HCL : Hôpital Femme-Mère-Enfant ( Bron )

Le show de mauvais goût de Brigitte Macron

Brève
16/01/2024

Brtigitte Macron à l'HFME le 10 janvier 2024

     Mercredi 10 janvier, Brigitte Macron, accompagnée de Didier Deschamps, est venue jouer les dames patronnesses à Lyon. C'est elle qui a pris le relais de Bernadette Chirac pour la récolte des pièces jaunes censées aider l'accueil des enfants dans les hôpitaux.

     En visite à l'hôpital Femme-Mère-Enfant, elle a vanté le pavillon Sport Santé. Quelques mètres plus loin, des parents peuvent attendre des heures aux urgences pédiatriques qui manquent de personnel suffisant. Mais cela, Brigitte Macron n'en avait cure, toute occupée à se donner le beau rôle.

     Les hôpitaux n'ont pas besoin de charité, mais des milliards consacrés à l'armement. Quant aux dépenses militaires, même les pièces jaunes ne devraient pas leur être consacrées.

SNF – Andrézieux (Loire)

Halte à la répression patronale !

Brève
15/01/2024

     Le PDG de SNF, une entreprise de chimie connue pour ses méthodes brutales, vient d’attaquer en justice un délégué CGT pour propos prétendument injurieux. Ce n’est pas la première fois que ce richissime groupe, qui a à sa tête la 45e fortune de France, a recours à la Justice. Il y a plusieurs procédures en cours contre la CGT et, lors de la grève de juin 2018, des pressions avaient poussé une juge, qui avait démenti un prétendu blocage du site, à se dédire. Lors de cette grève, il y avait eu des provocations grossières contre les grévistes. Depuis, il y a eu plusieurs procédures de salariés pour harcèlement.

     Partout, les patrons mènent la guerre aux travailleurs et ne supportent pas qu’on leur résiste. Derrière ce délégué, c’est tous les travailleurs qui sont visés, car c’est en nous faisant baisser la tête que les capitalistes assurent leurs colossaux profits. À nous de la relever !

Sans logis - Saint Etienne

Une société givrée

Brève
13/01/2024

À Saint-Étienne, comme partout, les structures d’accueil de sans-abris sont nettement insuffisantes, et certaines, comme les Lauriers, qui comptait 80 places, n’ouvriront pas cette année faute de moyens. Les salariés du 115 ont fait grève en décembre pour dénoncer le manque de places : ainsi, 300 personnes, dont 80 enfants, dorment dehors chaque nuit dans le département. Avec 144 places de logement d’urgence en tout, on est très loin des besoins.

    Et ces derniers jours, alors que les températures ont été négatives plusieurs nuits de suite, le « plan grand froid », qui ajoute quelques dérisoires moyens aux associations, n’a pas été activé. Ce qui compte c’est le « froid ressenti », a dit sans rire le préfet qui n'a jamais dormi dehors, ajoutant que « le problème, c’est les gens qui sont dans des logements d’urgence et qui ne veulent pas en sortir pour laisser la place à d’autres ».

Quand l’inhumanité rencontre le cynisme.

Grenoble

Une odieuse chasse aux sans papiers

Brève
29/12/2023

Grenoble, manifestation contre la réforme des retraites, mars 2023

Mercredi 27 au soir, alors que les livreurs à vélo Uber et Deliveroo, d’origine africaine pour la plupart, attendaient les commandes devant des restaurants rapides au centre-ville de Grenoble, la police, encerclant la zone, a arrêté une dizaine de livreurs sans papiers. Menottés, ils ont été amenés en centre de rétention à Lyon pour certains, au poste de police pour les autres, et leurs outils de travail, les vélos, leur ont été confisqués.

Selon le procureur, cette opération a permis de montrer qu'ils sont « gravement exploités par ceux qui leur sous-loue leurs licences ». Quelle hypocrisie ! Serait-ce en fait en réaction au mouvement de grève qu’ils ont fait pour réclamer d’être mieux payés ? Ou parce qu’ils ont participé à des manifestations comme celles contre la réforme des retraites ?

Comme le disait un de ces travailleurs lors d’une conférence de presse organisée par la CGT, soutenus par des élus Grenoblois : « On n’est pas des délinquants, on est des travailleurs, on est utiles ». Oui, bien plus utiles que les patrons d’Uber et de Deliveroo qui eux, encaissent les profits et ne sont pas inquiétés !

Agression du maire de Péage-de-Roussillon

L’extrême droite à l’œuvre

Brève
24/12/2023

André Mondange, maire PCF du Péage-de Roussillon, militant ouvrier et ancien délégué CGT de la plateforme chimique de Roussillon, s’est fait agresser vendredi soir à Avignon par des petites frappes d’extrême droite. Ses agresseurs ont agit par racisme, la fille du maire étant métisse, et s’en sont pris à « un maire sûrement de gauche ».

Ces nazillons sont renforcés par le climat xénophobe entretenu depuis des mois avec les discussions autour de la loi immigration de Darmanin ou par la surenchère raciste autour du bal mortel de Crépol dans la Drôme.

Les politiciens macronistes, LR et RN qui alimentent ce climat portent une responsabilité directe dans le renforcement des identitaires et les agressions contre des élus marqués à gauche, des personnes d’origine étrangère ou des militants ouvriers.