Accidents du travail : deux cas parmi d’autres 23/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/09/une_3034-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg 2026-09-23

Dans les entreprises

Accidents du travail : deux cas parmi d’autres

Un des deux accidents, jugé à La Rochelle le 6 septembre, a eu lieu en novembre 2024 au centre de tri postal de Périgny. La victime est une intérimaire qui travaillait au tri de colis et dont la chevelure s’est trouvée prise dans un tapis roulant.

Quand cette travailleuse a essayé de se protéger, son pouce a été arraché par le tapis. Elle tentait d’atteindre les sacs à colis stockés sous le tapis roulant, ce qui est aberrant. On lui avait bien remis des gants, mais comme ils étaient trop grands pour elle, elle ne les portait pas. Quand elle en avait fait la remarque, on lui avait répondu : « Tu ne vas pas commencer à faire ta chiante ! »

Les travailleurs sont donc jugés « chiants » quand ils essaient de se protéger de mauvaises conditions de travail. Eh bien, ils ne le sont pas toujours assez, la preuve ! Cette ouvrière est toujours en arrêt. Intérimaire quinquagénaire, elle a subi dans sa chair la désorganisation du travail et le mépris de la hiérarchie.

Le second accident, jugé à Saintes le 4 septembre, s’est déroulé sur une exploitation viticole du secteur du cognac en 2023. Un employé a perdu l’œil droit et ne voit plus qu’entre 3 et 4 dixièmes de l’œil gauche suite à cet accident. Il a été licencié pour inaptitude.

Le patron de l’exploitation dit avoir demandé à ses ouvriers de faire du rangement. Le travailleur blessé dit avoir compris qu’il fallait nettoyer du matériel à l’aide d’un mélange qu’il ne savait pas dangereux. Lors de l’opération de nettoyage, quand il s’est penché sur le contenant du pulvérisateur qu’il utilisait, le couvercle a explosé et le liquide lui a brûlé le visage, le torse et les jambes. Ce travailleur ne portait pas d’équipement de protection et n’avait pas reçu de formation aux risques chimiques et aux produits utilisés. L’inspection du travail a noté que ces derniers étaient périmés. Ce travailleur se retrouve lourdement handicapé suite aux négligences de son employeur.

On retrouve de telles circonstances dans bien des accidents du travail. Le gouvernement envisage de faire passer de 50 % à 100 % la fiscalisation des indemnités journalières auxquelles ils donnent lieu, tout en les plafonnant à 1,8 smic. Cette ignominie s’ajoute aux précédentes.

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