SAFT (Angoulême, Charente)

50 ans de pollution industrielle, il est urgent de rien faire…

Brève
13/01/2022

Pendant 50 ans, à Angoulême, la SAFT a fabriqué des batteries en empoisonnant les sols et les eaux d’un quartier urbain, en particulier au trichloréthylène. Les faits n’ont été reconnus qu’en 2011, occultés par le Conseil général socialiste, et rendus publics seulement huit ans plus tard. Depuis, à part une coûteuse étude préparant des travaux de dépollution, rien n’a été fait.

Département, Agence régionale de santé (ARS), direction de l’aménagement, préfecture, ville, tous rivalisent dans la course de lenteur pour remédier à ce site empoisonné. Quant à la SAFT, aujourd’hui propriété de Total, ça fait belle lurette qu’elle dit ne plus rien à voir avec cette pollution, ayant vendu le site au département.

Ruffec (Charente)

Des millions pour aménager la gare et… accueillir moins de trains

Brève
13/01/2022

La gare de Ruffec, sous-préfecture au nord d’Angoulême, a été aménagée à grands frais – plus de 5 millions d’euros sur des fonds de la région et de l’État. Néanmoins, sur cet axe Bordeaux-Paris, les TGV ne s’arrêteront pas. Le prétexte est que les quais sont trop courts pour faire stationner des TGV qui mesurent plus de 200 mètres de long ! Seuls les TER peuvent marquer un arrêt.

Beaucoup d’argent et moins de trains, il faut le voir pour le croire !

Chemins de fer

Voie ouverte à la privatisation et à la concurrence capitaliste

Brève
13/01/2022

Le tronçon TGV Tours-Bordeaux est sous la coupe de Vinci. Deux de ses filiales, l’une Mesea pour la maintenance et l’autre Lisea pour l’exploitation de la ligne, s’activent pour exploiter le filon de grands travaux coûteux. Le but est de créer des infrastructures mises à la disposition de sociétés qui veulent s’introduire dans le rail. Cela se fait en collaboration avec la région dirigée par les socialistes. Le vice-président chargé des transports est venu sur place en Charente soutenir le projet.

Dépeçage du transport ferroviaire, privatisations, avec la complicité de politiciens socialistes ou de droite, vont donc bon train.

Stelia (Rochefort, Charente-Maritime)

Il est plus que temps d’interdire les licenciements et partager le travail existant entre tous sans perte de salaire

Brève
29/10/2021

Chez Stelia (aéronautique, groupe Airbus), les travailleurs ont décidé d’arrêter leur mouvement de grève contre le projet de la direction. Celle-ci voulait compenser le travail perdu à cause des 700 licenciements de 2020 en faisant travailler plus longtemps ceux qui restent. Mais les grévistes ont réussi à conserver le vendredi après-midi chômé que la direction voulait aussi leur supprimer.

C’est une demi-victoire, qui montre qu’il n’est pas fatal d’encaisser tous les coups, si on se défend.

Ceux de Stelia ont d’autant plus raison que le groupe Airbus a fait 2,2 milliards de bénéfices au premier semestre !

Bâtiment (Poitou-Charentes)

Gonflé !

Brève
29/10/2021

Avec la crise sanitaire et la poursuite de la crise économique, dans tous les secteurs, le patronat s’appuie sur la pénurie pour faire monter les prix.

Rappelons que le gouvernement a été très généreux en versant des aides substantielles au patronat pendant plusieurs mois.

Mais aujourd’hui, les patrons du bâtiment, par la bouche de leur responsable régional Poitou-Charentes, en veulent encore plus ! Ce dernier affirme que les collectivités ont les moyens de payer ! Ils veulent donc puiser à pleines mains dans les poches de la population qui paie les impôts afin d’accroître leurs profits.

C’est ainsi que, pour faire pression, depuis quelques semaines, le patronat boycotte les appels d’offres publics sur les départements et exige des avenants à la hausse pour les travaux en cours.

En laissant le monopole des travaux aux entreprises privées, les gouvernements successifs ont donné les moyens à ces patrons privés de pratiquer le chantage qu’ils exercent aujourd’hui.