Arrêts maladie : une offensive sans arrêt 09/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/09/une_3032-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg 2026-09-09

Leur société

Arrêts maladie : une offensive sans arrêt

Le gouvernement continue à s’en prendre à la santé des travailleurs avec un décret sur les arrêts maladie qui devrait s’appliquer à partir du 1er octobre.

Ce décret prévoit de réduire de trois ans à douze mois la durée maximale des arrêts de travail pour une partie des affections longue durée (ALD), comme la dépression ou les troubles musculo-squelettiques (TMS).

Comme le gouvernement n’est jamais avare de mesquinerie, cela s’appliquera non seulement aux arrêts prescrits à partir du 1er octobre mais aussi à ceux déjà en cours, s’ils ont moins de six mois à cette date.

Pour justifier cette attaque, le gouvernement utilise comme d’habitude la rengaine mensongère disant qu’il y aurait « trop d’abus » et que le nombre d’arrêts maladie indemnisés aurait augmenté de 10 % depuis 2019. Ce chiffre pourtant ne prouve qu’une chose : le travail dans la société capitaliste détruit, mutile et abîme de plus en plus.

L’explosion de la charge de travail dans les ateliers et dans les bureaux fait que les troubles musculo-squelettiques et les burn-out ont augmenté cette année respectivement de 6,6% et 9%, d’après les chiffres mêmes de l’Assurance maladie ! Quant aux différents reculs de l’âge de départ à la retraite, ils n’ont fait qu’aggraver cette situation : sans surprise, c’est dans la catégorie des plus de 60 ans que les arrêts sont les plus importants.

Pire encore, les chiffres officiels sont complètement en dessous de la réalité. Un grand nombre de travailleurs malades ne se met plus en arrêt depuis la généralisation des trois jours de carence. De plus, bien souvent, les patrons font tout pour empêcher les travailleurs de déclarer leur accident de travail afin de ne pas payer de pénalités à la Sécurité sociale. Quant aux cancers dus au travail, un peu plus de 1 800 sont officiellement reconnus chaque année par l’Assurance maladie alors que, d’après un rapport récent du ministère de la Santé, leur nombre serait compris entre 14 000 et 30 000 nouveaux cas par an et que, selon certains chercheurs, il s’approcherait plutôt de 80 000 !

Concernant les arrêts de travail, les abus proviennent uniquement du patronat et de l’État.

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