité.

Inutile de dire que ce ne sera pas un grand « sacrifice » pour eux, d’autant que la direction garde en permanence l’œil fixé sur le cours de l’action Michelin. Ainsi depuis le début de l'année, le groupe Michelin rachète chaque semaine pour 1,785 million d’euros de ses propres actions afin d’en maintenir le cours. Fin mars le cumul atteignait déjà 18 millions d'euros.

Les gros actionnaires n’ont donc pas trop d’inquiétude à se faire pour l’avenir, alors que les travailleurs, auxquels on a déjà volé des jours de congé, risquent dans certaines usines, comme celle de Bourges, de voir leurs salaires amputés pendant de nombreux mois en raison du chômage partiel annoncé au moins jusqu’à la fin de l’année.

A moins que les travailleurs imposent leur équité à eux, à savoir prendre sur les revenus des actionnaires pour maintenir l’intégralité des salaires.