Grenoble

Des logements pour tous !

Brève
08/12/2023

Lundi 20 novembre, le Collectif de solidarité, composé de parents d’élèves et de plusieurs associations, a relancé une occupation de l'école maternelle Nicolas Chorier à Grenoble. Une famille de deux parents et trois enfants scolarisés dans cette école et qui dormait sous une tente dans la rue a ainsi été mis à l’abri dans un appartement vide attenant à l’école. L’année dernière douze écoles étaient occupées pour les mêmes raisons.

A Grenoble, comme dans bien des grandes villes, les dispositifs d’hébergement d’urgence sont saturés.

Malgré les lois de réquisition de logements vides et une résolution votée en conseil municipal en 2022, des familles en grande précarité se retrouvent en plein froid à la rue, avec 400 enfants.

L’État et la métropole sont plus préoccupés d’aider les grandes entreprises du coin en leur versant des centaines de millions de subventions (pour rappel 2,9 milliards d’euros décidés cet été rien que pour STMicroelectronics) que de résoudre le droit élémentaire au logement.

Heureusement qu’il existe encore des associations, des militants et des parents mobilisés qui agissent dans l’urgence face à l’incurie des pouvoirs publics.

Usine Symbio – Saint-Fons (Rhône)

Tout pour réjouir les actionnaires

Brève
08/12/2023

     Mardi 5 décembre, il y avait foule de sommités pour l’inauguration de l’usine de piles à hydrogène Symbio à Saint-Fons.

     Carlos Tavares de Stellantis, Patrick Koller de Faurecia et Florent Menegaux de Michelin, les trois «big boss» actionnaires à part égale de Symbio, étaient accompagnés de leurs serviteurs politiques, Laurent Wauquiez et les ministres Agnès Pannier-Runacher et Roland Lescure. Ces derniers avaient bien servi les actionnaires en finançant à hauteur de 600 millions d’euros le projet, au nom de la transition écologique. Stellantis, Faurecia ou Michelin ont largement les moyens de se payer intégralement la nouvelle usine, mais les caisses de l’État ou de la Région leur sont ouvertes.

     750 travailleurs vont produire ces piles destinées à des véhicules utilitaires Stellantis vendus 100 000 euros pièce. Ils vont devoir s’organiser et se défendre face à des patrons connus pour leur rapacité.

Renault Trucks - Saint-Priest (Rhône)

Les profits d’abord

Brève
06/12/2023

     A l’usine Ponts-Essieux de Renault Trucks, des travailleurs ont été pris de malaises lundi 27 novembre et le lendemain aussi.

     Chaque fois les ateliers ont été évacués puis l’usine a été fermée pour rechercher les causes… qui n’ont pas été trouvées avec certitude. Il est question de monoxyde de carbone, de brûleurs mal réglés, mais rien n’est sûr. La direction ayant quand même fait reprendre le travail vendredi à 18h, une cinquantaine d’ouvriers se sont mis en grève.

     Le travail a quand même repris lundi 4 décembre, sans chauffage car il a été arrêté, et certains ouvriers ressentent encore des symptômes anormaux. Mais pour la direction, le problème c’était l’usine de Bourg-en-Bresse qui a dû fermer lundi 4 par manque de ponts et essieux. Pas de quoi rassurer les travailleurs, inquiets et méfiants à l’égard d’une direction qui fait passer la production avant leur santé.

Romans-sur-Isère (Drôme)

Tentative d’intimidation de l’extrême-droite violente

Brève
27/11/2023

     Samedi soir et dimanche, quelques dizaines de nazillons venus de toute la France ont tenté  une descente, armés de barres de fer et de mortiers d’artifice dans le quartier populaire de la Monnaie à Romans. Ils se sont saisi du prétexte du meurtre commis la semaine dernière après le bal de Crépol pour déverser leur haine contre tous ceux qui ont une origine immigrée.

     A la Monnaie, les habitants sont dans l’immense majorité des travailleurs, en activité, à la retraite, au chômage, ou alternant des petits boulots précaires : ouvriers, agents d’entretien, soignants, aides à domicile, techniciens, téléconseillers, travailleurs de la logistique... Ils font partie de la classe ouvrière, sans laquelle aucune entreprise et aucun service public ne fonctionnent. Avec leur expédition raciste de ce week-end, ces bandes violentes montrent qu’ils sont une menace contre tous les travailleurs.

Grenoble

Une interdiction scandaleuse mais révélatrice

Brève
23/11/2023

Au motif de « trouble à l'ordre public », la Préfecture de l'Isère a interdit une réunion du NPA Grenoble-Isère qui, d'abord déprogrammée par une MJC sous la pression du CRIF, devait se tenir à Grenoble jeudi 23 novembre. Le Conseil représentatif des institutions juives de France prétend que l'intitulé de cette réunion, « Israël assassin, impérialistes complices », est une incitation à la haine d'Israël et donc, dans son esprit, des Juifs.

Comme si dénoncer le terrorisme de l’État d’Israël et de son armée, le bombardement de tout un peuple vous transformait en complice des attaques meurtrières du Hamas du 7 octobre.

En tous cas, la préfecture se montre clairement complice de ceux qui veulent faire taire les opposants à la guerre et au massacre en cours. Pas question de garder le silence !