Action sociale – Besançon : il faut des moyens ! 23/09/2026 2026 Journal /medias/journalarticle/images/2026/09/P14-3_Rassemblement_devant_lARS_%C3%A0_Besan%C3%A7on_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C153%2C795%2C600_crop_detail.jpg 2026-09-23

Dans les entreprises

Action sociale – Besançon : il faut des moyens !

Dans le cadre d’un appel national, une soixantaine de grévistes de la santé et de l’action sociale se sont rassemblés mardi 15 septembre devant le siège de l’agence régionale de santé (ARS) à Besançon.

Illustration - il faut des moyens !

Les grévistes ont dénoncé le manque de moyens pour la santé, le social et le médico-social, alors que le projet de budget de la Sécurité sociale prévoit de nouvelles restrictions visant les malades. C’est le cas de la limite à un an des arrêts maladie pour les troubles musculo-squelettiques et les dépressions légères, souvent liées aux conditions de travail, ou de la baisse des indemnités pour accident de travail. En effet, de la petite enfance aux Ehpad, en passant par la protection de l’enfance, le secteur du handicap, l’accompagnement des réfugiés ou des SDF, les hôpitaux, la psychiatrie, dans tous les services et établissements on demande au personnel de faire plus avec moins de moyens, avec des salaires au rabais et des conditions de travail dégradées.

Dans le secteur social et médico-social, après vingt ans de gel des salaires, bien des jeunes travailleurs sociaux ou soignants touchent une indemnité pour arriver au smic. Pas étonnant que beaucoup changent de métier après quelques années, quand ce n’est pas déjà pendant les stages de formation.

Les patients et usagers font aussi les frais de ces années de coupes budgétaires. En 2024, faute de moyens, 3 300 enfants en danger – pour maltraitance intrafamiliale le plus souvent– étaient en attente d’être placés. En cette rentrée, 2 000 enfants atteints de handicap, pour lesquels la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) a notifié une scolarité en établissement spécialisé, se retrouvent sans scolarité faute de place. Fin août, on a dénombré 2 355 enfants à la rue en France, dont 514 de moins de trois ans. C’est 9 % de plus que l’an dernier, et 42 % de plus qu’en 2022, lorsque le gouvernement faisait semblant de se donner comme objectif « zéro enfant à la rue » !

Et on ne parle pas des hôpitaux, où, faute de lits et de soignants, le temps d’attente aux Urgences atteint 10 à 20 heures. En Psychiatrie, il est même passé de 29 heures 45 à 39 heures 45 en moyenne sur un an !

Dans le même temps, un « pognon de dingue », comme dirait Macron, est versé aux grandes fortunes et à l’arsenal de guerre.

L’argent pour les services sociaux, les conditions de travail et les salaires, il faudra aller le chercher en imposant nos revendications par la lutte. Un nouveau rendez-vous a été pris pour le 29 septembre avec l’ensemble des salariés des services publics.

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