Terréal (Charente)

Des travailleurs s’opposent à une direction de combat

Brève
02/06/2023

Une cinquantaine de militants syndicaux de Charente, essentiellement de la CGT, se sont retrouvés jeudi 1er juin pour dénoncer les agissements de la direction de Terréal, une tuilerie de près de 300 travailleurs, à Roumazières, dans le nord-Charente. Cette entreprise a pour habitude de s’en prendre aux travailleurs, de « mettre au placard ceux qui s’opposent, d’empêcher un déroulement de carrière » avec « une stratégie de répression qui vise à faire taire ». Sur place, tout récemment, un délégué a déposé une plainte en gendarmerie pour « harcèlement ». Auparavant, un représentant du personnel avait dû faire face à une procédure de licenciement et un accès bloqué à l’usine, d’ailleurs refusés par l’Inspection du travail.

A Terréal, et ailleurs, les bénéfices sont obtenus en caporalisant les travailleurs, à commencer par l’intimidation de ceux d’entre eux qui s’opposent à la main dure du patronat et à l’aggravation de l’exploitation capitaliste.

Ligue de protection des oiseaux (Rochefort, Charente-Maritime)

Visite de la ministre de l’écologie : les oiseaux en rient encore !

Brève
26/04/2023

Mardi 25 avril, la ministre de l’écologie, Bérangère Couillard avait prévu de venir se faire voir dans les marais de Charente-Maritime proches de Rochefort, dans le cadre d’une « séquence autour de la biodiversité » pour l’inauguration d’une opération dite « Attention, on marche sur des œufs ».

Elle devait ensuite se rendre à Rochefort au siège de la LPO, la ligue de protection des oiseaux, mais une centaine d’autres acteurs de la biodiversité, munis de casseroles, de badges syndicaux et de porte-voix scandant « Non à la réforme Macron ! » l’y attendaient de pied ferme dans une joyeuse ambiance !

La ministre a donc effectivement marché sur des œufs : elle a d’abord modifié son emploi du temps pour attendre que l’orage passe, ce qui a bien fait rire les manifestants, pour enfin passer très vite sans même sortir de sa voiture !

Rochefort (Charente-Maritime)

Non à la fermeture de la piscine

Brève
15/10/2022

Avec la hausse des prix de l’énergie, l’État laisse les villes populaires faire face à des dépenses qui explosent. Son « bouclier tarifaire » protège surtout les profits des producteurs d’électricité… et ne concerne que les très petites communes.

À Rochefort, la décision de fermer la piscine municipale, pendant deux mois de mi-décembre à mi-février, est aussi un choix social, alors que la mairie multiplie les dépenses de prestige et subventionne le golf de Saint-Laurent-de-la-Prée, surtout fréquenté par les plus aisés. La piscine, simple et fonctionnelle, ne semble pas répondre aux critères de prestige du maire, mais elle est indispensable à ses usagers, dont les scolaires, et la pratique du sport est un facteur majeur de santé publique. Quant au personnel de la piscine, quel sera son sort ? La municipalité maintient le suspense.

La mobilisation contre cette fermeture, pétition à l’appui, entraîne de nombreux usagers, encadrants scolaires et sportifs, ou soignants. Elle mérite tout notre soutien.

École primaire George Sand (Angoulême, Charente)

Des repas froids pour les élèves depuis septembre

Brève
03/10/2022

Depuis la rentrée des classes début septembre, les élèves de cette école doivent se contenter de manger froid ! Ce qui pose un problème d’autant plus sérieux le froid s’installe.

Située dans un quartier très populaire, l’école, vétuste, a été fermée. En attendant la construction d’une nouvelle école, la municipalité organise le transfert des élèves par bus vers un autre quartier de la ville. Mais l’organisation d’une cantine et la distribution de vrais repas, chauds, ne sont pas réglées. Cela ne le sera qu’après les vacances, en novembre, si l’on en croit les promesses officielles.

En outre, les élèves n’ont pas accès aux toilettes qui sont fermées lors de la sortie des classes de l’après- midi. Et des élèves se sont déjà soulagés dans les bus du retour.

Tout cela n’est pas admissible. Des parents ont commencé à réagir et se mobiliser pour faire respecter les conditions de vie de leurs enfants.

Charente-Maritime

Cancer du sein : sous-investissement criminel

Brève
01/10/2022

La campagne annuelle Octobre rose pour « sensibiliser les femmes au dépistage cancer du sein » reprend. Très bien… sauf que les mauvais chiffres du dépistage sont dus en bonne partie à la saturation des centres, en nombre insuffisant. Sur la Charente-Maritime, bonne dernière de la région avec seulement 47 % de femmes accédant au dépistage parmi la tranche d’âge concernée, les délais de rendez-vous atteignent un an, et beaucoup de femmes se heurtent à des refus de rendez-vous : « rappelez plus tard ».

La situation la plus critique est celle du canton de Saint-Jean-d’Angély, dont le centre de dépistage a fermé en 2014 : seules 34 % des femmes y ont accédé au dépistage. Et cela contribue à l’engorgement des centres de La Rochelle, Rochefort, voire Bordeaux ou Paris, sur lesquels elles doivent se reporter.

Cette politique de fermeture de services publics vitaux, qui s’ajoute à la pénurie de radiologues, est d’autant plus révoltante que le cancer du sein fait partie de ceux qu’un dépistage précoce permet de guérir dans la grande majorité des cas. Elle est l’un des symptômes honteux d’une société où les profits d’une minorité prévalent odieusement sur les vies.