Affirmer le rejet du capitalisme et de la guerre12/03/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/03/P4-2_Capitalisme_cannibale_ok_Lupo.jpg.420x236_q85_box-0%2C32%2C800%2C482_crop_detail.jpg

Municipales 2026

Affirmer le rejet du capitalisme et de la guerre

Le déchaînement de la guerre en Iran et au Liban était dans toutes les discussions, les candidats des grands partis aux élections municipales ont continué à dérouler des programmes centrés sur le local.

Illustration - Affirmer le rejet du capitalisme et de la guerre

Logement, école, santé, transport, tous ont présenté de prétendues solutions pour améliorer la vie des habitants, comme si ce qui se passait au niveau national et international n’avait aucune conséquence sur la situation locale. Rien d’étonnant venant de têtes de liste qui appartiennent à des partis qui ont été ou qui sont encore au gouvernement, et qui essaient de le faire oublier. Mais même venant de candidats n’ayant pas d’arrière-pensées politiciennes, prétendre permettre que tout aille bien à l’échelle d’une ville, prétendre échapper aux conséquences de la guerre, est une illusion.

Tout est lié. Il n’y a pas de bulle où l’on pourrait se réfugier. En France, nous ne sommes pas – pas encore – sous les bombes, mais la guerre, les travailleurs la paient déjà. Le gouvernement dépense des milliards pour le budget militaire. Il l’a augmenté de près de sept milliards. Il réserve dix milliards pour construire un autre porte- avions alors qu’il n’y a pas d’argent pour les infrastructures de santé, pas d’argent pour les écoles, pas d’argent pour construire ou rénover les logements, pas d’argent pour ce qui est essentiel pour la vie des travailleurs. Demain, il y aura moins de crèches, moins de transports, moins de services de santé accessibles, moins de profs et moins d’instituteurs, pour qu’il y ait plus de Rafale, plus de chars, plus de bombes, plus de munitions !

Et demain, c’est aux maires que le gouvernement demandera de mobiliser la population pour une guerre qui n’est pas la sienne. Le chef d’état-major, Fabien Mandon, s’est adressé en novembre dernier aux maires de France pour leur demander de contribuer à ce que « le pays soit prêt » en cas de guerre. Après avoir déclaré qu’il allait falloir « accepter le risque de perdre des enfants, de souffrir économiquement », il a demandé aux maires d’en parler dans les communes. « Les maires ont un rôle fondamental à jouer », a-t-il déclaré car ils seraient le « meilleur relais » auprès des concitoyens. Et de demander aux maires de se rapprocher de correspondants défense, de délégués militaires départementaux, de commandants de régiments et de bases navales pour expliquer la situation à leurs concitoyens. Le chef d’état-major a insisté pour que les maires facilitent l’installation des militaires dans leurs communes, permettent les entraînements et les grandes manœuvres que va effectuer l’armée de terre. « Nous avons besoin d’espaces. S’il vous plaît, essayez d’avoir un regard positif sur ces actions. Nous avons un réseau qui peut vous aider à préparer » la population, a-t-il martelé.

Aussi, les travailleurs doivent avoir les yeux grands ouverts sur la situation, être conscients de ce que la bourgeoisie prépare s’ils veulent pouvoir l’empêcher de faire de la jeunesse de la chair à canon. Face à cette situation, les travailleurs doivent ne compter que sur leurs combats, leur conscience, leur organisation pour changer le cours des choses. Les candidatures de Lutte ouvrière ont permis d’affirmer cette vérité alors que la plupart des autres candidats cherchaient avant tout à cacher la réalité de la crise et de la marche à la guerre.

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