Langres

Prétendue reprise, véritable précarisation

Brève
11/09/2021

Voulant vanter la reprise, la presse de Haute-Marne s’est fait l’écho d’emplois non pourvus, en grand nombre, dans la région de Langres. 220 emplois seraient ainsi considérés comme vacants dans plusieurs secteurs, comme l’hôtellerie-restauration, les transports, l’industrie ou encore les services à la personne.

Évidemment il s’agit de secteurs pour lesquels les salaires sont très bas et les conditions de travail plus que déplorables. Sans compter que la plupart des postes proposés sont en intérim et sinon précaires.

Le gouvernement a beau prétendre qu’il y a reprise et opportunités d’emplois, la réalité reste que le chômage est massif. En somme on nous ressert la vieille rengaine anti-ouvrière «  il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi » ou l’arrogance et le mépris de classe de Macron relayés complaisamment  par les médias.

Reims : dégradation de la stèle en l'honneur de Pierre Maître

Des militants d'extrême-droite qui revendiquent un assassinat anti-ouvrier

Brève
04/09/2021

En 1977, Pierre Maître était assassiné au piquet de grève des VMC (Verrerries Mécaniques Champenoises) par des nervis du patronat. Ceux-ci appartenaient à la milice mise en place par Citroën ; ils ont tiré à la mitraillette sur le piquet de grève. Pierre Maître et deux militants de la CGT ont été blessés. Touché à la tête, Pierre Maître a succombé à ses blessures.

Une stèle a été installée à l'époque, qui rappelait que Pierre Maître a été "assassiné par un commando fasciste".

C'est cette inscription qui a été rayée mi-août, pour indiquer "grâce à" un commando fasciste. Dès qu'il a été découvert, le graffiti a été effacé.

Même s'ils n'en sont encore qu'à jouer du marqueur en se cachant, ceux qui ont fait ça inscrivent leur action dans une tradition de violence anti-ouvrière.

Chaumont : consultation sur la Santé

Toutes les opinions ne sont pas bonnes à exprimer

Brève
04/09/2021

Depuis plusieurs mois, des consultations ont été organisées par la préfecture et l'ARS à propos du système de santé dans le "sud haut-marnais" réunissant élus, syndicats de soignants et même associations de patients.

Pour donner du crédit à ces échanges, le préfet avait demandé aux salariés présents de s'exprimer "sans retenue et sans réserve". Une infirmière, représentante du syndicat Sud Santé, l’a pris au mot. Elle a donc dit ce qu'elle avait pu constater comme abus, du haut en bas de la pyramide.

Mal lui en a pris : son employeur privé lui a signifié la fin de sa mise à disposition. Pas question de supporter une salariée qui ose s’écarter de la langue de bois officielle.

L’État peut toujours promettre la démocratie : à la fin, la dictature des patrons s'impose !

Chaumont : un manifestant en procès

Un acharnement révoltant

Brève
04/09/2021

Yannick Plaisir, manifestant connu à Chaumont depuis les Gilets Jaunes et aujourd'hui anti-pass sanitaire, est passé au tribunal correctionnel vendredi 27 août. Il lui était reproché d'avoir appelé un jour à manifester sans autorisation, à n'avoir pas respecté un autre jour le parcours de la manifestation qu'il avait déposée, et pour couronner le tout, d' "incitation à la rébellion".

Sans attendre un quelconque procès, l’État lui avait imposé une interdiction de manifester, un contrôle judiciaire strict impliquant de ne plus s'exprimer publiquement et l'obligation de pointer régulièrement au commissariat. Son dernier passage au commissariat s'est d'ailleurs transformé en une énième garde à vue.

Devant l'évidence, la plupart des chefs d'accusation ont été abandonnés. Yannick a cependant été tout de même condamné à deux mois de prison avec sursis... et le parquet a fait appel de cette condamnation jugée trop clémente quelques jours plus tard.

C’est de l'acharnement policier et judiciaire contre un militant avec un autre objectif affiché : dissuader et inquiéter ceux qui protestent contre le pass sanitaire et le renforcement de l’arbitraire patronal qu’il autorise.

Médecine du travail

Des visites non effectuées

Brève
30/07/2021

Selon l’Union locale CGT de Langres, de très nombreux travailleurs de l'industrie n'ont pas eu leur visite médicale depuis de nombreuses années et dans de très nombreuses entreprises de Haute-Marne. C’est le cas pour la première visite, dite d’information et de prévention, qui doit être effectuée dans les trois mois qui suivent la prise de poste, mais aussi des visites de suivi individuel renforcé, pour les salariés exposés à des risques spécifiques, ce qui est le cas dans un beaucoup d’entreprises industrielles de Haute-Marne.

Encore une preuve que les contraintes sanitaires ne s’appliquent qu’aux travailleurs et que les patrons peuvent ne pas respecter leurs obligations en matière de santé et de sécurité, sans jamais se voir inquiétés.