Vallée de la chimie (sud de Lyon)

Mieux que Barbie Land, Chimie Land

Brève
19/09/2023

Le Progrès a consacré une pleine page aux usines de la vallée de la chimie. Emeline Baune, vice-présidente écologiste de la Métropole abondamment citée, décrit un monde merveilleux, où les industriels investissent massivement, recrutent, et se préoccupent de l’avenir de la planète en décarbonant.

Les réalité vécues par les travailleurs, ce sont des ateliers vieillissants et entretenus au rabais, des pollutions graves pour salariés et riverains comme celles aux PFAS (Arkema Pierre-Bénite), des accidents du travail réguliers avec des morts (Bluestar 2016) ou des mutilations (Domo, Solvay).

L’article prétend même que le groupe Solvay serait en « recrutement permanent », alors qu’il est en train de supprimer un poste par équipe dans un atelier de l’usine de Saint-Fons, après plusieurs plans de suppressions d’emplois ces dernières années !

Le but de cette propagande est clair : si la vallée de la chimie est reconnue pour être une « zone industrielle bas carbone », il y a des subventions publiques à capter…

Rhône – Éducation nationale

Encore moins de moyens pour la rentrée

Brève
04/09/2023

Rassemblement contre la suppression d'une classe à l'école Mistral- Vaulx-en-Velin - juin 2023

Vu les conditions de travail dans les écoles, collèges et lycées, l’Éducation nationale peine à recruter des enseignants. Et pourtant le gouvernement continue sa politique de suppression de postes.

Pour cette rentrée, dans le seul département du Rhône, plus de 40 classes ont fermé dans les écoles primaires. Les effectifs par classe, qui sont déjà les plus élevés de toute l’Union européenne, vont encore augmenter. Les enseignants seront débordés et les élèves en difficulté ne pourront pas recevoir toute l’aide dont ils auraient besoin.

Alors quand Macron et son ministre Gabriel Attal osent prétendre que le principal problème de la rentrée viendrait des tenues vestimentaires des élèves, ils font diversion. Ces manœuvres du gouvernement masquent bien mal la réalité, celle d’une société malade, qui consacre toujours plus de milliards d’euros aux budgets militaires et qui donne toujours moins de moyens aux écoles.

Région Rhône-Alpes

Économies aux dépens du Remera

Brève
23/08/2023

     La directrice du Remera (registre des malformations en Rhône-Alpes) a dénoncé, début août, la réduction des moyens qui menace son avenir. Son équipe ne compte plus que quatre agents.

     Le Remera enregistre les malformations dont les bébés sont victimes à leur naissance. Faute de moyens, il ne collecte plus les données dans l’Ain, la Loire et l’Isère, mais seulement dans le Rhône. Grâce à ces relevés,  l'affaire des bébés nés sans bras dans l'Ain avait été révélée dans les années 2010. Sans ces registres, les malformations dues à la Dépakine n'auraient pas été repérées dans les années 1990.

     La Région a cessé de financer le Remera en 2017. L'État n'a confirmé le sien que début août. Faire des économies sur le Remera, tout en libérant l'industrie pharmaceutique d'un contrôle, voilà qui motive les décisions des responsables politiques de la Région et du pays.

Renault Trucks - Vénissieux – Saint-Priest

Il n’y a pas que la température qui monte !

Brève
19/08/2023

Une grève à l'Usine Ponts en 2020

     À Renault Trucks, comme dans d’autres entreprises, le travail a repris le 16 août, en pleine canicule. Et, à l’Usine Ponts, malgré la pénibilité du travail, dès la reprise la direction a annoncé l’augmentation des cadences, et des heures supplémentaires le soir et le samedi. Ce n’est pas le ¼ d’heure de pause supplémentaire, accordé grâce à la vigilance orange, qui aidera à supporter ça !

     Pour le patronat, les travailleurs sont tout juste bons à augmenter leurs profits, quelles que soient les conditions. Ceux qui prennent ce genre de décisions feraient bien de sortir de temps en temps de leurs bureaux climatisés et d’aller faire un tour dans les ateliers pour entendre s’exprimer la colère de ceux qu’ils exploitent.

Région de Grenoble

ADPA en danger (Association d'aide à domicile des personnes âgées et en situation de handicap)

Brève
20/07/2023

L’association vient d’être placée en redressement judiciaire. Mercredi 19 juillet, une centaine de manifestants se sont rassemblés devant le Conseil départemental à l’appel de l’intersyndicale pour protester contre la menace de fermeture et les mauvaises conditions de travail. 526 salariés risquent la porte et 2500 bénéficiaires sont menacés de perdre leur aide et leurs soins quotidiens !

La direction annonce 4 millions de déficit, et explique les difficultés par la baisse de l’activité avec le Covid, le sous financement des pouvoirs publics et les difficultés de recrutement.

Comment s’en étonner ? L’absence de reconnaissance, les salaires minables et les conditions de travail de plus en plus difficiles découragent et révoltent. Les salaires sont au minimum, avec des horaires décousus, dont le week-end.

Le Conseil Départemental (financeur à 85%) refuse le prêt demandé pour redresser l’Adpa, arguant que l’argent versé a été dans le passé mal utilisé ! De son côté, l’ARS (qui finance le reste) est aux abonnés absents. L’Etat, lui qui prône le maintien à domicile des aînés, reste muet. 

Rendez-vous a été pris en septembre pour poursuivre la bagarre. En attendant, le personnel a en tête les 2,9 Milliards de subventions récemment versées par l’Etat à STMicroelectronics… entreprise de l’agglomération grenobloise. Là l’argent coule à flot, mais quand il s’agit de l’aide aux anciens ou aux handicapés, là il n’y a plus personne. Ignoble !