Transports de l'Agglomération d'Orléans (Loiret) :  Des mesures de protection à imposer

Echo d'entreprise
25/03/2020

A la TAO, société gérée par Keolis (filiale SNCF), les contrôleurs et agents des boutiques, les plus en contact avec les usagers, mis en chômage partiel, ne seront payés qu’à 84 % de leur salaire. N’étant ni responsables de cette situation et n’ayant pas tous la possibilité de faire du télétravail, ils doivent être payés à 100 % !

Les conducteurs de bus et de tramway, toujours en service, particulièrement exposés aux risques de contamination, eux, ont dû exiger l’interdiction de la montée à l’avant, l’arrêt de la vente des titres de transport dans les bus et la désinfection des postes de conduite...

Mais les mesures de protections des conductrices et conducteurs restent quasi inexistantes, d’autant que le stock de masques, de gants et de lingettes est périmé ! Le gel hydro-alcoolique est distribué au compte-goutte. Selon la direction, les masques ne servent à rien et les conducteurs ne sauraient pas s'en servir ! Les véhicules censés être désinfectés ne le sont pas même complètement, la direction invoquant le manque de main d'œuvre des prestataires, leur désengagement pour certains et le coût trop élevé.

Et il est intolérable de voir sur certaines lignes des véhicules surchargés comme celui où les travailleurs d'Amazon peuvent être entassés à 40 ou 50 par bus. Un agent a même été interpellé par la police municipale, stupéfaite qu’aucune consigne n’ait été donnée par Keolis et la Métropole d’Orléans.

Il est normal que les transports publics fonctionnent, au moins partiellement, pour assurer les déplacements des soignants et ceux des habitants pour leurs besoins essentiels. Mais la protection des agents doit, elle aussi, être assurée, ce que scandaleusement, la Métropole comme la direction de Kéolis rechignent à faire.

Centre Hospitalier - Amilly (Loiret) :  C’est la pénurie qui est la plus dangereuse !

Echo d'entreprise
25/03/2020

Au CHAM, il y a bien eu une réorganisation des circuits d'accueil et d'orientation vers des services dédiés au Covid-19, mais tous les beaux principes sont par terre à cause du manque de matériel et de personnel.

Si les porteurs du virus détectés dès leur arrivée sont bien envoyés vers les services dédiés, lorsque la maladie se développe alors que les patients sont déjà dans un service, on se contente d'essayer de les isoler, ou de leur donner un masque, mais ils restent dans les services où ils ont été admis.

Dans bien des cas, on n'est sûr de rien. Très peu de tests sont réalisés, c'est le flou le plus total, car ni les patients, ni les soignants ne sont contrôlés avant qu’ils ne soient au plus mal.

La seule chose qui est contrôlée, c'est l'attribution de masques

Dans un service de médecine, les soignants qui prennent un masque doivent le notifier sur un document ! On a vertement rappelé à l'ordre ceux qui avaient commencé à en utiliser avant la consigne.

En Réanimation, on n'a eu droit qu'à un seul masque par poste de 12h. Comment travailler sans le toucher, le retirer pendant 12h d'affilée ? C'est mission impossible. Résultat, quatre d'entre nous étaient atteints par la maladie dès la fin de semaine dernière, et nombreux sont ceux qui présentent les signes dans de nombreux services.

Où sont les renforts ?

Même si l'activité de chirurgie a été mise au ralenti, le personnel déjà insuffisant en temps normal n'a pas été renforcé. Ils n'ont rien trouvé de mieux que de nous faire tourner en 12h de jour et de nuit dans les unités spécialisées (mais ça déborde facilement sur 13h avec les temps de transmissions et d'habillage).

Macron peut bien prendre un air martial en annonçant « c'est la guerre », mais mis à part les coups de menton contre la population, où sont les entreprises réquisitionnées pour fabriquer des masques et des tests ? Pour une fois qu'il y aurait autre chose à fabriquer que des obus !

La Banque Postale - Centre de Chèques Postaux - Orléans la Source (Loiret) :  Rien ne les arrête

Echo d'entreprise
25/03/2020

Banderolle au balcon en face du centre : "Des milliards pour la santé, pas pour les actionnaires"

Aucune activité n’a été arrêtée. La seule décision qui a été prise est de faire travailler le personnel en deux équipes. Les agents doivent continuer par exemple à accomplir des tâches comme les réquisitions, le contentieux, les découverts sur les comptes de personnes qui ont des difficultés, etc. Toutes activités qui pourraient largement attendre.

La direction cherche par tous les moyens à ce que 300 personnes au moins par brigade continuent à venir au travail. Le télétravail n’est pratiquement pas encore mis en place. Mais il est passé par la tête des directeurs de vouloir installer 40 postes chez les agents qui gardent les enfants à la maison. Il fallait y penser, non ?

Uniquement préoccupés de leur santé à eux

Maintenir les agents à plusieurs dizaines sur une aile du centre ne pose aucun problème à la direction. Par contre il a été décidé par les directeurs de ne pas réunir plus de 7 personnes autour d’eux. « Selon que vous serez puissant ou misérable », disait déjà La Fontaine.

Hutchinson - Châlette sur Loing (Loiret) :  L'urgence est de rester chez soi

Echo d'entreprise
25/03/2020

En début de semaine, après la désinfection de l'usine, plus de 100 travailleurs ont repris le travail et la direction a annoncé qu’une cinquantaine d’autres devaient les rejoindre jeudi. La direction affirme avoir fait appel au  volontariat, mais à la préparation des mélanges, l'encadrement a mis la pression sur les travailleurs. Ceux des « rondelles des bocaux » n'ont pas été prévenus qu'ils avaient le choix. Quant aux intérimaires, refuser de travailler c'est souvent risquer de perdre son emploi ! Certains par exemple ont été congédiés avec un simple sms !

Faute de volontaires, un secteur n’a pu fonctionner comme l’aurait voulu la direction. Les protections sanitaires ont été mises en place, distance, nettoyant désinfectant, masques mais de nombreuses femmes de ménage ont dû insister pour avoir des masques alors qu'elles sont le plus exposées. Des prises de température sont effectuées à chaque entrée mais la fiabilité des thermomètres est plus que douteuse. L'une d'entre nous se retrouvant avec 35,4° !

Il est scandaleux de continuer à produire des rondelles de bocaux et des durits alors que l'urgence aujourd'hui est de rester chez soi.

SNCF - Orléans Les Aubrais (Loiret) :  Encore trop d’aiguilleurs à qui la direction impose de venir au boulot !

Echo d'entreprise
24/03/2020

Depuis le début du confinement, la direction SNCF Réseau impose la tenue de quasiment tous les postes d’aiguillage du secteur.

Il aura fallu attendre le week-end du 22 mars pour que la moitié des postes du triage soit fermée. L’autre moitié restent ouverts avec un seul agent présent par service, alors qu’il y a très peu de travail à part quelques trains de fret.

Au poste 1 des Aubrais, où le poste principal du secteur fonctionne certes en effectif allégé, il y a de quoi se demander quand même si le trafic qu’on voit passer est réellement utile à la population...

Une majorité des agents sont donc confinés chez eux. Mais il aura fallu que les cheminots fassent entendre leur colère plusieurs jours auprès de la direction des postes d’aiguillage pour qu’elle se décide enfin à prendre cette mesure de bon sens. Et il reste des endroits où elle impose à certains de venir travailler sans que cela semble être d'une grande utilité. Et surtout, depuis le début les mesures sanitaires se limitent à des lingettes et du savon pour ceux qui qui continuent à travailler.

Tous les postes qui ne sont pas indispensables aux trains "vitaux" devraient être fermés !

Agglomération d’Orléans (Loiret) :  Darty livre… et est livré en masques

Echo d'entreprise
24/03/2020

Les magasins sont fermés, même si la direction a épluché les textes pour savoir quel type de magasin pouvait ouvrir. Ils ont eu un espoir quand un ministre a parlé de laisser travailler les vendeurs et réparateurs d’ordinateurs.

Mais le site internet est toujours ouvert et la livraison est toujours assurée. La consigne qui est donnée aux livreurs est de ne plus rentrer dans les maisons, de laisser les produits sur le pas de la porte. Le client le découvre par un mail qui arrive un jour avant la livraison. Il peut repousser la livraison après le confinement, "c’est pas grave, il a déjà payé".

Les travailleurs refusant dès le mardi de livrer sans moyen de protection, dès le lendemain des masques et des flacons de gel hydro-alcoolique ont été envoyés en nombre à toutes les plateformes, alors que nombre de soignants à domicile, de médecins ne disposent pas de masques. Avec la baisse des commandes, la direction fait travailler les livreurs un jour sur deux et leur a proposé de prendre des jours de vacances. Dans les plateformes où les syndicats sont présents, cela n’a pas pris.

Amazon - Saran (Loiret) :  Démission révélatrice

Echo d'entreprise
24/03/2020

La directrice d’Amazon de l'usine de Saran a démissionné. Elle aurait désobéi à ses supérieurs en refusant d’embaucher de nouveaux intérimaires pour faire face à l'afflux de commandes. Est-ce un sursaut de conscience ou la crainte de voir sa responsabilité pénale engagée avec la propagation du virus ?

Le site, qui emploie plus de 2000 salariés, continue à tourner malgré un absentéisme qui touche la moitié des effectifs. Les risques encourus du fait de la promiscuité, de l’absence de moyens de protection et des conditions de transport, sont inacceptables. Le travail non essentiel doit s'arrêter partout !

Michelin - St Doulchard (Cher) :  A rendre les vautours jaloux

Echo d'entreprise
24/03/2020

Le groupe Michelin réfléchit, au vu de ses prétendues difficultés économiques, à ne pas verser en mai comme prévu, voire de supprimer l’augmentation générale de 1% et les augmentations individuelles de 1,7% en moyenne, alors qu’il a réalisé 1,7 milliard de profits en 2019.
Une rapacité sans bornes.
On nous dit qu’il y aura un avant et un après coronavirus. De la part des exploiteurs, l’après s’annonce pire. Préparons-nous à riposter !

SAINT-AVERTIN (37) :  Hôpital Trousseau

Echo d'entreprise
24/03/2020

Entrée piétonne de l'hôpital

Pénurie ou contingentement ? ... non capitalisme

Le CHU de Tours disposerait de plusieurs jours de stock de masques selon la presse locale. Le médecin hospitalier responsable de l'équipe opérationnelle d'hygiène récuse le terme de pénurie et parle plutôt de contingentement.

Cependant seules les personnes effectuant des gestes invasifs (tels que des intubations) peuvent disposer de masques FFP2. Les autres soignants portent de simples masques chirurgicaux.

Depuis des années, pour servir les capitalistes de tout bord, les différents gouvernements ont fait le choix de restreindre de manière drastique les moyens alloués aux hôpitaux. Voilà le résultat !

Pour disposer de plus de masques l'hôpital en est arrivé à mendier auprès de plusieurs fournisseurs. Les travailleurs n'auront plus qu'à demander des comptes à tous les capitalistes profiteurs et à leurs valets du gouvernement !

Manque de réactivité

Si l'on n'est pas sûr qu'il y ait pénurie de masques, une chose est sûre c'est que le CHU de Tours manque de réactif pour réaliser le test au Covid19. Ce qui fait que le test n'est pratiqué que sur les salariés fragiles. Pour ceux pour lesquels il y a des doutes, ils sont mis en "quatorzaine".Et pour les salariés qui ne présentent aucun signe mais qui peut-être sont porteurs du virus, ils continuent de travailler comme si de rien n'était au risque de contaminer leurs collègues et les patients !

Si les laboratoires pharmaceutiques n'étaient pas gérés par des rapaces capitalistes mais par les travailleurs eux-mêmes, et dans l'intérêt de tous, il aurait été possible de prévoir ces réactifs en quantité suffisante pour que tout le monde soit testé.

Michelin - St Doulchard (Cher) :  Le bulletin numérique Lutte Ouvrière – Michelin St Doulchard

Echo d'entreprise
23/03/2020

A Michelin, la santé des profits passe avant la santé des ouvriers

Deux camions venant d’Italie tous les jours alimenter l’usine, 80 ouvriers doivent continuer à travailler, week-end compris, jusqu'à épuisement des matières premières.

Et cela, sans être protégés, peu de masques et de gants, sans gels hydro-alcooliques, ni essuie-mains à usage unique. Le sopalin doit être trop cher pour un groupe comme Michelin !

La direction contraint ces travailleurs, qui sont en 3x8, donc travaillant 24h sur 24, à honorer les commandes de pneus pour les F35, les avions de chasse de l’armée américaine, qui ainsi pourront continuer à semer la mort aux quatre coins de la planète.

Un marché sans doute très rentable que la direction du groupe Michelin ne veut perdre à aucun prix. Dans l’usine, ce que les travailleurs veulent garder, eux, c’est leur santé.

Pas touche aux congés annuels !

Au lieu de chômage partiel comme elle l’avait d’abord annoncé, la direction impose, du 18 au 31 mars, de prendre la 5ème semaine de congés annuels, des jours sur les Comptes Epargne Temps individuel ou collectif, et des JDR (RTT) pour ceux qui en ont.

On voit bien ce qui se profile à l’horizon : se retrouver à travailler cet été avec des températures jusqu’à 45 degrés dans les ateliers.

Mais pas question d’être confiné au boulot en juillet-août.

Pas un centime en moins sur la paye

À partir de début Avril, la direction prévoit, si le confinement continue, de mettre les travailleurs en chômage partiel en payant 80% du salaire brut au lieu des 70% annoncés par le gouvernement.

Vraiment une aumône alors que Michelin a fait plus de 10 milliards d'euros de bénéfices ces 7 dernières années, dont 1,7 milliard l’an dernier.

C’est sur ce pactole et les dividendes versés aux actionnaires qu’il faudra les obliger à prendre pour verser l’intégralité du montant des salaires, primes comprises.

Partagez et faites circuler par tous moyens numériques ou papier dont vous disposez.

lien vers l'éditorial des bulletins du 23 mars