Emmaüs Saint-André-Lez-Lille

La police veut intimider les grévistes

Brève
25/11/2023

Depuis le 1er juillet, les travailleurs d’Emmaüs de la Halte Saint-Jean sont mobilisés pour dénoncer leurs conditions de travail et pour réclamer d’être régularisés. Ni la direction d’Emmaüs, ni la préfecture n’ont donné de réponse aux revendications des grévistes depuis juillet. Depuis, leur mobilisation a fait tache d’huile dans d’autres haltes Emmaüs de la région.

Jeudi 24 novembre vers 6h, la police est violemment intervenue dans les locaux où ces travailleurs logent avec leurs familles et qu’ils occupent depuis le début de la grève. Plusieurs grévistes ont reçu des coups et ont été aspergés de gaz lacrymogène. Au cours de l’intervention, le matériel servant à l’installation de leur piquet de grève a été enlevé par la police qui a aussi arraché leurs banderoles et saisi leur caisse de grève. Le gouvernement est toujours prompt à envoyer la police contre des travailleurs qui défendent leurs droits, comme le font ceux d’Emmaüs depuis 147 jours.

Depuis jeudi, de nombreuses personnes sont venues soutenir les travailleurs d’Emmaüs face à la police qui est restée jusqu’au soir empêchant les grévistes de sortir des locaux d’Emmaüs.

Cette tentative d’intimidation n’a pas entamé la détermination des grévistes d’Emmaüs. Depuis, ne pouvant plus maintenir leur piquet dans la rue, ils le maintiennent derrière la grille d’entrée du bâtiment et se succèdent pour taper sur des grosses caisses sous les yeux et surtout sous les oreilles des policiers postés là. Une façon de dire que les méthodes de la police ne feront pas taire ces travailleurs en lutte pour leurs droits et leurs régularisations !

Bonduelle : subventions renouvelables

Brève
10/11/2023

L’entreprise Bonduelle vient de signer le premier contrat de garanti adossé au nouveau fonds public « Garantie Électricité Renouvelable ». C’est un fonds de 70 millions d’euros d’argent public, géré par Bpifrance. Ce fonds assure à Bonduelle, comme aux autres grandes entreprises qui signeront par la suite, un prix stable de son électricité pendant 20 ans, garanti par l’argent public. Cela, au nom du fait que ces entreprises s’engagent à se fournir en électricité dite « verte ».

La seule chose de durable dans ce système, c’est l’argent public que reçoivent les gros patrons.

(Associations d'aide a la personne) Valenciennes

De l'argent il y en a, pour les emplois et les salaires!

Brève
11/10/2023

Lundi 9 octobre, une cinquantaine de travailleuses de l'aide à domicile, basées dans le Valenciennois, ont manifesté à Lille pour revendiquer une hausse des financements publics à leurs associations.

Malgré les discours hypocrites du gouvernement sur "l'aide aux séniors" et l'hommage aux aides à domicile restées en première ligne durant la pandémie de COVID, leurs conditions de travail n'ont fait depuis que se dégrader.

Les bas salaires, temps partiels et contrats courts sont la norme et désormais, de nombreuses associations, fautes de financements publics, sont menacées de fermeture.

Pour les salariés, cela veut dire le chômage ou le rachat de l'activité par une société privée qui bien sûr ne prend pas en compte l'ancienneté et rogne sur les salaires et les coûts jusqu'à la corde. Pour les anciens ou les handicapés, c'est une précarité toujours plus importante.

Les manifestantes ont cent fois raison de revendiquer le maintien des emplois.

Les capitalistes ne cachent même pas leurs profits records. Cet argent doit servir à embaucher, augmenter les salaires et à travailler dans des conditions décentes.

Saint-Omer

L’armée de l’air recrute… dès le plus jeune âge

Brève
10/09/2023

L’armée de l’air lance sur Saint-Omer son programme des Escadrilles Air Jeunesse (EAJ). Sous couvert de permettre aux jeunes passionnés d’aéronautique de vivre plus à fond leur passion, l’armée travaille en fait à l’enrôlement de la jeunesse.

Au programme : marche au pas cadencé, garde à vous, tir à la carabine… et tout cela dès 13 ans.

Ce sont ces mêmes jeunes que l’armée enverra demain servir de chair à canon ou de bourreaux pour défendre les intérêts de la grande bourgeoisie française.

Tereos - Agristo

Capitalistes rime avec parasites !

Brève
28/08/2023

Aujourd'hui le ministre de l'Industrie, Roland Lescure, a visité la sucrerie Tereos d'Escaudœuvres, à côté de Cambrai. En augmentant le prix du sucre, ce groupe, qui est un géant mondial de l’agroalimentaire, a vu son chiffre d’affaires exploser en début d’année.

Pour rappel, en mars dernier Tereos avait annoncé la fermeture du site. Les salariés s’étaient alors opposés à la fermeture et avaient occupé le site pendant deux mois. La direction s’était alors engagée à reclasser les salariés en CDI dans ses autres sites, sachant que le site le plus proche est à une heure de route ! Cette mesure a concerné 123 salariés embauchés mais des centaines d'autres se sont retrouvés au chômage.

Il y a quelques jours, le même ministre de l’industrie et les politiciens locaux ont annoncé tout fièrement qu'un autre groupe d'agroalimentaire allait racheter le site pour y installer une usine. Il s’agit du groupe Agristo qui a réalisé un chiffre d'affaires de 900 millions d'euros l'an dernier. Celui-ci a promis l'embauche de 350 emplois fin 2027.

Les emplois ne sont encore que des promesses mais déjà le gouvernement a annoncé l'utilisation d'un fonds de subventions intitulé "rebond industriel du Cambrésis", provisionné à 10 millions d'euros.

Les travailleurs n'ont rien à attendre des hypothétiques promesses des patrons et des politiciens sur les embauches. Face au parasitisme des capitalistes, seuls les travailleurs représentent l'avenir de cette société. Ils doivent lutter pour la diriger.