Groupe Nicollin - Saint-Saulve (59)

Nicollin veut ramasser plus de bénéfice

Brève
08/12/2023

Vendredi 1er décembre, une vingtaine de salariés d’une société de ramassage de déchets ont montré leur mécontentement face au nouveau repreneur. En effet le groupe Nicollin a gagné l'appel d'offre et va remplacer Suez sur le dépôt de Saint-Saulve employant une centaine de travailleurs.

Les salariés qui ne connaissent toujours pas leurs plannings de janvier, date de la prise en fonction, ont appris par la presse que les collectes allaient changer de jour. On les oblige également à vider leurs comptes épargne temps. Pourtant, beaucoup de salariés veulent garder ce compteur. Vue la pénibilité du métier, cela représente un moyen de partir plus tôt en retraite ou cet argent peut être précieux en cas de vaches maigres.

Les patrons se succèdent et la rapacité reste.

Samer (62)

Grève à Spécitubes

« Les bas salaires nuisent gravement à la santé des travailleurs » (slogan de grévistes)

Brève
07/12/2023

Spécitubes est une entreprise spécialisée dans la production de tubes pour l’industrie aéronautique. Elle a notamment pour client Airbus et Dassault. Elle appartient à Leggett & Platt, un richissime groupe américain.

En novembre, les travailleurs de l’entreprise Spécitubes à Samer se sont mis en grève pour revendiquer une hausse des salaires face à l’inflation qui galope. 80 % des 140 salariés étaient mobilisés.

La direction a d’abord tenté de dire qu’il fallait que les travailleurs attendent les NAO. Mais au bout de 8 jours de grève, la direction a dû reculer. L’accord de fin de grève prévoit une augmentation de 8,3 % pour les salaires les plus bas (ce qui correspond à la moitié des salariés) et le payement à 100 % des jours de grève.

La force des travailleurs c’est la grève !

Vendin-le-Vieil (Lens)

Magazin-dépot But en grève

Brève
30/11/2023

Depuis mardi matin 28 novembre, sur le magasin-dépot But de Vendin-le-Vieil (Lens), un petit groupe de salariés du dépôt a décidé d'arrêter le travail. Ras le bol d'être en sous effectif et de devoir courir pour satisfaire les clients. Ras le bol qu'en plus de la charge de travail qui augmente, de tondre les pelouses et de devoir nettoyer les bennes, tout ça pour un salaire au ras des pâquerettes, avec des augmentations légales qui sont loin de couvrir l'inflation.

Le patron dit qu'il ne trouve personne pour embaucher, mais il a trouvé immédiatement des responsables pour venir bosser depuis que le dépôt est à l'arrêt. Le groupe Mobilux qui possède But a racheté récemment le groupe Conforama. Alors il y a largement de quoi embaucher et augmenter les salaires.

Catensys Calais (ex-Schaeffler)

Licenciements au nom de la transition écologique

Brève
25/11/2023

L’usine Catensys (ex-Schaeffler) qui emploie 250 travailleurs pour fabriquer des chaînes de distribution pour moteurs thermiques devrait être touchée par des licenciements. Déjà en septembre, les contrats de 130 intérimaires avaient été arrêtés.

C’est la transition écologique et la prochaine interdiction des moteurs thermiques qui sont invoquées pour justifier ces licenciements, dont le nombre prévu est encore inconnu.

Les capitalistes de l’automobile comme les autres n’en ont rien à faire de l’écologie. Pour eux, la soi-disant « transition écologique » n’est qu’une manière de plus de faire des profits et de toucher des subventions, avec la complicité des politiciens.

Les travailleurs n’ont pas à en faire les frais !

Calais Prysmian-Draka

Les travailleurs ne sont pas des kleenex !

Brève
25/11/2023

Lundi 20 novembre, la direction a annoncé la fermeture du site de Calais qui produit de la fibre optique et dans lequel travaillent plus d’une centaine de salariés. La direction prétexte la baisse des commandes liée à la fin du déploiement de la fibre en France.

Les travailleurs n’ont aucune raison d’accepter de perdre leur gagne-pain alors que le groupe Prysmian est une multinationale qui a réalisé plus de 11 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Il y aurait largement de quoi répartir la production entre les différentes usines, et maintenir tous les emplois.

Tant que les capitalistes dirigeront l’économie, la vie et les emplois des travailleurs dépendront de leurs choix et de leurs profits. Pour que chacun puisse gagner sa vie sans peur du lendemain il faudra que les travailleurs organisent l’économie eux-mêmes, en fonction des besoins de tous.