Arkema – Pierre-Bénite (Rhône)

La grève pour les salaires continue

Brève
26/09/2022

     Les travailleurs du site de Pierre Bénite entament leur deuxième semaine de grève. Ils réclament 200 € d’augmentation mensuelle, un minimum face à la hausse des prix. C’est aussi peu de choses, face aux profits réalisés par le groupe : 1, 7 milliard d’euros en 2021 et probablement 2 milliards en 2022.

     Après avoir fait du chantage, en disant que leur mouvement mettait en danger la pérennité du groupe et les futurs investissements, la direction générale a mis en chômage technique une partie des travailleurs. Elle espérait sans doute les dresser contre les grévistes. Mauvais calcul, c’est tout le contraire qui s’est produit : une partie des « lock-outés » les ont même rejoints.

     La grève est reconduite de jour en jour en Assemblée Générale et les travailleurs restent déterminés.

Carrefour – Vénissieux (Rhône)

Les bas salaires, ça suffit !

Brève
26/09/2022

Les grévistes de Carrefour Vénissieux samedi 24 septembre 2022

     Samedi 24 septembre, les magasins Carrefour étaient appelés à faire grève dans tout le pays pour les salaires et les conditions de travail. A l’hypermarché de Vénissieux, environ 80 employés ont débrayé et une partie d’entre eux sont partis en manifestation dans le magasin.

     Alors que Carrefour fait des bénéfices substantiels et n’hésite pas à augmenter ses prix sans se soucier des difficultés financières de ses clients, il ne propose que 2,5% d’augmentation en novembre et une prime de 100 € pour ses salariés, bien loin du montant de l’inflation. Et tout ça alors que les salaires sont particulièrement bas dans ses magasins. Pas étonnant que beaucoup s’en aillent dès qu’ils trouvent un travail mieux payé ! D’autant plus que les mauvaises conditions de travail occasionnent des problèmes de santé.

     Les grévistes et les syndicats qui les ont appelés à la grève revendiquent des augmentations plus conséquentes, qui permettent de faire face aux augmentations de prix qui pleuvent de tous les côtés, et de pouvoir travailler sans être cassé par le travail.

Renault Trucks - Vénissieux et Saint-Priest (Rhône)

Débrayage pour les salaires

Brève
23/09/2022

Renault Trucks le 20 septembre 2022

     Mardi 20 septembre, une centaine de travailleurs de Renault Trucks sont allés porter à la direction une pétition avec plus de 1000 signatures, qui demande que les salaires soient revalorisés au minimum de la hausse des prix.

     Pour l’instant les augmentations générales se limitent à 2,6 %. La direction refuse d’envisager de nouvelle hausse des salaires avant la prochaine réunion qui devrait se tenir début 2023. En attendant, elle propose de vendre des jours de RTT (pour ceux qui en ont) ou de piocher dans son épargne salariale !

     Une action qui en appelle d’autres.

Travailleurs municipaux – Saint-Étienne

Le vol des congés, ça suffit !

Brève
21/09/2022

     Depuis jeudi 15 septembre, les cantonniers et jardiniers de Saint-Etienne étaient en grève. Ils bloquaient le Centre Technique Municipal en se relayant au piquet de grève jours et nuit, ce qui empêchait en particulier les camions des éboueurs de sortir.

     Ils protestaient contre un nouveau vol de congés imposé par le maire. Sous le prétexte d'une loi imposant 1607 heures de travail par an à tous les territoriaux, ils avaient déjà eu un vol de huit jours de congés. Eh bien, la mairie voulait leur en voler douze de plus, en contrepartie d'une baisse du temps de travail de neuf malheureuses minutes par jour, entre autres attaques.

     Ce mercredi 21, la grève est levée suite au recul de la mairie. La menace que leurs collègues d'autres secteurs les rejoignent a sans doute pesé dans la balance. En tout cas, face aux attaques actuelles et futures, les Communaux de Saint-Étienne nous ont montré comment réagir !

Arkema – Pierre-Bénite (Rhône)

Les travailleurs organisent la lutte pour les salaires

Brève
20/09/2022

Les travailleurs d'Arkema à Pierre-Bénite en grève en 2021

     Depuis vendredi 16 septembre, les travailleurs postés sont en grève pour les salaires. Ils ont été rejoints lundi 19 par des travailleurs à la journée.

     Malgré la poursuite de l’inflation et les excellents résultats du groupe au premier semestre 2022, la direction refusait toute discussion sur les salaires. Inquiète de l’agitation croissante dans les ateliers, elle a finalement proposé 60 € d’augmentation. C’est insuffisant pour les grévistes, qui réclament 200 €. Plusieurs disent que ce n’est pas à eux de faire les frais de l’inflation.

     Depuis le début, ils ont pris leur mouvement en main et ont voté la continuation de la grève, même si celui-ci reste pour l’instant limité au seul site de Pierre Bénite.