Comefor – Roche-la-Molière (Loire)

Grève pour les salaires et la dignité

Brève
21/05/2022

     Après 15 jours de grève, les ouvriers métallurgistes de Comefor ont décidé de reprendre le travail sans avoir obtenu satisfaction. Ils réclamaient des augmentations de salaire et dénonçaient un « foutage de gueule généralisé », comme a dit l'un d'eux. Leur patron, un margoulin qui multiplie les rachats d'entreprises en difficulté, ne leur proposait que des augmentations ridicules et à la tête du client. Ils produisent pourtant des pièces pour l'armement, un secteur très rentable.

     Bien qu'ils n'aient rien gagné, les travailleurs sont contents d'avoir retrouvé de la solidarité entre eux, comme avec leurs collègues des bureaux qui les ont rejoints une journée. C’est important vis-à-vis d’un patron qui se croyait tout permis.

Vienne (Isère) - Camion renversé sur l’A7

Révélateur d’une organisation sociale irresponsable

Brève
18/05/2022

     Des milliers de travailleurs et d’usagers se sont retrouvés coincés plus de 5h à cause d’un camion qui s’est renversé sur l’autoroute, déversant sa cargaison de matières toxiques, très inflammables, probablement en direction de la vallée de la chimie lyonnaise. L’autoroute A7 a été coupée au niveau de Chasse-sur-Rhône et la circulation s’est complètement bloquée jusqu'à Vienne.

     Quelle irresponsabilité de mettre sur les routes des files de camions ininterrompues, en particulier avec des produits dangereux, tout ça parce que les entreprises cherchent le coût minimum !

     Et ensuite, une fois les automobilistes bloqués sous un soleil de plomb, presque rien n’a été organisé par l’entreprise Vinci Autoroutes pour renseigner ou aider : au point que les gens ont été obligés de partir à pied demander de l’eau aux habitants ou aux entreprises voisines ! Vinci sait encaisser les péages, par contre n’embauche pas de personnel suffisant pour réagir en cas de problème. 

Ardèche

Accueil des réfugiés : bienvenue à tous !

Brève
15/05/2022

Pour le gouvernement, tous les réfugiés venant d'Ukraine ne sont pas les bienvenus. Douze jeunes africains, qui étudiaient en Ukraine, sont arrivés à Darbres en Ardèche, mi-mars, avec d'autres réfugiés ukrainiens. Mais, contrairement à ces derniers, il n'est pas question de les accueillir dans la durée. Le préfet d'Ardèche veut les expulser fin mai. Ils ont le droit de faire une demande d'asile... qui leur sera refusée comme l'affirment les associations qui les soutiennent.

Le racisme envers les travailleurs et les jeunes étrangers : voilà bien une des « valeurs » que les responsables de cet État au service de la bourgeoisie partagent entre eux.

Maternité de Rillieux-la-Pape (Métropole de Lyon)

Les profits avant les bébés

Brève
14/05/2022

La direction de Natecia a annoncé la fermeture de la maternité privée de Rillieux dès le 1er juin. Elle met en avant une baisse du nombre de naissance mais la vraie raison est ailleurs : Natecia ne gagne pas assez d'argent avec cette maternité à taille humaine.

Cynique, le directeur général a déclaré au maire : "nous ne sommes pas là pour sponsoriser les naissances à Rillieux-la-Pape". Ce maire, de droite, prend dans la figure les conséquences des réformes successives qui ont confié la santé à des groupes financiers. Mais ce sont les femmes enceintes du secteur qui vont être obligées d'aller plus loin pour accoucher.

Pierre-Bénite (Rhône) - Pollution aux perfluorés

ARKEMA et DAIKIN dans le collimateur

Brève
13/05/2022

L'usine Arkema de Pierre-Bénite

     La publication par la presse d’une enquête sur la pollution du sol, de l’air et de l’eau par les perfluorés a révélé les dangers d’utilisation de composés chimiques dangereux par les grands groupes industriels.

     Pour les travailleurs d’Arkema, le sujet n’est pas nouveau. Un bon nombre ont été exposés aux perfluorés depuis 40 ans, et sont encore suivis sur le plan médical. Mais, personne n’avait réalisé l’ampleur du problème, ni son impact sanitaire sur une échelle aussi large.

     La direction d’Arkema affirme que ces produits ne sont plus utilisés aujourd’hui. Pour en être certains, il faudrait avoir accès à toutes les informations. C’est loin d’être le cas, tant l’opacité maintenue par les industriels sur la dangerosité des produits qu’ils utilisent est épaisse. Et même si cette pollution était liée à d’anciennes activités, cela n’exonérerait pas la direction d’Arkema de ses responsabilités. En attendant, ce sont les travailleurs du site et les habitants des communes environnantes qui risquent pour leur santé.