Services civiques

Comment aggraver la précarité en prétendant lutter contre

Brève
24/06/2021

Créé en 2010 par Sarkozy et destiné aux jeunes de 16 à 25 ans, d’une durée d’au moins vingt-quatre heures par semaine pendant six à douze mois, le bénéfice du service civique était à l’origine exclusivement réservé aux associations. En 2015, Hollande a permis aux organismes publics d’y avoir recours, accélérant fortement son développement.

Ses promoteurs présentaient ce dispositif comme un moyen de développer au sein de la jeunesse l’esprit d’engagement au profit de la collectivité et il n’était pas du tout question, assuraient-ils, qu’il serve à combler des postes vacants ou à remplacer des salariés absents. Cet engagement n’a bien sûr pas été respecté, d’autant que les contrôles sont quasiment inexistants. Alors que le gouvernement réduisait le financement des associations et supprimait des emplois dans toutes les administrations publiques, notamment 150 000 emplois aidés sous prétexte qu'ils ne luttaient pas contre la précarité, le service civique est apparu de plus en plus comme un moyen de pallier le manque de moyens et le sous-effectif.

Ainsi, des structures culturelles locales comme la "Villa Andilly" et "le Signe" en Haute-Marne proposent de telles missions sous-payées plutôt que de recruter. Et ce pour des postes pouvant être à responsabilité, et pour lesquels permis B et voiture sont exigés.

Sous prétexte de lutter contre la précarité, le gouvernement a réussi à remplacer des emplois précaires, mais tout de même payés au smic horaire, par des emplois encore plus précaires et moins payés !

Caméras de surveillance

Une fausse impression de sécurité

Brève
12/06/2021

À Langres, en Haute-Marne, un véritable maillage de la ville a été effectué avec des caméras de vidéosurveillance. Au total, 148 caméras sont réparties entre Langres et ses alentours et constituent un réseau de surveillance. La première a été implantée en 2007 et il est question de rénover un réseau considéré comme vieillissant et d’introduire des caméras de nouvelle génération.

Sauf que le fait de mettre des caméras n’empêche pas les trafics. Londres la ville la plus équipée au monde en vidéo surveillance connait toujours autant de trafics et de délinquance.

Faire reculer l’insécurité c’est d’abord faire reculer le chômage et la misère, combattre le désespoir, pas mettre la population sous surveillance et arroser des entreprises en leur ouvrant des marchés juteux.

Palestra (Chaumont)

Privatisation des activités sportives

Brève
12/06/2021

Les associations sportives de Chaumont ont fait part, dans la presse, de la remise en cause de leurs créneaux d’activité au sein de la nouvelle piscine de Palestra.

En fait, le gestionnaire de la piscine, Récréa, étant un privé, il transforme ces activités auparavant assurées par les associations, avec des bénévoles, en activités payantes. Résultat, les cours de natation pour enfants, l’Aquagym et l’Aquabike, ne seront désormais accessibles qu’à une partie de la population, celle qui peut se payer des activités sportives chères.

La privatisation de ces activités est dans le même esprit que la construction de Palestra, un complexe sportif qui même s’il se trouve dans un quartier populaire, est trop cher pour la plupart des habitants du quartier. Les activités sportives qui étaient assurées par des associations n’y ont pas leur place et où la population se trouve privée d’activités. En somme , une nouvelle piscine pour moins de sport et plus de profits !

Conférence Santé pour le Sud Haute-Marne

Une grand-messe pour faire semblant de s'occuper de la Santé

Brève
04/06/2021

boîte de masques périmés distribués en Haute-Marne

Vendredi 28 mai, une conférence a réuni à Chaumont l'ARS, le préfet, des élus et toutes les autorités possibles qui ont un lien avec la Santé. Le constat est sans appel : au moins 15 % des habitants du territoire (et sans doute 25 % à Chaumont) n'ont pas de médecin traitant; il manque des praticiens dans de nombreuses spécialités, notamment des cardiologues, rhumatologues, pneumologues ou anesthésistes.

Après avoir déploré tous ces problèmes, le seul sujet discuté a été comment revenir à l'équilibre financier, car le déficit de l'hôpital de Chaumont est en réalité la seule chose qui préoccupe vraiment les autorités.

Pendant ce temps, dans une structure hospitalière de Haute-Marne, on distribuait aux soignants des masques FFP2 avec une date limite d'utilisation en 2011.

Pour poser un diagnostic sur l'état de la Santé, il suffit de demander aux soignants. Quant au traitement, il est connu : l'argent pour la Santé, pas pour les financiers !

Hôpitaux de Saint-Dizier

Des économies sur la santé et les soignants

Brève
31/05/2021

Un projet de fusion qui réunirait l’hôpital général de Saint-Dizier Anthonioz - de Gaulle avec l’hôpital psychiatrique André-Breton est programmé. Chacun de ces hôpitaux regroupent différents services répartis en Haute-Marne et dans la Marne, dont l’hôpital Maine du Biran à Chaumont.

Cette fusion pourrait entrainer une mobilité forcée ou volontaire qui pourrait obliger les agents à aller sur un centre ou un autre en fonction des besoins et sans indemnité. Les RTT pourraient être remis en cause pour ceux qui en ont encore, avec comme prétexte que les autres n’en ont pas, et bien d’autres conditions restent à définir.

Comme dans toutes les régions, les fusions d’hôpitaux sont de plus en plus fréquentes. Elles sont faites pour des raisons d’économies, avec dégradation des conditions de travail pour ceux qui y travaillent et du service de soins pour les patients.