Limousin

Lycées professionnels : non à la réforme !

Brève
08/06/2023

Mardi matin plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées devant le rectorat pour s’opposer à la casse de la voie professionnelle.
A la prochaine rentrée, commence une nouvelle réforme dont le but est de mettre les lycées professionnels à disposition des entreprises.

Il faudrait repérer les élèves « décrocheurs », pas pour les aider, leur redonner le goût de l’école, mais pour les envoyer plus de semaines en stage en entreprise. Pour qu’ils comprennent bien que pour eux, les études, c’est fini. Les entreprises manquent de bras...
Il faudrait « coller » aux besoins locaux et immédiats. Et pas besoin de former à un diplôme national, des formations sur des « compétences », sur quelques « savoir-faire » suffiront.

Combien de formations vont fermer ? Est-ce que dans la région il va falloir former d’abord aux métiers liés au grand âge ? Un jeune ne peut-il pas se former près de chez lui dans un secteur et partir travailler ailleurs ensuite ?

Autant de questions qui mettent en colère. On voit bien que cette réforme complète celle de l’assurance chômage, que ce sont les jeunes des milieux défavorisés qui sont visés dans le but de fournir une main d’œuvre employable rapidement, peu qualifiée (donc peu payée).
Le rassemblement de mardi était un début. Il faudra se remobiliser dès la rentrée de septembre.

Guéret (Creuse)

Justice de classe !

Brève
24/05/2023

Les travailleurs de GMS lors d'une manifestation à La Souterraine

Mardi 23 mai le tribunal de Guéret a rendu son verdict : Renault et Stellantis ne seraient pour rien dans la liquidation judiciaire de l'usine ex-GMS de La Souterraine qui a mis sur le carreau 157 travailleurs .

En 2017 les travailleurs de La Souterraine, après avoir menacé de faire sauter l'usine avaient mené une lutte acharnée, notamment pour essayer d'obliger Renault et PSA, les donneurs d'ordre de l'équipementier GMS, de donner les moyens à l'entreprise de continuer à tourner . Ceux-ci après avoir fait des millions de profits sur leur dos décidaient d'assécher le carnet de commandes et de se tourner vers d'autres équipementiers !

118 parmi les 157 licenciés ont déposé plainte contre Renault et l'ex- PSA et leur ont demandé des dédommagements, à juste titre car, ils sont bien responsables de leurs licenciements !

Selon les magistrats, les anciens de GM&S n'ont pas apporté de preuves suffisantes que Renault n'a pas tenu ses engagements en terme de volume de commandes. Concernant PSA, le constructeur n'a pas respecté son engagement de consulter l'usine de La Souterraine avant d'attribuer des commandes à d'autres sites, mais les juges estiment que ça ne suffit pas pour expliquer le redressement judiciaire et le plan social en 2017 ... Dans cette société, les lois et les tribunaux sont du côté des exploiteurs !

Beaucoup de travailleurs d'ex-GMS n'ont pas retrouvé de travail ou avec des salaires inférieurs, certains se sont suicidés, pendant que les actionnaires de Renault et de Stellantis continuent de se gaver de milliards. Mais, comme le dit "L' Internationale", un jour on leur fera "rendre gorge" !

Thalès

Contrats en Inde : ça ne sent pas bon !

Brève
09/05/2023

Le PNF (Parquet National Financier) vient d'ouvrir une enquête sur Thalès, concernant des soupçons de corruption en Inde.

Sanjay Bandhari, homme d'affaires très influent a été pendant des années le "lobbyiste et facilitateur" permettant à Thalès, Dassault et autres fabricants d'armes français, l'obtention en Inde de juteux contrats convoités par tous les trusts d'armement de la planète. Evidemment il a été discrètement, mais néanmoins grassement, rémunéré pour ça, via un compte à Dubaï !

En 2021, il a porté plainte contre Thalès, lui réclamant 11 millions d'euros. Il estime ne pas avoir reçu de Thalès l'intégralité des sommes promises pour lui avoir permis de remporter un contrat de rénovation de Mirages 2000. Il a été débouté en octobre 2022, et accusé par ailleurs par le gouvernement Indien de blanchiment.

Intrigué par toute cette histoire, le PNF recherche l'éventuel versement de "pots de vin" à des intermédiaires pour obtenir les contrats. Bien entendu Thalès dément toute forme de corruption... alors même que le groupe a déjà été condamné pour d'autres affaires dans le passé, notamment à propos des "frégates de Taïwan" !

Un tout petit coin du voile se lève parfois sur les pratiques des trusts de l'armement qui se livrent une guerre commerciale féroce aux quatre coins de la planète

Arquus Limoges : production d’armes en pleine croissance

Brève
20/03/2023

Dès ce lundi, l'usine Arquus, entité d'AB Volvo et spécialiste du blindé à roues, se félicite de sa nouvelle ligne dédiée aux véhicules porteurs de canons Caesar.

Le ministre des Armées Lecornu s'en félicite. Quant à la directrice de l'usine, elle explique que cette seule ligne pourra produire deux véhicules par jour si on passe en véritable économie de guerre.

Cela en promet en termes de villes et de vies qu'on se prépare à détruire !

Echos de la mobilisation du 7 mars à Limoges

Brève
07/03/2023

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Limoges, d'après la presse et les syndicats le plus gros cortège depuis 1995, voire plus. La police , elle, n'en a vu que 9500... L'AG puis le cortège des cheminots ont été nettement plus importants que ceux des précédentes journée. Le cortège important de l'hôpital Esquirol a été aussi remarqué.

Le plus significatif, c'est le nombre de manifestants restant sur place après la dislocation pour discuter, affichant tous leur joie de cette nouvelle réussite de la mobilisation !
Un groupe de militants de chez Legrand, très heureux d'une augmentation significative du nombre de grévistes discutaient de comment en arriver à la grève reconductible : blocage aux entrées ou AG ? "Mais les AG, les gars n'y viennent pas" disaient des militants syndicaux.

Des travailleurs de petites boites de quelques dizaines de salariés expliquaient que leurs collègues, aux petits salaires, avaient du mal à faire plus que quelques heures de grève... et des discussions s'enclenchaient sur les prix : des travailleurs d'une toute petite usine métallurgique expliquaient comment les 70€ arrachés cet été au patron avaient été vite engloutis : "il faudrait remettre çà mais cette fois c'est plus d'une semaine, c'est un gros combat alors..."