Inondations à Blendecques – Pas-de-Calais

« Si Blendecques était une banque on l’aurait déjà sauvée » (pancarte dans la manifestation)

Brève
16/01/2024

Samedi 13 janvier, à Blendecques, plusieurs centaines de personnes ont manifesté pour exprimer leur colère face à l’inaction des pouvoirs publics vis-à-vis des inondations et de leurs conséquences sur la vie des populations qui ont subi de nombreux dégâts.

Ils revendiquent les moyens nécessaires pour entretenir les infrastructures sensées canaliser la montée des eaux et pour éviter que ce type de catastrophe ne se reproduise. Certains manifestants réclament aussi un droit de regard sur les travaux publics qui seront réalisés.

Les sinistrés, et tous ceux qui les ont soutenus dans cette manifestation, ont raison de se mobiliser car il n’y a aucune raison de faire confiance aux déclarations des ministres venus faire des promesses devant les caméras. Ce sont les mêmes responsables politiques qui réduisent toujours plus les budgets, notamment ceux qui doivent permettre l’entretien des infrastructures publiques.

Si la décrue a eu lieu, la colère, elle, n’est pas prête de redescendre.

Toyotomi Onnaing (59)

Les travailleurs en grève pour les salaires

Brève
06/01/2024

Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), la direction de Toyotomi a proposé des augmentations de 1,2%. Depuis vendredi 5 janvier et à l’appel de FO et de la CFE-CGC, une grande partie des travailleurs, dont la totalité de la maintenance et de la logistique welding se sont mis en grève. La production sort au ralenti et l’usine est presque à l’arrêt.

Toyotomi dépend du groupe Toyota, qui est riche à milliards du travail de tous les travailleurs du groupe. Il annonce pour 2023 la meilleure année de bénéfices. Il a largement de quoi payer.

Il n’y a que le rapport de force imposé par les grévistes qui permettra d’augmenter les salaires

Usines ArcelorMittal de Grande-Synthe et de Mardyck

Débrayages sur les salaires

Brève
18/12/2023

Deux sites de production et de traitement de l’acier d’ArcelorMittal sont implantés dans la banlieue de Dunkerque.

Le 4 décembre, suite aux annonces de la direction du groupe concernant les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO), des débrayages ont commencé. La direction proposait une augmentation de 90 euros brut pour les ouvriers et les techniciens. Cela n’a pas été accepté par de nombreux travailleurs des deux usines. Depuis, des débrayages sont organisés à chaque poste, de jour comme de nuit, souvent à l’initiative des militants de la CGT qui demandent 300 euros brut et 56 centimes d’indemnité de déplacement kilométrique.

Les débrayages sont bien plus importants que les années précédentes. Des secteurs qui d’habitude ne se mobilisent que peu ou pas du tout participent à ces débrayages. A la seconde réunion de négociation, la direction a proposé 100 euros brut et 7 centimes d’indemnité de déplacement. Très loin du compte !

Depuis le début des débrayages, la production est très fortement perturbée. Mais la direction continue de jouer les gros bras. Au début des débrayages, elle s’est permise pour la première fois, en accord avec la préfecture, d’envoyer la police et la gendarmerie chez des travailleurs en pleine nuit, pour les réquisitionner, sous prétexte de mise en danger des installations.

Depuis, la direction ne dit plus rien, ni aux travailleurs, ni à la CGT. Les débrayages continuent.

Chaussexpo

Menaces sur les emplois

Brève
15/12/2023

L’entreprise Chaussexpo (magasins de chaussures) est menacée de liquidation judiciaire. Outre les 80 salariés du site de Templemars (entrepôt et bureaux), ce sont environ 700 salariés, dont une grosse partie dans les 176 magasins en France, qui voient ainsi leurs emplois menacés directement.

Il y a 5 ans déjà, un redressement judiciaire avait entraîné la fermeture de 35 magasins et la suppression de 116 emplois. Cela fait des mois que les directeurs de Chaussexpo mentaient aux travailleurs en répétant, contre toute évidence, que tout allait bien.

La famille Desmazières, propriétaire de Chaussexpo, s’est enrichie grâce au travail des salariés. C’est dans leur fortune accumulée qu’il faudrait puiser pour qu’aucun travailleur ne se retrouve sans revenu !

Alcatel – Calais

Rassemblement devant l’usine

Brève
10/12/2023

L’usine Alcatel de Calais, qui compte plus de 1000 salariés (CDI, prestataires et intérimaires), fabrique de la fibre optique sous-marine. Mercredi 6 décembre, près de 80 travailleurs se sont rassemblés devant l’entreprise.

Avec les annonces de licenciements qui se sont succédé dans les entreprises du Calaisis ces dernières semaines, les salariés d’Alcatel ont voulu se rassembler pour exprimer leur méfiance vis-à-vis de l’avenir que leur prépare leur direction.

La multinationale finlandaise Nokia, qui détient le groupe Alcatel a réalisé 4,3 milliards de bénéfice nets en 2022. Ces milliards devraient servir pour les emplois et les salaires, et pas pour enrichir quelques actionnaires !