Gare St Charles

Que vaut la parole d’un ministre ?

Brève
22/08/2023

Si le ministre avait écouté les petits salariés la gare n'aurait pas eu cette allure.

Lors du conflit des salariés de la société de nettoyage de la gare St Charles, le ministre Clément Beaune est intervenu lourdement.

D’après le journal « La Provence » du samedi 12 août, le ministre avait précisé : « certains salariés disent que les salaires ne sont pas payés. À ma connaissance ils le sont. » Si le ministre a pris pour paroles d’évangile ce que lui a soufflé la société de nettoyage, il a eu bien tort.

En effet le tribunal judiciaire de Marseille a débouté de toutes ses demandes l’entreprise de nettoyage. Mieux, il a considéré le premier mouvement de grève comme « parfaitement licite et légal » et il reconnait les fautes de l’entreprise « compte tenu de l’inexécution fautive de l’employeur de payer leurs salaires ».

Mais cela ne lui n’a pas suffit, car lors de sa visite éclair du 20 août il continuait à pérorer : « Ce qui s’est passé est scandaleux. C’est la troisième fois cette année que la gare est transformée en porcherie ».

Moralité, un ministre, ça n’écoute pas les grévistes, surtout s’ils ont de petits salaires et que ce ne sont que des petites gens !

Métropole Nice Côte d’Azur

Transports en commun, une augmentation à grande vitesse

Brève
21/08/2023

Depuis le mois de juillet, le prix des transports en commun -bus et tramways- de la métropole Nice Côte d’Azur, a augmenté de 70 % en moyenne.

Ce mois d’août, la Métropole a décidé de combler 5 millions d’euros du déficit du Grand Prix de France de Formule 1 du Castellet, dans le Var. A l’origine du déficit de 27 millions d’euros de ce grand prix, on trouve le GIP, Groupement d’Intérêts Publics, présidé à l’époque par Christian Estrosi, président de la Métropole…

Les travailleurs qui prennent les transports en commun savent pourquoi ils sont encore une fois rançonnés.

Marseille

Les travailleurs du nettoyage de la gare Saint-Charles à nouveau en grève

Brève
06/08/2023

Depuis mardi, les employés de la société Laser Propreté sont en grève pour le paiement des salaires et pour des conditions de travail correctes.

Déjà en grève en juin pour des problèmes de paye et de conditions de travail, ils n’ont pas hésité à se remettre en grève car plusieurs dizaines d’entre eux n’ont pas été payés du tout et d’autres l’ont été seulement partiellement.

Ils exigent d’être payés, et veulent du matériel en quantité et en bon état. Ils sont excédés de se retrouver seuls le matin à sept heures ou l’après-midi car les congés ne sont pas remplacés alors que la gare est bondée, ou encore de devoir acheter les sacs poubelles qui manquent...

Leur colère monte alors que les tas d’ordures s’entassent dans toute la gare, preuve s’il en fallait, que leur travail est indispensable.

Au nom de la « Loi »...

Brève
25/07/2023

Quand le moindre quidam, lorsqu’il est en maladie, n’est pas à son domicile ou n’a pas entendu la sonnette lors de la visite du « médecin » de la Sécurité Sociale, que se passe-t-il ? Il encourt une sanction et des problèmes avec la Sécurité Sociale et son employeur.

Mais les quelques 400 à 500 policiers en arrêt maladie à Marseille seront-ils contrôlés ?

Leurs arrêts maladie visent à s’opposer à la mise en détention préventive d’un des leurs qui aurait tiré au flash-ball sur la tête d'un jeune homme puis l'avoir tabassé violemment. Celui-ci dans le coma a été hospitalisé avec de multiples traumatismes et fracture du crane.

Que réclament ces policiers ?

Le droit de tabasser avec la dernière violence, de fracturer côtes, membres et têtes en toute impunité ? Les chefs de la police, les plus hauts placés, les soutiennent.

L’État, en dernière analyse, est bien « une bande d’hommes armés » contre la population !

Marseille

Ultra violence : sans sommation !

Brève
11/07/2023

Le journal « La Provence » du 10/07/23 relate le cas d’Hedi. Ce jeune homme a dans la nuit du samedi au dimanche 2 juillet reçu un tir de flash-Ball avant d’être passé à tabac par quatre à cinq individus armés de Flash-ball de matraques et d’armes de poings.

Assistant de direction dans un hôtel restaurant, Hedi, avait terminé son service à 1h30 du matin et retrouvait un ami sur le Vieux Port où ils attendaient leurs copines.

Là, ils croisent ce groupe. Hedi reçoit un projectile en pleine tête. Il est ensuite trainé par ses habits dans une petite ruelle et tabassé à coup de pied et de poing.

Il fut amené à l’hôpital par le propriétaire de l’épicerie voisine.

Avec 50 agrafes dans le crane, le personnel médicale l'avait surnommé « le miraculé » !

Ce n’est malheureusement pas la seule victime de cette nuit.