Saint-Denis (93)

Privés de chauffage depuis l’automne.

Brève
28/12/2023

« Cher Père Noël, on aimerait du chauffage pour passer l’hiver. »

C’est la banderole que les locataires ont arborée sur l’immeuble du 89 rue du Landy à Saint-Denis le 24 décembre. En effet, depuis le 26 octobre, un quart des locataires de cet immeuble géré par ICF Habitat, un bailleur social, n’ont pas de chauffage. Pourtant, ils avaient alerté le bailleur dès l’été. Un incendie qui avait ravagé un parking avait endommagé la chaufferie de l’immeuble. Mais le bailleur, pourtant bien content d’encaisser les loyers, n’a rien fait. Il n’a envoyé un chauffagiste étudier la question que le 11 décembre.

À Saint-Denis, cela n’étonne plus personne tant les bailleurs sociaux privés ou publics réagissent uniquement face à la mobilisation des habitants !

Paris 19e

Un symptôme

Brève
22/12/2023

Un nouveau magasin Action a ouvert avenue de Flandres, dans le 19e. Pour ceux qui n'y sont jamais entrés, cette enseigne spécialisée propose des milliers de produits, parfois utiles, parfois non, à des prix très bas (jusqu'à un euro), mais dont la qualité est en général en rapport avec le prix !

Le luxe marche bien, le bas de gamme aussi... un symbole de cette société. 

Tour Eiffel (Paris 75)

Concurrence déloyale

Brève
21/12/2023

Dans la perspective des Jeux Olympiques, la police essaie de faire la chasse aux revendeurs à la sauvette, en particulier dans les lieux touristiques. Les "Marlboro bled" et autres cigarettes de contrebande vendues moitié moins cher qu'au bureau de tabac seraient dangereuses.

C'est vrai, mais les cigarettes légales le sont aussi. Or la lutte contre le tabagisme  se résume souvent à augmenter leur prix, ce qui se traduit par une taxe sur les pauvres, qui sont les plus gros consommateurs. Et cela, c'est sans parler des mille et un moyens que les cigarettiers, qui sont parmi les plus gros trusts capitalistes, ont trouvé pour contourner la législation et diffuser leur poison, en particulier parmi les très jeunes. Que la jeunesse tombe dans l'accoutumance à la nicotine à coup de vapoteuses au goût sucré et c'est un renouvellement de clientèle assuré !

Mais il est plus facile de s'en prendre à de petits combinards qu'à ces capitalistes empoisonneurs.

 

Saint Ouen et Saint Denis (93)

Plus haut, plus cher...

Brève
19/12/2023

Pour séduire l'opinion, le gouvernement s'était engagé à revendre ensuite les logements du village olympique à la population, améliorant ainsi disait-il le logement d'un département qui en a bien besoin. Mais vu les prix proposés, ce n'est pas la clientèle populaire de ces villes qui en profitera.

Ces logements ont d'ailleurs du mal à se vendre : plus du tiers n'auraient pas trouvé preneur dans un programme à Saint Ouen, les deux tiers dans un autre à Saint Denis. Les promoteurs ont eu beau baisser légèrement leurs prix, ceux-ci restent toujours inaccessibles aux familles populaires, et bien supérieurs aux prix moyens du marché : près de 8000 euros du mètre carré à Saint denis, le double du prix de l'ancien et 7500 à Saint Ouen. Cela propulse l'appartement de 50 mètres carrés à près de 400 000 euros, un joli saut.

Les places étaient déjà rares et chères, les suites des jeux ne s'annoncent pas sous de meilleures auspices. Il n'y a pas que dans le sport que les JO sont l'occasion de battre des reccords. Côté prix et spéculation, les promoteurs ont déjà décroché la médaille.

Hôpital Tenon (Paris 20e)

Agir contre le manque de moyens

Brève
13/12/2023

Dans cet hôpital, les collègues de la crèche font circuler une pétition pour exiger le remplacement des absents, plus de personnel et de moyens. Ils pensent avec raison qu'une crèche n’est pas une consigne de gare ! En Médecine, la direction avait réuni le personnel avant l’été pour proposer de travailler avec de svacations plus longues, ce que la majorité avait refusé. Aujourd’hui elle revient à la charge, mais ce qu’il faut ce sont des collègues en plus, pas des heures en plus. Ainsdi en Médecine au 6ème étage il n’y a qu’une seule aide-soignante de nuit pour 24 lits. Elle doit courir entre les chambres, assumer les repas, les changes, raccompagner les patients perdus dans les couloirs... Les cauchemars, ce n’est pas que pour les patients ! Dans le même service (à Gavarni), la salle de repos manque d’aération et la fenêtre hublot ne s’ouvre pas, comme si manger ou respirer il fallait choisir. Les hublots c’est bien sur les bateaux pendant les vacances, nettement moins dans les salles de repos ! Et dans le service de chirurgie thoracique, la direction annonce vouloir repasser de 12 à 21 lits le 8 janvier prochain. Mais le nombre d'infirmière repassera-t-il de 3 à 7 comme c'étaot le cas avant ? A grandes ambitions, il faut de grands moyens. Dans bien des services, comme en pneumologie, il n'y a personne pour remplacer les malades ou les congés. La direction répète sans arrêt qu'elle ne trouve personne à embaucher. C'est sûr qu'avec les salaires et les conditions de travail indignes qu'elle propose, elle décourage les candidats.

La grève ça paye

Mardi 5 et mercredi 6 décembre, parce qu’ils en avaient ras-le-bol du sous-effectif, le personnel des Urgences de la Pitié-Salpétrière s'est mis en grève. En venant protester devant le siège de l’AP-HP et en manifestant dans Paris et sur le boulevard de l’Hôpital, ils ont montré leur détermination. Et en 48 heures ils ont obtenu l’affectation de plusieurs postes d’aides-soignantes et d’infirmières. Lors de cette grève, l’encadrement, pensant qu'elle n’allait pas être suivie, n’a pas organisé le service minimum. Les collègues sont partis en grève et il ne restait plus grand monde dans le service. Quand on est en colère et déterminé, ça change la donne ! Et cela ne peut que donner envie aux hospitaliers de s'y mettre tous !