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Dans le monde
Aide humanitaire : diminution dramatique
« La protection [des réfugiés] ne peut être réduite indéfiniment sans provoquer l’effondrement des systèmes. En deçà d’un certain seuil, les services ne se contentent pas de toucher moins de personnes : ils peuvent cesser totalement de fonctionner, laissant les plus vulnérables sans la protection dont ils ont besoin .»
Cette dénonciation émane de Dominique Hyde, directrice des relations extérieures du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) le 29 septembre, à l’occasion de la publication du rapport de l’organisation.
Selon le HCR, la baisse de l’aide internationale menace plus de huit millions de réfugiés et de déplacés. Fin juillet 2026, il n’avait reçu que 32 % des 8,5 milliards de dollars nécessaires pour l’année.
L’aide aux réfugiés, comme l’ensemble de l’aide internationale, dépend en très grande partie des contributions des gouvernements des pays riches, que ceux-ci ne cessent de réduire.
Trump a annoncé à plusieurs reprises des milliards de dollars de coupes dans les budgets d’aide. Mais les États-Unis ne sont pas les seuls à les diminuer.
L’Allemagne a réduit son budget d’aide humanitaire d’urgence de plus de 50 % en 2025, tout comme le Royaume-Uni, la France, les Pays-Bas et la Belgique. Et ce, alors que le nombre de personnes réfugiées ou déplacées qui auraient besoin d’une protection, se maintient à des niveaux qualifiés d’« historiquement élevés » par l’ONU.
6,4 millions d’Haïtiens ont besoin d’une aide humanitaire et près de 1,5 million ont été déplacés, chassés par la misère et les gangs.
Depuis le début de l’année, plus de 55 000 Soudanais ont fui l’intensification des combats au Darfour en rejoignant l’est du Tchad, qui accueille déjà près d’un million de réfugiés soudanais. En Somalie, les 35 années de conflit armé et le choc climatique qui entraîne une sécheresse extrême, ont ravagé le pays. Au Yémen, la guerre, menée par L’Arabie saoudite avec la complicité des pays impérialistes, a entraîné le déplacement de 120 000 nouveaux réfugiés. Et que dire de la situation des Palestiniens qui ont dû se déplacer à plusieurs reprises, et sont contraints de survivre dans les ruines, privés de tout à Gaza . Et la liste est bien plus longue.
Ces aides, les pays impérialistes ne les déboursent de toute façon pas sans arrière- pensée : elles servent de moyens de pression sur les États qui les reçoivent.
Mais surtout, ce ne sont que quelques pièces jetées à des pays qu’ils enfoncent dans la misère et le chaos, dont les populations fuient les bombes fabriquées aux États-Unis ou en France, pour défendre une société barbare.