Centres sociaux de la Métropole de Lyon

Non aux baisses de subventions !

Brève
01/02/2024

Comme dans plusieurs villes de France, plus de 500 travailleurs des centres sociaux de la Métropole de Lyon ont manifesté le 31 janvier pour protester contre la diminution des moyens qui leur sont alloués. D’après Le Progrès, les trois quarts des 76 centres sociaux de la Métropole sont en déficit. À Écully, commune de l’Ouest lyonnais qui est loin d’être la plus mal lotie, ce sont 50 000 € de moins qui ont été donnés ces 2 dernières années.

Face au désengagement de l’État et de la Région, les communes et la CAF qui sont les principaux financeurs n’arrivent plus à faire face aux besoins. Certains centres sociaux licencient du personnel, beaucoup suppriment des activités.

Le gouvernement préfère verser aides et subventions aux gros capitalistes, en particulier ceux de l’armement.

Agglomération grenobloise

Préfet et CRIF main dans la main

Brève
01/02/2024

Mardi dernier 30 janvier, pour la troisième fois, une conférence de soutien aux Palestiniens a été interdite au dernier moment, cette fois à Echirolles où le militant Salah Hamouri et le journaliste Alain Gresh étaient les invités de l’AFPS (France Palestine Solidarité).

Mais malgré l’envoi d’un groupe de policiers, les 600 participants présents n’ont pas quitté la salle et la réunion a pu se tenir.

Le lendemain, on apprenait par la presse que le Crif, se félicitait de l’arrêté du Préfet “la liberté d’opinion et d’expression n’est pas le paravent de la haine” tout en dénonçant la maire PCF d’Echirolles qui “n’a pas eu le courage d’interdire” cette réunion.

Dans cette même commune, un élu municipal PS, connu pour être un féministe laïque, est en attente de jugement pour apologie de terrorisme pro-Hamas et pour avoir qualifié sur facebook le gouvernement israëlien de fasciste, après l’attentat du 7 octobre. Dans la foulée, il était exclu du PS et perdait ses délégations municipales.

Toutes ces intimidations anti-démocratiques ne feront pas taire la contestation contre le terrorisme d’Etat d’Israël, contre Netanyahu et ses complices impérialistes.

Daikin – Pierre-Bénite (Rhône)

PFAS : on en remet une couche

Brève
31/01/2024

     Daikin, déjà installée sur le site d’Arkema à Pierre-Bénite depuis 2003, va construire une unité de production supplémentaire. L’entreprise n’a pas révélé les noms des additifs utilisés, en se retranchant derrière le secret commercial. Mais certains d’entre eux font partie de la famille des PFAS (polluants éternels). En réalité, Daikin transfère une production faite jusque-là aux Pays-Bas, alors que des règles plus contraignantes par rapport aux polluants éternels s’y mettent en place.

     Ici, la DREAL, censée veiller à la sécurité et aux risques de pollution des entreprises industrielles, a donné son aval à cette implantation, Daikin s’engageant à chercher des substituts aux additifs incriminés. Mais peut-on vraiment faire confiance aux paroles des patrons ?

     En tous cas, alors que tout le site et une grande partie des communes riveraines ont été largement pollués par les PFAS, suite aux activités tant d’Arkema que de Daikin, sans parler des travailleurs exposés à ces substances, risquer d’ajouter encore à cette pollution est pour le moins choquant !

 

Groupe DOMO (Saint- Fons et Valence)

Salaires en berne, production à la benne !

Brève
26/01/2024

Les salariés en grève du site de Valence

     Dans les usines chimiques de DOMO Belle-Etoile (Saint-Fons) et Valence, des travailleurs en équipe 5x8 et quelques journaliers ont fait grève ou des débrayages depuis vendredi 19 janvier ; ils étaient en colère contre la proposition de 2 % d’augmentation de salaire sans talon, alors que tout augmente.

     À Belle Etoile, où il faudrait plusieurs semaines pour arrêter et surtout redémarrer la production avec des installations qui tournent en continu, la direction utilise la lourdeur d’arrêt et de redémarrage comme argument pour demander aux grévistes de continuer à produire même quand ils sont en grève.

     Mais faire grève et produire, même moins, pas question ! Accepter qu’une partie de la production se fasse, c’est affaiblir le mouvement et c’est une atteinte au droit de grève. Les ouvriers ont donc mis des tonnes de production dans de grosses bennes à déchets, la rendant inutilisable. Un comble pour la direction, qui est venue menaçante faire une descente dans l’atelier.

     La direction a dû revoir sa copie, en accordant un talon de 55 euros en janvier et 30 euros en juillet. C’est bien inférieur aux 200 euros revendiqués, car il a manqué l’élargissement du mouvement à d’autres secteurs de l’usine pour obtenir plus. Mais c’est le résultat de la lutte.

General Electric - Villeurbanne

Face à la surdité profonde de GE, nouvelle grève pour les salaires

Brève
23/01/2024

     Comme tous les ans, pour les NAO (négociations annuelles), la direction proposant des clopinettes, les travailleurs des ateliers de Grid Solution à Villeurbanne (groupe General Electric) sont de nouveau en grève complète depuis mardi 23 janvier matin. Ils sont rejoints par les employés des bureaux entre 11 et 13h. Et ceci jusqu’au jeudi 25, jour de la 3ème réunion sur les salaires. Là, ils décideront s’ils continuent ou pas.

     Pour le moment, on est loin du compte, la direction ne lâchant que 2,5 % en augmentations générales et 1,2 % en augmentations individuelles. Les salariés demandent un talon minimum de 170 euros, l’augmentation obtenue il y a un an suite, déjà, à une grève de plusieurs jours.

     Le mécontentement concerne tous les sites de GE . À une réunion  lundi, plus de 600 personnes s’étaient connectées.