Collège Mendès France (La Rochelle – Charente-Maritime)

Quand la cantine devient un luxe

Brève
27/10/2021

À Mendès France, moins de 20 % des élèves déjeunent à la cantine. Ce collège est situé dans le quartier de Mireuil, l’un des plus pauvres de La Rochelle avec un revenu moyen de 13 000 € par an et un taux de chômage officiel de plus de 13 %. La cantine, qui coûte 430 € par an ou 3,50 € par repas pour les externes, et assure un repas équilibré aux adolescents à un âge où c’est essentiel pour leur croissance, reste inaccessible pour beaucoup de foyers aux faibles revenus et c’est révoltant.

Castex l’a avoué dans son allocution de jeudi dernier : au-dessous de 2 000 € net par mois, on est pauvre. Alors pas un salaire, pas une pension ou allocation de handicap ne devrait être sous ce montant.

Labeyrie (Jonzac – Charente-Maritime)

Grève pour les salaires

Brève
27/10/2021

Dans cette usine de 180 salariés spécialisée dans la transformation du cabillaud, le travail de découpe de poisson 8 heures d’affilée est pénible, dans le froid ventilé (4° C), pour des salaires encore au smic après 20 ans d’ancienneté. Seules les semaines de 48 h et les majorations de nuit permettent à certains d’atteindre 1 600 € net.

Aussi, quand la direction a annoncé que la hausse du smic ne serait pas répercutée, alors que le coût de la mutuelle d’entreprise venait d’augmenter de 5 %, les travailleurs se sont mis en grève massivement le 21 octobre, rejoignant leurs camarades des sites de Came (Pyrénées) et de Saint-Geours-de-Maremne (Landes) en grève depuis le 15 octobre. Leur grève a été reconduite cette semaine.

C’est sur ce terrain de la grève que les travailleurs peuvent être forts. Souhaitons qu’elle continue à s’étendre, car beaucoup ont des conditions de travail et de salaires semblables dans la région et au-delà.

Angoulême (Charente)

Hôpital psychiatrique d’Angoulême : la colère du personnel

Brève
16/10/2021

Jeudi 14 octobre, plus de cinquante infirmiers, aide-soignants, médecins, membres du personnel technique ont manifesté pendant que se tenait un colloque, un grand bla-bla pérorant sur « l’addiction des adolescents ». Ils s‘élèvent contre la suppression de dix lits du centre de crise et la fermeture probable du service admission. 34 lits sur 200 sont sur la sellette. Sans compter le manque de médecins – il manque 15 psychiatres.

Tout cela alors qu’avec le Covid et le confinement, de nouveaux profils de patients sont apparus. Même le directeur dit que « les effectifs sont trop faibles » et que « nous sommes à un point de rupture ».

Ce qui est fou, c’est de laisser les rênes de la santé publique à ceux qui, pour des raisons budgétaires, suppriment des lits, des services, et imposent la pénurie de médecins ! À bas !

Dragon 17 (Charente-Maritime)

La sécurité n’est pas la priorité du gouvernement

Brève
21/08/2021

La Rochelle, avec son hélicoptère Dragon 17, était l’une des six bases de sécurité civile menacées de fermeture pour manque de pièces détachées ou autres problèmes techniques affectant leur hélicoptère. In extremis, un hélicoptère a été emprunté à Lacanau, ce qui a évité à la base de La Rochelle d’être mise hors-circuit comme Montpellier… ou Lacanau.

Le 28 juillet, quand un nageur s’est noyé dans une baïne au Porge (Gironde), un hélicoptère a donc dû venir de Mimizan (à 75 km) au lieu de Lacanau (à 13 km).

Et dans l’urgence, faute de moyens, la Sécurité civile en est réduite à louer au prix fort des appareils à des sociétés privées, comme le dénonce le syndicat des navigants de l’aviation civile.

Ces économies criminelles aux dépens de la sécurité jugent cette société, où les moyens vont bien davantage aux avions et hélicoptères de guerre, et aux marchands de mort qui les vendent.

SNCF (Charente-Maritime)

Ligne La Rochelle-Nantes : réouverture au rabais

Brève
21/08/2021

La ligne La Rochelle-La Roche-sur-Yon, que l’État avait laissé pourrir pendant des décennies, vient de rouvrir après 19 mois de travaux. Une bonne chose. Mais le remplacement de la double voie par une voie unique limitera forcément le trafic. Aujourd’hui, seuls trois trains par jour circulent dans chaque sens, ce qui est insuffisant pour utiliser le train pour se rendre à son travail. Et les trains existants sont déjà remplis, ce qui montre que la demande existe. Mais la direction de la SNCF et les gouvernements donneurs d’ordre continuent de vouloir faire préférer… la route.