Angoulême

Rassemblement contre l’arrêté anti-pauvre du maire

Brève
27/07/2023

Ce mercredi 26 juillet, 80 personnes se sont rassemblées devant l’hôtel de ville d’Angoulême pour protester contre l’arrêté anti-pauvres du maire d’Angoulême et demander son retrait.

Dans le même temps différentes associations ont saisi le tribunal administratif pour obtenir l’annulation de l’arrêté.

Au début du mois, ce maire de droite avait interdit à des gens sans domicile fixe, mais aussi des personnes désargentées qui restaient un peu longuement, souvent par désœuvrement, dans des lieux du centre-ville, d’ y stationner.

Nul doute qu’il agissait ainsi en complicité avec des agences commerciales ou des boutiquiers que gêne la présence de pauvres dans les rues du centre-ville.

Le maire avait déjà il y a quelques années fait grillager des bancs publics pour les rendre impraticables aux SDF, ce qui avait soulevé un tollé. Il récidive donc.

Il est plus facile de pondre un arrêté anti-pauvres démagogique pour complaire à son électorat que de lutter contre la pauvreté que génère d’ailleurs tout ce monde bourgeois.

Groupe Rhinos (Charente-Maritime)

Salariée licenciée pour refus d’avances sexuelles

Brève
27/06/2023

Le conseil des prudhommes de La Rochelle vient de reconnaître que le licenciement d’une salariée du siège de l’agence de marketing Groupe Rhinos à Périgny (17) est la conséquence de son « refus de donner suite » aux avances de son directeur commercial. Le Groupe Rhinos (160 salariés sur ses sites de Périgny, Paris et Dubaï) a été condamné pour licenciement abusif.

Au procès, plusieurs anciennes salariées ont pu dénoncer le sexisme poussé qui règne dans l’entreprise, où les réflexions graveleuses du patron Pierrick Briand donnent le ton, et qui va du « code vestimentaire jupe et talons » imposé aux mains aux fesses, imposées aussi, par un directeur.

Le sexisme dans les entreprises est d’une banalité révoltante. Les salariées de Rhinos n’en ont pas fini car le patron du groupe dit vouloir faire appel. Souhaitons que leur démarche fasse des émules.

Charente

« La police, assassins ! »

Brève
16/06/2023

Mercredi vers 4 h du matin, un jeune travailleur guinéen de 19 ans qui se rendait à son travail est mort lors d'un contrôle policier dans la banlieue d'Angoulême à Saint-Yrieix-sur-Charente. 

Selon la presse locale, la police a voulu le contrôler car il « zigzaguait » sur la route. Un refus d'obtempérer a suffi pour qu'un policier s'autorise à sortir son arme, à tirer et finalement à tuer ce jeune homme. C'est au minimum une bavure policière.

Depuis, des manifestations de ses proches et de la communauté guinéenne réclament justice et accusent la police d'être des « assassins ». C'est révoltant qu'on puisse mourir en se rendant à son travail. 

La Rochelle (Charente-Maritime)

Un patron condamné, jugé responsable de l'accident d'un ouvrier

Brève
04/06/2023

Le patron de la scierie Atlanwood vient d’être condamné par le tribunal de La Rochelle à payer 5 000 euros de dommages et intérêts à un travailleur qui, il y a cinq ans, avait eu deux doigts sectionnés par une raboteuse. La sécurité de cette machine ne s’est pas déclenchée et le travailleur n’était pas formé à ce poste.

Une condamnation rare qui, dans ce cas, indemnise si peu le travailleur blessé au regard du préjudice et du handicap entraînés par cet accident du travail que c’en est indécent.

En France, les accidents du travail provoquent deux morts par jour et nombre de blessés dont certains ne peuvent plus travailler. Il n’y a alors aucun ministre, aucun président pour s’indigner de cette situation, pour obliger le patronat à mettre en place les sécurités nécessaires, pour l’obliger à améliorer les conditions de travail.

C’est que ce gouvernement n’a que mépris pour le monde du travail et que largesses pour le patronat.

Aéroport de La Rochelle (Charente-Maritime)

De l'argent public pour le privé

Brève
04/06/2023

La Chambre régionale des comptes (CRC) vient d’épingler la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Charente-Maritime, accusant cette dernière d’irrégularités et de financement dissimulé.

En cause, la gestion déficitaire de l’aéroport La Rochelle-île de Ré, l’équilibre budgétaire en étant assuré par les collectivités territoriales d’une part. D’autre part, une subvention de 550 000 euros allouée par la CCI à Charentes Tourisme serait ensuite reversée à Ryanair pour la réalisation de prestations marketing. Ces prestations selon la CRC seraient pour partie inexistantes. L’argent versé par les collectivités locales (les deux conseils départementaux et l’Agglomération de La Rochelle) aurait donc servi à financer Ryanair à hauteur de 2 millions d’euros entre 2017 et 2018, 1,5 million aurait également été versé à d’autres compagnies aériennes.

De l’argent public qui tombe directement dans la poche d’entreprises privées, cela n’a rien d’étonnant. C’est ce que fait le gouvernement par tout un tas d’artifices tout aussi condamnables que ce qui se passe dans la région. Les aides multiples aux entreprises censées être affectées à la création d’emplois, à la recherche et au développement, servent tout bonnement à assurer les profits du grand patronat.