Hôpital de Brive-la-Gaillarde :  Pénuries inacceptables !

Echo d'entreprise
19/04/2020

Pour être « dispensé » de prendre son service, il faut être testé positif, mais il faut en plus avoir de la fièvre, porteur sain ne suffit pas !

Dans les services où les patients COVID sont pris en charge, les soignants n’ ont pas tous des masques FFP2. Pour en avoir il faut faire des gestes invasifs, sinon ils doivent se contenter de masques chirurgicaux !

Plus besoin, soit-disant, de mettre des sur-chaussures !

Certaines sur-blouses sont plus ou moins imperméables, d’autres se déchirent trop facilement .

Cerise sur le gâteau pendant 1 mois, les casaques stériles utilisées dans certains services pour faire des soins précis, ont été repliées dans les cartons... pour être refilées à d’autres services. Ouf les casaques déjà utilisées sont maintenant mises à la poubelle... jusqu’à nouvel ordre !

C’est fou ce que la pénurie peut rendre inventif, mais surtout dangereux pour les soignants et les patients !

Limoges :  Des "héros" quasi gratuits !

Echo d'entreprise
19/04/2020

A Limoges aussi, comme à Mulhouse, ainsi que l'a dénoncé Le Canard enchaîné, les étudiants infirmiers de 3ème année sont "pistonnés". Les stages qu'ils effectuaient dans le cadre de leurs études ont été interrompus, on leur a demandé de signer d'autres conventions de stage et ils ont été envoyés aux Urgences, dans les unités Covid-19, en réanimation, dans des EHPAD. Leurs stages étant nécessaires à la validation de leur diplômes, on ne peut pas vraiment parler de volontariat. Par contre, on pourrait presque parler de.. bénévolat : ils sont habilités à faire fonction d'Aide soignant mais ils remplacent aussi les infirmiers pour...10,32 euros par jour ! La moindre des choses serait qu'ils soient rémunérés comme du personnel hospitalier !

CHU Limoges :  A vot' bon coeur !

Echo d'entreprise
19/04/2020

"Dans le cadre de la Crise sanitaire liée au Covid-19, le CHU de Limoges reçoit beaucoup de dons de matériel et nous vous en remercions bien sincèrement. Des besoins demeurent. Aussi si vous disposez de gants, masques (chirurgicaux ou FFP2), charlottes, tabliers de protection, vous pouvez adresser vos dons en précisant la nature des équipements et les quantités à..."

C'est l'annonce qu'on peut lire sur le site officiel et sur le Facebook de la direction du CHU de Limoges. C'est soft, on n'y emploie pas les mots "manque" ni "pénurie" mais la direction du CHU tend la sébile pour tout le matériel de base élémentaire qui sert à protéger le personnel. Et pourtant à Limoges, on est loin d'être dans la même tension que dans le Grand Est ou l'île de France !

Banque Postale (Bordeaux) :  Les sales méthodes de la direction pour faire reprendre le travail

Echo d'entreprise
17/04/2020

Le patronat pousse partout à la reprise du travail, malgré l'épidémie. Dans les centres financiers, la direction de la Banque Postale compte aller plus vite que Macron et son 11 mai. Elle fait tout pour qu’un maximum d’agents soient au boulot en 35 heures dans les jours qui viennent.

Pour ceux qui sont en « travail à distance », c’est déjà le cas. Mais cela ne suffit pas. La direction a donc missionné le médecin du travail pour qu'il appelle les agents éloignés des services pour raison de santé et qu'il leur impose cette formule de travail en leur expliquant que leur diabète ou que leur hypertension n'est pas assez grave pour qu'ils ne viennent pas sur site. Et si la direction parle de « travail à distance », ce n'est pas pour rien, c’est pour ne pas avoir à respecter les contraintes du « télétravail » telles qu'elles ont été définies précédemment.

Pour tous les autres collègues qui doivent venir sur site (environ 200 au centre de Bordeaux, rue Bonnac), la direction avait dans un premier temps accepté le principe de travail un jour sur deux pour respecter les mesures barrières, sous la pression du CHSCT et des collègues de certains services. Ce qui revenait à faire 17h30 environ par semaine. Mais depuis quelques jours la direction fait pression pour revenir à la « normale ». Certains services sont ainsi passés à 21 heures puis 27 heures, et dès la semaine prochaine ce sera 30 heures, voire 35 heures pour le service de la direction clientèle.

Pour ce faire, elle affirme être en capacité de mettre en place les mesures barrières, même si tout le monde est au boulot en même temps, en invoquant le peu d’agents présents sur site du fait du télétravail, des gardes d’enfants à domicile et autres absences. Et dans les services où ce n’est pas vraiment le cas, elle réinvente les horaires de « brigade » (une moitié des effectifs le matin et l’autre l’après-midi), horaire qu’elle avait totalement supprimé lors de la mise en place d’OTT !

Par ailleurs, alors que le médecin du travail certifiait que les masques ne servaient à rien, la distribution qui sera faite prochainement dans les services lui servira d’alibi pour remettre un maximum de monde au boulot sur site.

Alors que le confinement est prolongé, l’épidémie est loin d’être maitrisée… alors qu’il n’y a toujours aucun test de dépistage… la direction veut continuer à nous enfumer !

 

 

Legrand (Limoges) :  Difficile d’être plus hypocrite

Echo d'entreprise
12/04/2020

Comme tous les groupes du CAC 40, Legrand profite aussi de la situation pour se faire de la publicité à pas cher. L’entreprise communique sur ses actions pour « soutenir le personnel hospitalier et les aidants partout dans le monde ». En France, sa fondation va « généreusement » offrir 200 000 € pour les Ehpad. Quelle générosité, ça fait quand même 0,003 % de son chiffre d’affaires de 2019 !

Legrand (Limoges) :  Difficile d’être plus cynique

Echo d'entreprise
12/04/2020

Depuis le 17 mars le travail a cessé partiellement au siège et dans les usines du groupe Legrand. Mais la direction cherche tous les moyens de tirer profit de la situation. Elle attaque autant qu’elle peut les conditions de travail avec une flexibilité imposée jusqu’à fin décembre… 2021 .

Elle a imposé le vol de congés et RTT et, comme cela ne suffira pas, dès le travail repris, les travailleurs devront rattraper 4 jours non effectués sur 5. Cherchant probablement à booster la productivité, elle rechigne à la mise en place du télétravail et refuse des renouvellements de congés pour garde d’enfants.

Benoît Coquart, directeur général, veut faire croire que le but est de « limiter le recours aux aides publiques » et ainsi « participer à l’effort de solidarité économique demandé par le gouvernement »... Mais la direction prépare surtout l’assemblée générale des actionnaires du 27 mai prochain et dans les journaux financiers, elle dévoile sa vraie priorité : « travailler à protéger sa rentabilité et son cash-flow »

Legrand Limoges :  Avec les dividendes déjà accumulés, de quoi protéger les travailleurs !

Echo d'entreprise
12/04/2020

A partir du 13 avril, après la signature d’un accord de « flexibilité » par 3 des 4 syndicats de l’entreprise, la CGT ayant refusé, Legrand poursuit son objectif de faire reprendre, « coûte que coûte » le travail plutôt que d’enclencher une procédure de chômage partiel.

Depuis le début de la crise sanitaire, les dirigeants de Legrand clament que la priorité du groupe est « de protéger la santé et la sécurité de ses collaborateurs ». C'est sans doute de la santé boursière du groupe et de la sécurité de la fortune des actionnaires dont ils parlent !

La preuve, il a fallu de nombreuses négociations pour obtenir la mise à disposition de 2 masques par personnes et la prise de température à l’entrée ! Et comment être en sécurité dans les ateliers de production où les pièces passent forcément de mains en mains d’un poste à l’autre ?

Au final, le but de tout cela est de pouvoir verser aux actionnaires les dividendes de 2019, alors que sur les 2,5 milliards d’euros déjà versés aux actionnaires entre 2010 et 2018, il y a de quoi payer intégralement tous les salaires, toutes les charges fixes en attendant que l’épidémie soit jugulée !

Gironde :  Le geste barrière des patrons de Bricodeal : s'en laver les mains

Echo d'entreprise
09/04/2020

Bien planqués à l’abri du virus, les dirigeants du groupe Qérys, ex Bricodeal, dont le siège est au Haillan, voudraient faire endosser par leurs salariés les conséquences de continuer à vendre de la quincaillerie et de l’outillage dans leurs établissements de la région.

Ils leur font remplir une attestation individuelle, datée, signée certifiant que l’intéressé n’est pas atteint par le coronavirus ou qu’il doit le signaler dès qu’il en ressentira les symptômes. Le salarié doit aussi reconnaître que « de fausses déclarations l’exposent à des poursuites judiciaires et le cas échéant pénales ». Autrement dit, tout sera de sa faute.

Bien entendu c’est du bluff, faire signer une décharge de responsabilité à ses salariés est une pratique illégale sans aucune valeur juridique. Mais sans attendre de tomber malade pour un éventuel procès, c’est la réaction collective des travailleurs contre ces dirigeants qui peut réellement les protéger du virus.

Haute Vienne :  Pour Bernardaud aucune raison de ne pas produire, au contraire !

Echo d'entreprise
05/04/2020

Dans un interview publié par le Populaire le 4 avril, Michel Bernardaud, patron de l’entreprise de porcelaine du même nom, essentiellement de la porcelaine de luxe, explique sans complexe que pour lui : " C’est une période compliquée, mais ce n’est pas la fin du monde. "

Alors, depuis le 17 mars, dans les usines de Limoges et Oradour sur Glane, tous ceux qui peuvent travaillent, soit 80 % du personnel.

Pourquoi ? Qu’y a-t-il d’indispensable qui mérite de mettre en danger des travailleurs ? La réponse est claire : " Nous travaillons pour l’après Covid-19 " ; il faut " être prêt au moment de la reprise avec des stocks reconstitués et en réalisant du chiffre d'affaires "

Comble du cynisme, ce patron voudrait en plus être félicité pour sa participation à " l’élan de solidarité " parce qu’il produit du gel hydro-alcoolique destiné au personnel et va donner à la ville plusieurs dizaines de milliers de masques, FFP2 et chirurgicaux, commandés en Chine et en cours d’acheminement.

Pour ces patrons, la seule " recommandation » qu’ils suivent, c’est : continuer à faire des profits quelles qu’en soient les conséquences !

Clinique Bordeaux-Nord :  Les patrons ne perdent pas le nord... et exposent dangereusement les soignants

Echo d'entreprise
03/04/2020

Les cliniques privées prennent leur part de prise en charge du Covid-19. Et c’est parfaitement normal. Des personnels soignants aux agents de service, les salariés prennent des risques pour cela.

Du côté des patrons, avant même de s’engager dans cette participation, ils avaient obtenu que l’État les garantisse contre la perte de revenus éventuelle due au ralentissement de leurs autres activités en leur assurant une allocation de l'assurance malade identique à celle que leur permettrait une activité normale.

On voit que, quoi qu’il arrive, les patrons assurent leurs arrières contre toute perte éventuelle.

Pour les soignants, il en va autrement. Maintenant que des malades de Mulhouse dans un état grave sont pris en charge dans la clinique Bordeaux-nord, le personnel est particulièrement exposé. Pourtant, la direction continue à opposer un refus à celles et ceux qui expriment la demande d’être testé ou testée au virus, s’ils ou elles ne présentent pas de symptômes.

Au début, on nous disait de voix officielle que ce n’était pas justifié. Mais on sait maintenant qu’on peut être porteur et transmettre le virus sans présenter de symptômes, et que c’était juste une manière de cacher le manque de tests.

Pour le reste, c’est à l’avenant. À mesure que les stocks de gants, de blouses et d’autres équipements de protection s’amenuisent, on a remarqué que les consignes de sécurité que tiennent les responsables de l’entretien aux agents de service rétrécissent également. Il paraît maintenant que les équipements complets ne sont plus nécessaires, que rien ne vaut un bon lavage de mains régulier ! Le gouvernement nous a fait le même cinéma en nous mentant sur comment se passer de l’indispensable.

Alors on ne leur fait plus confiance, ni aux uns, ni aux autres. Le personnel ne veut pas ramener le corona à la maison. Et il lui faut les protections nécessaires !