« Augmentez les salaires, pas l’âge de la retraite ! »

Brève
13/02/2023

Dans la manifestation du 11 février à Metz

La journée de mobilisation du samedi 11 février a encore été une réussite. Dans de nombreuses villes de Lorraine, c’était la première fois qu’un cortège était organisé.

Bien des manifestants ont exprimé ainsi leur opposition à cette réforme, mais aussi à tous les reculs, aux bas salaires et aux conditions de travail en régression. Pour préparer la réplique à la guerre menée au monde du travail, les mobilisations doivent être massives les 16 février et 7 mars.

Et dès maintenant, c’est la perspective d’une grève massive pour faire reculer le gouvernement qui doit être discutée sur les lieux de travail.

Tous en grève et à la manifestation jeudi 16 février à 14h place de la Gare à Metz

 

Hôpitaux de Moselle

Le gouvernement n'est pas Blanc

Brève
09/01/2023

Le plan Blanc a été enclenché dans tous les hôpitaux de Moselle. Le plan Blanc est destiné à faire face à des « situations sanitaires exceptionnelles », et permet de réquisitionner le personnel, reporter les interventions etc…

Exceptionnelles la grippe et la bronchiolite en hiver ? Pas du tout. Cela fait des années que les personnels des services d’urgences dénoncent le manque de postes, le manque de moyens.

Tous les gouvernements ont supprimé des lits, pas embauché, pas augmenter les salaires. Le gouvernement n’est pas Blanc dans cette affaire, il est responsable de la catastrophe qui se déroule sous nos yeux, des morts par manque de prise en charge.

Hôpital de Thionville

Catastrophe annoncée

Brève
02/01/2023

55 des 59 infirmiers et aides-soignants de l’hôpital Bel-Air de Thionville sont en arrêt maladie. Le seuil du supportable est dépassé. Les patients attendent des heures sur des brancards dans les couloirs et plusieurs décès évitables sont à déplorer.

Interrogé par le Républicain Lorrain, le personnel est à bout : « il manque la moitié des effectifs », « ce sont des conditions de travail intenables », « tu rentres chez toi en te disant que tu as fait de la merde ».

La catastrophe de l’hôpital, annoncée de longue date, se déroule sous nos yeux. Et c’est révoltant !

ArcelorMittal

Amiante : le préjudice d’anxiété refusé à 122 sidérurgistes

Brève
02/01/2023

Vendredi 30 décembre, 122 anciens salariés d'ArcelorMittal ont été déboutés de leur demande de reconnaissance du préjudice d'anxiété liée à l'exposition à l'amiante. Ils réclamaient 15 000 euros d'indemnités à ArcelorMittal et voulaient faire reconnaitre ce préjudice, comme l’avaient fait 732 mineurs de charbon au bout d’un périple judiciaire qui a duré plus de huit ans. Un marathon qui a abouti à la condamnation de l’État - les houillères n’existant plus - à 10 000 euros d’indemnité. Pendant ce temps judiciaire, des dizaines de mineurs sont décédés de maladie

Les prud’hommes de Thionville ont rejeté la demande des sidérurgistes sous le prétexte que les faits étaient prescrits. Eh oui ! Jusqu'en mai 2013, le délai pour faire reconnaitre son exposition professionnelle à l’amiante était de 30 ans. En juin 2013, il est passé à 5 ans puis à 2 ans. La date prise en compte étant celle où le salarié a quitté l'entreprise et non celle où il a eu connaissance du risque ! Si 732 mineurs ont pu faire reconnaitre en janvier 2021 le préjudice d’anxiété, 60 000 mineurs en retraite à l’échelle du pays ne le peuvent plus du fait de ces délais raccourcis.

Autant dire que cela assure l’impunité totale pour les patrons qui, dans bien des entreprises, ont utilisé massivement l’amiante, tout en sachant pertinemment le risque qu’ils faisaient courir aux travailleurs.

La justice compte sur le temps, un temps rythmé par les obsèques des copains d'usine victimes de l’amiante. Les 122 sidérurgistes ne lâchent pas l’affaire et ils ont décidé de faire appel.

Eboueurs de Nancy

Une grève déterminée et bien visible

Brève
26/12/2022

Très rapidement les poubelles se sont amoncelées dans les rues de Nancy...

Après quatre jours de grève totale du ramassage des ordures, les éboueurs de l’agglomération de Grand Nancy ont repris le travail. Il n’était plus possible d’ignorer à quel point leur travail est indispensable : les poubelles s’amoncelaient dans les rues.

 

Déterminés, les grévistes tenaient en permanence un piquet de grève devant leur entreprise, la RIMMA-Véolia à Ludres. La solidarité des travailleurs des entreprises de la zone industrielle était bien visible, leur apportant soutien financier et bois pour se chauffer. Les grévistes n’hésitaient pas à descendre en délégation interpeller le maire ou le préfet sous leurs fenêtres. Si leurs revendications n’étaient pas satisfaites, ils étaient prêts à passer Noël ensemble, et même Nouvel An… et à empêcher leur direction de passer de bonnes fêtes.

 

Car c’est un véritable ras-le-bol de leurs conditions de travail qui s’est exprimé : les pneus des camions sont lisses, les éboueurs sont souvent seuls à l'arrière du camion (au lieu de deux) et, alors qu'on est en plein hiver, ils n'ont qu'une seule paire de chaussures et une simple veste. Avec les syndicats CGT, FO et CFTC, ils revendiquent une prime de 1200 euros, ainsi qu'une station portative de gaz afin de pouvoir faire le plein des camions sans avoir à attendre des heures. Par leur mobilisation, ils ont déjà arraché 4 % d’augmentation des salaires, de 250 euros de la prime d'intéressement et le paiement des quatre jours de grève.