5 novembre : en grève et dans la rue ! 28/10/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/10/une_3039-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg 2026-10-28

Les jeunes en lutte

5 novembre : en grève et dans la rue !

Le 5 novembre, les principales confédérations syndicales appellent à une journée de grève et de manifestations.

Cette journée devra être l’occasion pour tous les travailleurs, en activité ou non, d’unir leur colère à celle des jeunes, tant il est clair que leur revendication, le droit à vivre dignement d’un salaire correct, 2 200 euros au moins, rejoint les problèmes dénoncés jusqu’à présent par les lycéens, les étudiants et les autres manifestants.

Les galères de logement, de transport, et surtout de fins de mois problématiques portent un nom : le déficit du pouvoir d’achat, pris en étau entre la hausse insupportable des prix et les salaires insuffisants. Pendant que les 500 plus grosses fortunes patronales du pays ont grossi de 17 % en un an, bénéficiant de 270 milliards d’aides publiques, les salaires n’ont en moyenne progressé que de 1,9 %. La hausse des prix – de 3,4 % selon l’Insee sur la même période – a donc rogné considérablement un pouvoir d’achat déjà malmené par des années d’inflation.

Depuis mi-septembre, les manifestations se succèdent à un rythme serré, regroupant des centaines de milliers de personnes. Le 29 septembre, c’étaient 300 000 manifestants dans les rues autour des travailleurs du secteur public. Puis ce furent de multiples manifestations de lycéens, d’étudiants et de travailleurs dans les grandes et petites villes, avec les deux impressionnantes journées des 17 et 24 octobre. Celle annoncée pour le 31 octobre devrait voir la mobilisation se poursuivre, tant le mépris du gouvernement est révoltant, dans l’indigence de ses réponses aux jeunes comme dans la poursuite de ses attaques contre les classes populaires. L’étalage de forces de répression, la violence policière n’ont pas eu raison de la colère des manifestants.

Il appartient aux travailleurs de renforcer le mouvement en lui apportant une force qui pourra être déterminante, celle de la grève. Et, partout où c’est possible, il est vital de commencer à se regrouper et à s’organiser pour faire face à la guerre sociale menée par le patronat et le gouvernement à son service.

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