Metz  :  À Metz, trois candidats sous la bannière Lutte Ouvrière

Article de presse
22/05/2022

Lutte Ouvrière ne croit pas à la Nupes et propose ses propres candidats aux élections législatives. Didier Georget, Mario Rinaldi et Étienne Hodara se présentent respectivement dans les cantons de Metz 1, 2 et 3.

Avec un objectif : défendre l’autonomisation des travailleurs. Par Fanny PERRETTE

Étienne Hodara, Didier Georget et Mario Rinaldi, candidats LO aux élections législatives à Metz 3, 1 et 2, et Odile Schmitt, suppléante d’Étienne Hodara. Photo RL /Fanny PERRETTE

« Ceux qui font tourner la société devraient aussi la diriger ! », lance Étienne Hodara, ancien journaliste retraité et candidat aux élections législatives pour Lutte Ouvrière dans le canton de Metz 3, avec sa suppléante Odile Schmitt.

Ce vendredi 20 mai, ils sont rue Serpenoise, à Metz, pour tracter, discuter et surtout, convaincre les électeurs potentiels.

À leurs côtés, des militants, mais aussi les deux autres candidats qui se présentent dans les circonscriptions messines :

Didier Georget (dont le suppléant est Nicolas Brustolin) pour Metz 1 et Mario Rinaldi (dont le suppléant est Fabien Schmitt) pour Metz 2.

L’un est ouvrier cariste, l’autre est technicien dans l’industrie automobile.

Contre la fatalité

Pour eux, la société capitaliste est à l’origine des maux qui accablent les Français, que ce soit l’inflation ou la guerre en Ukraine. Plus qu’un programme, c’est un message qu’ils portent dans cette campagne : « Les travailleurs ont la capacité de changer le monde. Ce sont eux qui produisent la richesse de la société. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Au niveau politique, on est considéré comme rien du tout, mais nous ne nous résignons pas. Nous devons défendre nos intérêts collectifs, pas ceux de quelques-uns », assure Mario Rinaldi.

Peu de moyens, mais l’envie

Ce qu’ils proposent aux électeurs, c’est « un vote pour exprimer la révolte, dire que l’on vaut mieux que ça ». Toujours est-il que pour eux, le vrai combat est plus dans la rue que dans les urnes. La Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), ils n’y croient pas. Didier Georget garde d’ailleurs un souvenir amer de « l’inaction du gouvernement socialiste », en 2013, lors de la fermeture de l’usine PSA Peugeot-Citroën dans laquelle il travaillait à Aulnay-sous-Bois.

Pour lui, « les travailleurs doivent apprendre à se défendre face à un patronat sans scrupule pour assurer sa rentabilité ».

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