Dunkerque

Distrinord en grève contre les retards de salaire

Brève
12/08/2009

Dunkerque. Depuis le jeudi 6 août, les travailleurs de Distrinord (42 à Dunkerque et 7 à Calais) qui distribuent dans les boites aux lettres de la région des prospectus publicitaires sont en grève.

Ils n'ont qu'un temps partiel et un salaire minime, de 200 à 600 euros par mois. Mais en plus, des travailleurs n'ont pas été payés depuis le mois de mai, d'autres depuis juin, d'autres en juillet. Les contrats de travail comportent des faux. Les fiches de paye n'ont rien à voir avec le travail effectué. Et les chèques ont été refusés par les banques.

Las d'attendre leur argent et de subir saisies et agios, les travailleurs ont cessé le travail. Le patron a immédiatement licencié les grévistes et il prétend que les retards sont dus aux clients. Ce que ceux-ci contestent formellement.

Mardi le patron a aspergé les grévistes et leurs soutiens avec un jet d'arrosage. Mais les travailleurs tiennent bon. Ils vont porter l'affaire aux prudhommes et ils continuent la grève.

ArcelorMittal

Le capitalisme n'est pas en acier

Brève
11/08/2009

L'an dernier à cette époque, le PD-G d'ArcelorMittal disait que le monde allait manquer d'acier. Il prévoyait une croissance de la demande annuelle entre 3 et 5 %.

On connaît la suite. Dès l'automne, la crise économique a tout changé. La demande d'acier a considérablement reculé, notamment avec le recul de la production automobile et de la construction... alors que les besoins en moyens de transport, en logements, en appareils électroménagers sont au moins aussi importants qu'il y a un an. Mais dans le régime capitaliste, les entreprises ne produisent pas pour satisfaire les besoins de la population, mais pour gagner de l'argent. Et comme tous les autres capitalistes, ceux de l'acier ont réduit leurs productions au delà de la baisse de leurs commandes, pour limiter la baisse des prix en créant une pénurie artificielle.

Ce que prouve la crise, c'est que le système capitaliste est plus que jamais un système économique absurde, incapable d'assurer la vie de l'humanité

Bosal

Les patrons détruisent les emplois, la ministre de l'économie les félicite.

Brève
30/07/2009

A Annezin (près de Béthune), la direction de Bosal qui produisait des pots d'échappement pour Renault et Peugeot, a proposé des reclassements en CDD en Hongrie pour 425 euros par mois. Non contente de fermer l'entreprise, la direction affiche son mépris pour ceux qu'elle licencie - 300 licenciements sans compter les intérimaires virés.

Pourtant, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, est satisfaite : lundi 28 juillet, elle a déclaré que les constructeurs automobiles "avaient globalement tenu leurs engagements". Lorsque Renault et Peugeot ont empoché l'argent public (6 milliards d'euros ainsi que 600 millions pour les équipementiers) le gouvernement a dit que les patrons ne devaient pas licencier ni fermer d'usines. Christine Lagarde oserait-elle venir dire aux travailleurs de Bosal qu'elle a tenu ses engagements ?

Calais

Un militant solidaire des migrants, attaqué devant les tribunaux a été relaxé

Brève
27/07/2009

Mardi 21 juillet, les magistrats ont prononcé la relaxe à l'issue du procès de Jean-Claude Lenoir, vice-président de Salam, organisation calaisienne d'aide aux migrants. Son procès s'était tenu le 26 juin dernier au tribunal de Boulogne-sur-Mer. Les CRS ont été déboutés de leur accusation d'« outrage à agent » et « rébellion ».

C'était le 3ème procès intenté contre lui. La raison de ce harcèlement, c'est la détermination de ce militant à contester depuis longtemps la politique des gouvernements envers les migrants.

Dans cette période d'aggravation de la traque aux sans-papiers, où le gouvernement, tout en le niant, instaure le délit de solidarité envers ceux qui les aident. C'est une victoire pour tous ceux qui se battent pour permettre aux migrants de vivre dans des conditions un peu moins inhumaines.

Bosal - Annezin

Plus de 300 travailleurs jetés dehors

Brève
10/07/2009

Á Bosal, (à Annezin près de Béthune), 300 personnes minimum sur 385 vont être licenciées. Dans cette filiale de l'équipementier automobile belgo-néerlandais Bosal, il y avait encore 600 travailleurs l'année passée et début janvier, 435 personnes encore produisaient des pots d'échappement pour Renault et PSA. Le site est en redressement judiciaire depuis janvier.

Pourtant, les constructeurs (Renault et PSA) et les équipementiers ont eu des aides financières publiques considérables dans le cadre du plan de relance de l'automobile ; ils bénéficient aussi de nombreuses autres aides permanentes de toutes sortes (pour la recherche, pour les 35H, la prime à la casse, ...). Et cette fois, Artois Comm, la communauté d'agglomération autour de Bruay et Béthune proposait de racheter le bâtiment (4 millions d'euros, 36 000 m2) pour faciliter la reprise et sauver plus d'emplois.

De l'argent ils en ont à la pelle, mais pour qu'il soit utilisé afin de maintenir l'emploi, il faudra, tous ensemble, contraindre les patrons et les actionnaires.